« Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse »

9 juillet, 2010

UN CINQUANTENAIRE, MAL SAIN

Classé sous Non classé — adamasow @ 16:37

A l’occasion de la célébration du cinquantenaire des indépendances des pays africains ne faut-il pas s’interroger sur l’avenir de ce continent, berceau de l’humanité. Un anniversaire qui se fêtera sans doute sous le double signe de l’enthousiasme de la ‘’la libération’’ et de l’amertume du sous développement qui confine l’économie africaine sous la férule des indices boursiers des anciennes puissances coloniales et de leurs volontés. Si Ahmadou KOUROUMA devrait rééditer son roman, le soleil des indépendances, il serait sans doute tenter de le publier sous le titre de l’ombre des dépendancesLa palme de la franchise reviendrait sans doute à Kateb Yacine qui s’exprimait en ces termes dépourvus de toute ambigüité « le colonisateur étant parti, nous n’avons plus le droit de chercher nos maux en dehors de nous-mêmes ». Longtemps, les dirigeants africains ont cédés à une sorte d’hallucination collective qui consiste à voir en la France et en les anciennes puissances coloniales un espoir messianique ou une issu de l’impasse dans laquelle l’Afrique se trouve. Un leurre. Le mot est aussi pesant que la nature douteuse des relations de la tant décriée France-Afrique. Riche en sous sol mais pauvre en bonne gouvernance, le continent africain se fait entendre plus par l’ampleur des ses conflits que par ses richesses que certains experts n’hésitent pas à qualifier de catastrophes géologiques tant par leurs énormités. Un destin fatal ou une incapacité des hommes du pouvoir à porter sur leurs épaules l’avenir de ce grand peuple ? La réponse ne nécessite pas une analyse approfondie à la lecture des événements. Le patriotisme faisant défaut, le progrès ne peut se faire qu’à pointillés. Le cinquantenaire restera sans doute comme tant d’autres événements une tâche indélébile dans la conscience collective. Un bilan néfaste accentué par la crise financière mondiale qui nous a repris dans notre propre crise assez particulière. Cinquante ans déjà comme si de rien n’était. La notion de temporalité est toujours déterminante sur l’action de l’homme. S’il est indéniablement admis que rien ne peut résister à l’œuvre du temps, il est aussi retenu que le progrès est avant tout une envie, un projet. Or, on constate aujourd’hui avec résignation une carence de projet de société qui est le préalable à tout développement. 

Le système juridique et judiciaire est à la léthargie. Certains pays comme la Mauritanie ont voulu marqué de façon hypocrite et très peu réfléchie une certaine originalité par rapport au système juridique français en adoptant l’Islam comme source du droit. A première vue, ceci est la preuve tangible d’attachement aux valeurs profondes de l’Islam. En pratique il n’est en aucun. Un agrégat de symboles qui cachent de dures réalités. Le tripatouillage des deniers publics pourtant banni par l’islam est érigé en crédo. La notion du baît-el mal perd toute sa quintessence.

Une justice qui fonctionne sous la dictée de l’exécutif. A la séparation des pouvoirs, ils y ont substitué la confusion de pouvoirs laissant dans la confusion les justiciables pauvres. Une arabisation poussée à l’outrance jusque dans les couloirs des tribunaux. L’on sait que toute duperie s’opère plus facilement par une différence linguistique. Qui ne comprend une langue donnée aurait peu de chances à réclamer ses droits auprès des autorités qui en usent et en abuse. L’envie de se refonder une virginité identitaire arabe fortement niée dans le monde arabe a fait réapparaitre des méthodes peu glorieuses qui convoquent les années de terreur du ‘’feu vivant ‘’ Ould Taya. Un cinquantenaire qui marquera les esprits. Les larmes des veuves et des orphelins des exactions de la tragédie de 1989 mouilleront le tapis ‘’rouge d’honneur’’, mais rouge de sang sur lequel les dirigeants marcheront pour rejoindre leurs places peu méritées. Triste. Comme un coucher de soleil, ils les oublieront. Depuis un demi-siècle, la notion de mauritaneîté a été réduite à une simple association de mot d’ould khaima kébira que l’on peut littéralement traduire par fils d’une grande famille. L’explication traduit un mépris profond par certains des autres couches sociales composant la société mauritanienne. Mépris qui a conduit au cataclysme humanitaire orchestré par les baathistes dont Taya était le leader incontesté. L’histoire retiendra sa longévité macabre au pouvoir. Elle retiendra aussi qu’il le quitta chassé. Un cinquantenaire mal saint. La Mauritanie d’en bas souffre des comportements qui relèvent d’un autre âge. Age qui relève d’une autre ère. La classe politique mauritanienne au-delà des sensibilités des uns et des autres doit œuvrer pour le progrès de la nation, seule force capable de réunir les hommes. La lanterne publique doit être mieux informée. La personnalisation du pouvoir doit céder à son institutionnalisation pour que nous puissions célébrer dignement les prochains anniversaires d’indépendance. Les dirigeants africains doivent faire appel à un grand sens d’humanité et d’humilité signes distinctifs des grands hommes. Ce que l’on peut dire c’est qu’avec un bilan aussi chaotique, la retenue quant aux coûts des festivités s’impose d’elle-même 

11 avril, 2010

NOUS AUTRES, NOUS PARLONS AUSSI.

Classé sous Non classé — adamasow @ 17:19

Nous autres, nous parlons aussi. 

A l’aube de ce troisième millénaire où toutes les nations cherchent à repousser les limites de la Science et du savoir, la Mauritanie par la voie inaudible de son premier ministre stagiaire à décider de semer la confusion au sein du peuple mauritanien censé être « …un peuple musulman, arabe et africain… »Tel qu’il est stipulé dans la profession de foi de la constitution du 20 juillet 1991. 

Une déclaration qui vient confirmer l’opacité de ce système imperméable aux palpitations existentielles et au soulèvement de la vie. Les propos du PM ont déclenchés une émotion grandiose d’autant plus qu’ils convoquent sans aucun détour et habillage de pensée, les années de braise du ‘’feu vivant’’ Ould Taya. 

Le Président Aziz avait pourtant promis la réconciliation nationale et la cohésion sociale. Etrange. Oui. Dans tous les pays où elle a été entamé et mis en avant, la réconciliation nationale exclu même dans son esprit des déclarations de suprématie d’une ethnie, d’une race et encore moins d’une langue par rapport aux autres. Une perte repaire accentuée par la volonté de certaines baathistes nostalgiques de redonner à leur ethnies une nouvelle virginité identitaire fortement niée dans le monde arabe, puisque sans fondement historique a conduit aux propos dépourvu de tout patriotisme déclarés par le PM. 

Ce sujet est extrêmement sensible qu’il mérite d’employer des méthodes cliniques à l’égard des défenseurs de l’arabisation massive en Mauritanie. Ceci est d’autant plus méritoire qu’on ne cesse de nous arguer le transcendantal pour justifier des politiques sectaires et sectariste. Est-ce les enseignements de la toute puissance parole divine qui donnent du crédit à ces manœuvres ? La réponse est certes négative.  Il ne s’agit pas de remettre en cause la teneur divine de la langue arabe, celle des grands poètes comme Antar ben Chéddade ou de Oumar El Khaîs…figures emblématiques de cette riche littérature, par contre ce qui est inacceptable, c’est son instrumentalisation à des fins discriminatoires. 

A chaque fois qu’une question de langue est soulevée dans un pays, elle implique une culture et forcément une ethnie. La précipitation est à éviter dans ces cas. Un devoir de responsabilité s’impose. La revalorisation de la langue arabe plus qu’elle ne l’est actuellement dans l’administration témoigne avec force, la considération graduée que le PM se fait des différentes langues du pays, symbole de son brassage culturel. L’officialisation de la langue arabe à l’art 6 de la constitution ne veut pas dire jeter aux calendes grecques les autres nationales. Nous savons pertinemment que l’arabisation massive dans l’enseignement est une politique ciblée destiné à faire des enfants négro-africains ‘’les bouts de bois de dieu ‘’ d’un compteur du taux d’analphabétisme que le gouvernement s’empresserait de publier. 

Le choix d’une langue officielle est en principe le fruit d’un compromis, d’un consensus, par conséquent, cette langue n’est pas forcément celle de la majorité. Elle est adoptée en fonction de son utilité dans la gestion des affaires du pays. Ce choix peut aussi résulter de son importance au sein des organisations internationales, sans pour autant oublier le passé coloniale et les institutions héritées de ce système. Or, aujourd’hui, aucun de ses critères n’a pu être démontré par le PM, peu connaisseur du dossier, mais partisan zélé d’une certaine mauritanie, que la Mauritanie ne veut pas attendre.                                                             

  Si l’on s’en tient aux dispositions de l’art 29 al 1 de la constitution relatives à la prestation de serment dont nous retenons ici la substance « Je jure par Allah l’Unique…de sauvegarder l’indépendance et la souveraineté du pays, l’unité de la patrie et l’intégrité du territoire national. », nous constatons que l’exécutif censé assurer l’unité de cette patrie a failli à ses devoirs. A y regarder de près, force est de reconnaitre que le PM et la Ministre de la culture qui, elle, dépassée par les débats n’a fait que surenchérir les propos de ce premier ministre adepte d’une lecture diagonale de la constitution. La Ministre de la culture peu habituée aux rouages de la politique et non consciente de la responsabilité de ceux qui tiennent des discours dérape. Elle n’a rien compris. Dommage qu’une ministre de la culture fait de la question des langues un mouchoir de poche. 

Ce qui d’emblée saute aux yeux, c’est cette volonté de dissocier la patrie en mettant en place une grille idéologique référentielle d’une certaine horreur. L’horreur de la discordance. Le président de la république à une lourde responsabilité, il vogue vers le rendez-vous qu’il a avec lui-même et avec l’histoire. Son silence actuel peut être interprété comme complicité latente voire même une tacite reconduction de la politique ségrégationniste d’Ould Taya qui avait conduit à une comptabilité macabre. Aziz doit savoir qu’il n’a pas été choisi par la majorité des mauritaniens pour « présider à leurs sommeils » pour citer Charles De Gaulle, mais sur la base d’un projet au service de la nation. 

On ne cessera jamais de contester la légitimité de ce débat si cher au premier ministre, puisque porteur d’une vision rébarbative de ce qu’il ose appeler avec une assise impeccable, reforme.  La forme de la déclaration résume son fond. Ces propos sont une diversion au moment ou le peuple mauritanien dans sa majorité souffre du chômage, de déni de justice et de manque de citoyenneté. L’économie est à la léthargie. Au lieu de s’atteler à ces fléaux, il y substitue un discours d’arabisation peu ambitieux. Il aurait pu éviter déclarer ses ‘’psaumes’’ qui laissent présager un futur incertain pour le peuple mauritanien et plus particulièrement négro-africain. Alors premier ministre ou premier sinistre politique de l’ère azizienne ? Entre ces deux expressions, choisissons le plus juste- c’est sans doute la seconde% 

 

18 avril, 2009

la débandade idéologique, l’AJD/MR déçoit

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 3:15

Pendant cette dernière semaine, l’actualité politique en Mauritanie a pour épicentre, la candidature à la magistrature suprême de Ould Abdel Aziz, qui entend se présenter « conformément » aux aspirations du peuple mauritanien dit-il. En tout état de cause, ce qui ne fait pas l’objet d’un doute, c’est qu’il est candidat.  A cet effet, une question s’impose, est-il un candidat prétendant ou un candidat déjà président ? La palme de la franchise, consisterait à dire qu’Aziz n’a pas organisé ces élections pour qu’elles lui échappent. Elles seront tout simplement une réécriture insidieuse de l’histoire de la Mauritanie contemporaine. 

Le délitement progressif des conditions de vie de la population est malheureusement relégué au second plan. A y regarder de près, force est de constater que,  le Général  démissionnaire, une fois au pouvoir, risque de résister  à l’œuvre du temps, beaucoup plus que Ould Taya. D’abord ceci s’explique facilement, par son âge qui lui permet de régner à tout jamais. Ensuite, rien qu’à la lecture de ses propos, il apparait comme  un admirateur zélé du pouvoir et un personnage qui rechigne toute dialectique idéelle. Enfin, tous les ingrédients réunis pour faire de lui un dictateur redoutable en gestation. 

Les partis politiques sont très divisés sur la question, quant à la participation au suffrage universel, qui présage déjà une mascarade. En d’autres termes, ces élections ne seront qu’à l’aune  du personnage et de sa conception moyenâgeuse de l’Etat moderne. Certains partis politiques tels que l’AJD/MR qui, se trouvait, au moment du coup d’Etat du 06 août dans une « myopie » politique, voire aux abords même de l’irresponsabilité, est entrain de légitimer aujourd’hui, par sa candidature, le coup de force survenu le 06 août. Etrange conception d’une démocratie participative, que cette formation politique a toujours prônée. Bref, en Mauritanie, le sens de l’objectivité cède devant celui de la subjectivité et du culte de la personnalité. 

Ibrahima Sarr, qui s’est toujours considéré comme le levain d’une cohésion sociale et de la lutte pour le triomphe de la démocratie dans ce pays, vient de rompre avec l’histoire, son rendez-vous tant attendu. La cristallisation idéologique et les valeurs morales de ce parti viennent de voler en éclat pour se retrouver dans une sorte d’oscillation décisionnelle. Pour plus de respectabilité, l’AJD/MR doit cesser ces baragouins, qui trempent ses militants dans « l’encre » de  l’incivilité.   

Un homme politique, ne peut en aucun cas invoquer la neutralité face à une situation qui prévaut dans son pays et surtout quand il s’agit de dénoncer une prise de pouvoir non constitutionnelle. Si expliquer n’est pas justifier, prendre acte n’est pas aussi synonyme de condamner. L’honnêteté de la personne humaine se mesure à la limpidité de ces propos. 

Cette lancinante posture politique, ne serait pas celle, qui conduira Sarr aux portes du palais, mais plutôt le vent du pouvoir soufflera à son opposé. On sait déjà que sa candidature  n’aura qu’une influence « atomique » sur le cours de ces élections. Elle est d’autant plus scandaleuse d’ailleurs, qu’elle servira d’échafaudage à la légitimité politique, que veut se forger l’ex- Président du Haut Conseil d’Etat. En politique si le charisme fait defaut, l’échec se profile à l’horizon. La participation de l’AJD/ MR meublera les esprits, non pas par ses eventuels resultats, mais plutot par le doute qu’elle sème dans l’esprit des militants quant au bon choix de cette sensibilité politique. 

 Encore une fois de plus, l’impartialité choquante, que s’est imposée le parti, durant toute la transition sous la houlette de Ould Abdel Aziz, contraste aujourd’hui avec le choix entrepris. En réalité, cette simple candidature vaut aujourd’hui approbation du coup d’Etat. Les convictions ideologiques d’un parti  devraient determiner ses choix politiques, mais ce ne sont pas, en vertu de la convenance, ses choix politiques qui devraient determiner ses convictions ideologiques. En politique, c’est le fond qui determine la procedure. 

L’attitude actuelle de l’AJD/MR  donne crédit non seulement à la thèse de  l’existence de certains partis, qui ne sont d’opposition que par leurs statuts, mais aussi configuristes et complaisants par leurs manieres douteuses d’agir. Ceci, ne servira pas de ciment à un encrage de la culture democratique dans ce pays. Tout au contraire, elle reflète la carence et l’inertie d’un contrepouvoir. Ces partis en question ignorent qu’à l’orée de ce IIIème millenaire, ceux qui tiennent des discours et des décisions ont une responsabilité. 

         Par cette decision (la participation au suffrage universel), l’AJD/MR est entrain de renoncer à pointillés à ses valeurs, qui, jadis, avaient convaincu beaucoup de mauritaniens, toutes races confondues et contribué de façon effective à la percée politique de cette formation et de son nouveau leader fraichement désigné. Malheureusement, on tend vers une éclipse ideologique, qui débouchera sur une dénégation des militants. Ainsi, par cette participation, notre chère AJD /MR, a contribué à lier notre destin à celui des militaires. Nous ne voulons pas d’un parti politique qui ressemble à une pastèque, c’est à dire verte à l’extérieur, mais rouge dans sa vérité profonde. 

5 avril, 2009

Taya dans le box des accusés? Est-il interdit de rêver?

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 23:15

 

On peut certes tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. La vie des Hommes est régit par l’ordre de la dialectique,  partagée entre des aventures enthousiastes et d’autres relevant de l’amertume. Il est vrai qu’il faut accepter les résultats divins des épreuves de la vie. C’est là, que résident toutes les vertus de la foi. Ces vertus ne sont pas faut-il le rappeler exclusives de toute responsabilité humaine.

Si l’on a tendance à affirmer que rien ne peut résister à l’œuvre du temps et au « caractère acide » des années, il faut tout de même reconnaitre que certains événements resteront une tache indélébile dans la mémoire de toute l’humanité et encore plus dans celle de ceux qui l’ont subi. Ainsi, à titre de piqûre de rappel, les négro-mauritaniens avaient subi une politique sélective orchestrée par Ould Taya dont la finalité n’était autre qu’une épuration ethnique. Au lieu d’un régime démocratique, Taya et sa troupe y substituèrent un pouvoir ethnocidaire et oligarchique. Pendant vingt et un ans, ils dirigèrent le pays d’une main de fer cachée dans une moufle de velours.

Entre la fausse image que la Mauritanie reflétait aux yeux de la communauté internationale et le quotidien d’une frange de la population, un sinistre se profilait à l’horizon. En réalité, le régime de ce bourreau était entrain de redessiner la carte de la Mauritanie à la pointe du fusil. Les événements de 1989 furent ainsi instrumentalisés pour mettre en place un mécanisme d’exactions sommaires et systématiques de négro-mauritaniens dont la prétendue culpabilité reposait sur le premier signe ostentatoire de l’être humain, en l’occurrence la couleur de la peau. Un compromis sur fond de compromission. La denégritude était devenue le mot d’ordre corroborée à une façon inepte de la gouvernance

Un banal incident entre agriculteurs sénégalais et éleveurs mauritaniens sur la rive du fleuve, a conduit malheureusement à « l’institutionnalisation » de la torture par le biais de  la création de prisons mouroirs tristement célèbres à savoir  celles de Oualata, de Jreida ou encore d’Inal. Ces « camps de concentration » version mauritanienne étaient le forum macabre et le carrefour de traitements afflictifs et infamants. C’est là, que périrent la quasi-totalité des cadres, officiers et sous officiers négro-mauritaniens, laissant derrière eux, des veuves et des orphelins dont la vie ne présage aucune lisibilité de leur avenir. Pour affaiblir cette communauté, le régime lui ôta son élite.

Certaines victimes de cette délinquance étatique n’ont jamais été vu (corps), ce qui conduit encore à l’impossibilité d’un deuil. Le régime sanguinaire d’Ould Taya était au paroxysme de l’immoralité, conjuguant maladresse et haine raciale. Les massacres étaient organisés de façon « clinique », de telle sorte qu’aucune trace des victimes n’était perceptible, encore moins visible. De 1989 à 1991, la troupe théâtrale de ce petit bout d’homme était hermétique et indifférente face aux exigences du monde moderne.

Il faut aussi reconnaitre que souvent dans la fureur des événements, des justes se sont levés. Les rares voies qui se sont opposées à cette politique furent elles aussi emprisonnées et tuées sans aucune autre forme de procès. L’Etat n’était plus une entité institutionnelle, mais une incarnation personnalisée. Taya ne voulait pas comprendre que la démocratie oblige qu’on soit  que des locataires des lieux du pouvoir.

L’idéologie raciste se croyait alors invincible. Si l’on admet que c’est le temps qui permet la longévité, il est aussi à la source d’un arrêt. Autrement dit, la notion de temporalité influe sur l’action de l’Homme. C’est aussi la conception religieuse d’un pouvoir humain qui est éphémère. Le seul appelé à régner pour l’éternité est le pouvoir divin. Le 03 août 2005 atteste ainsi parfaitement cette maxime. Le régime de Taya proprement dit venait de prendre congés du palais. C’est au tour d’un autre régime d’accéder au pouvoir. La dictature s’est –elle éclipser ? C’est la grande interrogation qui s’ouvre toujours à travers le rejet d’une solution probable. Je me contenterai de parler d’une myopie politique plutôt que d’une réelle mutation.

Le départ de Taya a sonné certes comme une lueur d’espoir surtout pour les veuves et les orphelins de 1989, mais il ne dissipe pas pour autant les chagrins. Dans ce pays, où l’on affirme avec fierté et sans recul que le droit est de source religieuse (Coran), il n’en demeure pas moins que l’on peut constater des dysfonctionnements graves qui vont à l’encontre de l’enseignement coranique. La vie de Taya et de ses complices en liberté donne crédit à  cette triste thèse. Si tel est le destin de notre « Etat de droit », il est vain. Le sens de l’objectivité m’obligera à dire qu’en Mauritanie, nous vivons une débandade idéologique  et non un enracinement dans les valeurs Coraniques.

Le coran délégitime t-il la punition des coupables ? Aucune croyance ne favorise un tel laxisme poussé à l’outrance. Par ailleurs, on entend aujourd’hui parler de la question du passif humanitaire et le Général Ould Abdel Aziz, semble t-il veut « guérir » cette plaie béante à travers un discours qui fleurte souvent avec l’hypocrisie.  Pour toute avancée dans la gestion de ce problème, une condition sine qua none s’impose, celle de la reconnaissance par l’Etat de sa responsabilité, qui est le préalable à toute réconciliation nationale.

Ensuite, pour que la Mauritanie acquière plus de respectabilité au niveau international, il faut que les tortionnaires et les commanditaires soient tirés par devant les tribunaux. Certains diront que c’est un rêve. Oui. Un rêve qui, une fois devenu réalité, servira à essuyer les larmes d’une population meurtrie. Au lieu de s’atteler à ces épineuses questions, les dirigeants parlent plutôt de réparation. Existe-t-il un autre moyen plus probant de réparer un dommage tel que les assassinats de 89, qui surplomberait la poursuite des tortionnaires ? C’est regrettable que la compensation financière prenne le dessus sur une reconnaissance morale.

La réparation ne se limite pas seulement à des indemnisations forfaitaires, ni à des discours académiques. S’il est réjouissant d’entendre certes des propos prononcés avec une assise impeccable et une syntaxe soutenue, il l’est aussi de voir la justice rendue. Nous savons qu’une éventuelle inculpation de Mr Taya entrainerait avec elle des visages connues, mais en matière de justice, le tribalisme et la couleur politique ne font pas le poids. Rendue au nom d’Allah, contrairement dans certains pays où elle l’est au nom du peuple, la justice ne peut en aucun cas faire l’objet d’aménagement et de marchandage en vue de soustraire les coupables à leurs dettes en vers la société.

Les conséquences néfastes des massacres de 1989 impliquent un mariage entre la répression et la réconciliation. L’ex Président  Ely Ould Mohamed Vall affirmait sans sursaut de conscience et ni posture pédagogique que  les événements de 1989 relevaient du passé et poursuit-il, la Mauritanie devrait se consacrer à son avenir. Il agrémentait ses phrases de gutturales à lui faire vomir. Mais il ignorait qu’un passé subi à souvent le sens d’un présent actif.

 Le Président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah lui, faisait une lecture diagonale et scandaleuse des événements. C’est-à-dire qu’au même moment où le retour des refugiés s’opérait, comble de l’ironie et de la provocation, Deddahi dont le passé est plus que douteux et « volcanique » était élevé au rang du héros de la nation par une décoration du Président. Taisez –vous, c’est la Mauritanie d’en haut qui agit. L’engagement politique et moral riment-ils avec de la provocation  et le non respect de la mémoire des victimes?

Enfin, le coupable, Taya (même si l’on reconnait que cette conclusion n’est pas en adéquation avec les règles de la procédure en la matière et de la présomption d’innocence) se refugie aujourd’hui sous l’ombre de  monarchie du Qatar. La vie ne cessera jamais de l’enseigner qu’en déportant des citoyens de leurs  pays, on peut à son tour être refugié un jour. Ceci n’est rien d’autre qu’une justice sociale.

Cet article n’est  pas un réquisitoire contre « les maures blancs », ce que certains lecteurs penseront, il est le fruit d’une analyse que tout compatriote se doit le devoir de mener. Malheureusement dans ce pays, nos questions sont souvent nos propres réponses.

 

 

20 mars, 2009

khadafi, un drôle de mediateur

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:21

Le peuple mauritanien vient encore de subir un coup de matraque de la junte au pouvoir avec la complicité affichée du guide Libyen Kadhafi. L’histoire s’est encore réécrite de façon insidieuse certes, mais elle l’a tout de même été. En d’autres termes encore une fois les autorités mauritaniennes rechignent à toute avancée démocratique dans ce pays tristement célèbre par ses entraves à la démocratie répétitives et instantanées. Alors c’est l’heure de l’enchantement comme disait l’écrivain russe Vladimir Nabakov avec cette course à des concepts magiques. Au coup d’Etat on y substitue la rectification en passant par les Etats généraux etc. Visiblement le pays ne manque pas de poètes.  Pour sortir de cette impasse, un personnage très controversé s’érige en figure de proue pour la réconciliation entre les camps protagonistes. 

Kadhafi est-il un médiateur digne de ce nom ou plutôt un leader dont les propos ne résistent pas à l’analyse et qui par-dessus le marché veut asseoir sa légitimité et sa notoriété au détriment des revendications du peuple, à savoir la démocratie et l’Etat de droit ? Cette « peopolisation » des négociations pourrait t-elle aboutir sur une sortie de crise ? Sans aucun doute l’on sait que celui qui dresse des diatribes aiguës contre la démocratie ne luttera point pour son enracinement. Alors où se trouvent les vertus de notre médiateur? 

Je pense que sa volupté du langage et cette crédibilité forcée dont il bénéficie à chacune de ses visites trouvent sa source dans les pétrodollars. L’appât du gain l’a emporté sur le sens de la responsabilité. A y regarder de près, force est de constater que certaines  sensibilités politiques mauritaniennes n’ont aucun sens du patriotisme et font primer les intérêts personnels au moment où le pays a besoin de voix progressistes pour s’arracher de cette myopie politique et de cette léthargie économique. Il faut comprendre que remettre en cause les aptitudes du guide Libyen n’est pas synonyme de la déculpabilisation des politiciens mauritaniens qui se lancent dans une sorte de débandade idéologique qui n’a rien de constructive.  Je pense qu’une « mauritanisation » du conflit s’impose. Quel que soit les qualités d’un médiateur il y’aura toujours des failles dont l’ignorance peut être fatale. Ces failles ne peuvent être découvertes que par des mauritaniens qui vivent les réalités socio-économiques de ce pays. L’image miroitée que cette junte veut donner à la communauté internationale contraste avec le quotidien de ce peuple qui aspire à marier le souffle de la démocratie avec celui du développement et de l’émergence. 

Mais à la lecture des événements, cette aspiration risque d’être un simple souvenir qui meublera les esprits. Toute éventuelle candidature du général, considéré par certains comme un espoir messianique, accréditerait encore plus la thèse selon laquelle la Mauritanie est vouée aux pouvoirs militaires. A l’instant précis nous ne sommes que dans la suite logique de cette opinion. C’est malheureusement en Mauritanie que certains parlent du Général en des termes dépourvu de toutes critiques. Il n’est pas certes le seul comptable de la crise actuelle mais sa participation y a été pour quelque chose. Au lieu de s’atteler aux véritables problèmes qui gangrènent le pays, il se met dans une phase de précampagne au mépris de la souffrance du peuple et de ses conséquences néfastes.  Pour sortir de cette crise, la junte doit faire preuve de flexibilité et de sens de l’engagement, car c’est l’avenir de ce peuple qui est en jeu. Aucun mauritanien ne veut revivre les années de braise d’Ould Taya.   

8 mai, 2008

la Mauritanie, reformes ou enracinement

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 6:12

sidioca.jpgActualité morose, climat d’incertitude et d’insécurité, le bilan annuel du régime Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi est très mitigé. En effet, après le départ du CMJD et l’arrivée de Sidioca à la tête du pays, les Mauritaniens avaient les bras ouverts pour accueillir un espoir « messianique » et une revalorisation de leurs conditions de vie. Mais à l’instant aucune lisibilité dans leurs avenirs n’est encore constatée et moins un revirement de stratégie de gestion de l’époque Taya n’est encore adoptée. Les espoirs se mettent ainsi à même que la terre laissant des esprits perplexes. Une politique politicienne au service des aisés et au détriment des nécessiteux. Une honte.

Un compromis sur fond de compromissions. Les promesses électorales sont restées dans les fonds des tiroirs nous laissant ainsi dans une myopie politique dont les préludes commencent à se faire sentir. Ce régime ne s’emploi pas activement à la concrétisation des aspirations du peuple et encore moins à l’apport de perspectives nobles qui lui permettront d’améliorer son quotidien, sa longue soif de la démocratie. La légitimité d’un pouvoir ne se mesure pas uniquement au caractère démocratique des élections mais il est aussi tributaire de la primauté de la nation et de la mise en place d’un mécanisme de bonne gouvernance qui favorise une gestion saine et non sélective des deniers publics.

SIDIOCA est politiquement vierge faut-il encore le rappeler. Le pouvoir se retrouve dans des mains souillés qui méritent un bain de purification. Les mauritaniens souffrent et continuent de souffrir de cette inertie institutionnelle qui nous rappelle les souvenirs macabres, du galvaudage du fruit du travail des contribuables sous la férule sombre de ould Taya. Vers quelle trajectoire se dirige la Mauritanie ? Nous sommes face à un bégayement du régime. La rupture n’est pas encore consommée avec les veilles et honteuses habitudes. Le futur est difficile à évoquer dans un pays où la corruption et la personnalisation du pouvoir agissent en symbiose pour entrainer une décadence continue de l’Etat et par conséquent à la souffrance de la majorité de la population.

En voulant honorer un rendez vous avec l’histoire, notre Président a précipité les choses. Nous pourrions même dire qu’il l’a manqué. Il ne suffit pas ramener les déportés autrefois arrachés à leur terre natale par une politique de denégritude mais d’activer des mesures d’accompagnements et de réhabilitations de nos compatriotes dans leurs droits et dans leurs citoyenneté. Ces derniers sont entassés dans des camps de fortune aux périphériques de la capitale. A l’état actuelle ils sont plus refugiés qu’ils ne l’étaient pendant 18 ans. Une triste réalité. Une situation sous les obturations de la constance. Manque de volonté politique ou un engagement pris à la hâte sans préparations requises ? Certainement les deux.

Le gouvernement de Sidioca jusque là n’a pas manqué de dérives. L’on se souvient de la « fraiche » décoration de l’un des bourreaux des événements de 1989. C’était au moment où le processus du retour de nos compatriotes était engagé. Il avait choisi de rehausser le tortionnaire en l’occurrence Deddahi rendu tristement célèbre par son rôle dans les mouroirs de Jreida et autres camps, et pire de l’élever au rang du héros de la nation. Une reconversion provocatrice. Une insulte à la mémoire des victimes de 1989 et de leurs familles. Le moment choisi n’est pas désintéressé. Des criminelles qui bénéficient d’un régime de faveur au moment où la bataille pour la justice sociale s’engage.

Sidioca engage des reformes ostentatoires mais ne réforme pas. En réalité se sont juste des changements « physiques » et formalistes mais pas de mutations substantielles. On a eu vent de la démission du gouvernement, avec l’arrivé a sa tête d’un nouveau Premier ministre dont le passé est douteux. Très précoce pour y porter des jugements certes, mais l’homme en question est d’un autre âge. Nous demandons que le gangstérisme étatique soit désormais mis à l’écart et que les mauritaniens dans leur diversité puissent voir en leurs pays un Etat démocratique et non pas un état de fait.

15 avril, 2008

Pour la mémoire des victimes de 89, juger TAYA est un impératif

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:42

TAYA BIENTOT LA FIN INCHAALLAHDepuis le 03août 2005 à la suite du putsh organisé par son ancien collaborateur, Ely Ould Mohamed Vall et son bras droit pendant 20 longues années que les mauritaniens ont vecus dans la terreur et dans l’exclusion( la majorité de la population), Ould Taya fait actuellement la fiesta dans la riche monarchie du golfe en l’occurrence le Qatar. cet ancien sanguinaire qui faisait des droits de l’homme et les libertés un mouchoir de poche, ne se voit pas inquiété par la justice non pas de son pays d’origine ce qui serait une pure utopie d’ailleurs car dans cet immense désert ( La Mauritanie) l’appartenance tribale des maures est une source d’immunité juridique. mais par contre je constate la passivité des organisations internationales qui ne posent jamais de question à ce sujet.

 

Ce qui est déplorable. Nul ne peut ignorer les dérives totalitaires de ce petit bout d’homme qui avait instrumentaliser les évènements de 89 qui ont opposés le pays au Sénégal pour décimer sa propre population. Des exactions sommaires, des disparitions , des viols,des femmes enceintes éventrées et toutes autres formes d’atrocité. En réalité c’était un rasage ethnique qui avait pour macabre objectif l’élimination systématique des noirs.Des milliers de veuves et leurs orphelins dont la plupart sont des anciennes épouses des hommes de corps et des hauts fonctionnaires sont dans l’espérance de voir le bourreau enfin dans la main d’une justice compétente et digne de ce nom. Imaginez le choc moral de perdre ses parents et son époux(se) et pire de voir les criminels en liberté. Le fait que la communauté internationale ferme les yeux sur ce fait n’est pas acceptable. la culpabilité de Taya fait -elle l’objet d’un doute? on répondrait certes par la négative. Taya mérite la plus sévère des sanctions. Car la souffrance de tout un peuple nécessite une punition exemplaire.

 

Des hommes comme Taya en liberté décredibilise la compétence des institutions judiciaires internationales. Le Qatar doit vraiment prendre en considération et faire abstraction de certains règles protocolaires mais aussi respecter le passé du peuple mauritaniens en général et plus particulièrement les négro- africains qui ont tellement souffert du manque d’humanisme de ce dictateur qui a essayé à tout moment de maquiller ses atrocités. Je demande solennellement à la communauté internationale de faire préssion pour livrer Taya à la cour de justice de Belgique qui a reçu la plainte commune des mauritaniens. Il est temps que les mauritaniens voient ce gars qui a pendant 20 ans personnalisé le pouvoir qui pour lui était providentiel au profit de ses propres intérêts et de celui de son clan au détriment de la population (noire qui est majoritaire dans ce pays ) dans le box des accusés comme ses anciens potes Charles Taylor l’ancien Pst du Liberia et pourquoi pas Hisen Habré l’ancien du Tchad.

 

On peut certes pendant un certain temps tromper une partie du peuple mais on ne peut cependant tromper tout le peuple tout le temps. Et si Taya un jour est traduit devant la justice croyez moi beaucoup de ceux qui sont entrain de faire la fête à Nouakchott le seront auss

la richesse d’un pays, la pauvreté de sa population

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:26

MAURITANIE, LA RICHESSE DU PAYS LA PAUVRETE DE LA POPULATIONLa Mauritanie dont les richesses et le potentiel économique ne font aucun doute laisse paradoxalement une quasi-totalité de la population extrêmement pauvre. Refus de progrès de la population ou une mal gouvernance qui remet en cause l’intérêt général qui précède les ambitions personnelles qui sont généralement dans ce pays très destructives et néfastes pour l’économie nationale. Même en ignorant les réalités de ce pays, une conscience saine répondrait évidement par la négative.

Il suffit aujourd’hui de faire un petit tour touristique dans la capitale pour voir combien la population souffre des bouleversements énormes qui secouent le pays dans un contexte social, politique et économique. Le mauritanien dans les rues de Nouakchott oublie même que son pays ou que sa côte est l’une des plus poissonneuses au monde, sans même parler du fer, du cuivre etc…. pour en venir à l’épineuse question de la gestion des pétrodollars qui fait couler beaucoup de salives au sein de la troupe gouvernementale .

Les différents pouvoirs qui se sont succédés de l’ère la plus sanglante à celle d’une démocratie qui ressemble plutôt à une oligarchie vécue actuellement fait planer le mauritanien, père de famille ou femme au foyer dans un esprit de doute et de crainte d’un avenir qui ne laisse présager aucune vie meilleure. Les dirigeants exploitent l’ignorance de la population qui réclame peu et par conséquent qui subie trop des dérives totalitaires des différents régimes l’actuel y compris bien sûr.

 

Lors que le gouvernement transitoire est arrivé au pouvoir en août 2005, le président de l’époque en l’occurrence Ely O/ Med Vall avait promis à la jeunesse mauritanienne qui vit dans une canalisation du pouvoir qui ne la permet de s’exprimer librement, ni de se divertir tout en respectant l’éthique, un avenir distinctif par son rayonnement et par sa lisibilité. Aujourd’hui il n’en ait aucun. Une jeunesse dont les projets professionnels sont à la léthargie faute d’une lenteur administrative et de son inefficacité. Il avait crée pour citer ses propos « une caisse pour la génération future ». Où sont donc passés les millions d’ouguiyas qui étaient placés dans cette caisse ? La jeunesse a-t-elle eu échos de cette manne financière ? Voici d’innombrables questions dont les réponses ne nécessitent aucune investigation poussée. Encore une fois de plus les dirigeants ont arnaqués le peuple. Est-cela le signe d’une démocratie participative comme le CMJD l’avait promis. Non.

Une autre approche de la politique et de la gouvernance existe dans ce pays, quant la campagne électorale s’annonce les candidats côtoient cette population qu’ils considèrent en réalité comme une proie électorale qui ne mérite d’aucun des bienfaits de la démocratie en contrepartie – excusez moi de l’expression jeter le citron après l’avoir pressé.

La gestion des ressources de l’Etat qui s’opère dans une obscurité totale par des manœuvres frauduleuses des Ministres, SG, et des DG qui font des deniers publics une propriété personnelle au vu et au su de toute la population et du  »père céleste » Mr Sidi O/ Cheikh Abdallah qui a trahi la confiance de cette population qui attendaient tant de sa prise de fonction. En d’autres termes un espoir messianique était placé en lui. Aujourd’hui ce que son gouvernement doit savoir c’est qu’ils sont entrain de perpétrer fidèlement la politique d’Ould Taya qui consistait par la mise en œuvre de cette espèce de mécanisation hermétique de gestion des ressources de l’Etat qui ne sont autres que le fruit du travail du contribuable. Une population majoritairement marginalisée.

La politique économique macabre de l’Etat mauritanien fait payer à la population les peaux cassées. Entre une richesse ostensible et extravagante de certains favoris et protégés du régime, une autre partie du peuple pleure son quotidien. Le gouvernement actuel de SIDIOCA doit aussi savoir encore que la population doit bénéficier dans des conditions transparentes des retombés des ressources de son pays aucune autre légitimité ne peut s’y substituer. Le gouvernement doit respecter la souffrance du peuple et tenir compte de ces aspirations et non pas une pratique d’une politique de repli sur soi qui est contraire aux exigences et aux maximes démocratiques.

Le progrès de la Mauritanie est tributaire évidement de l’apport et du concours de toutes les forces vives de la nation, mais sans aucun doute et principalement de la responsabilité de nos dirigeants qui doivent sans condition arrêter de distribuer à l’aveuglette les fonds publics en raison des proximités parentales ou d’une coloration ethnique. C’est à un peuple uni que je m’adresse, un devoir de conscientisation s’impose pour contribuer à l’émergence économique et démocratique de cette partie du monde. Le combat va certainement durer, mais aucune entreprise dans la vie longue quelle soit ne peut résister à l’œuvre du temps.

Mauritanie, le triste retour de réfugiés

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:23

MAURITANIE, LE TRISTE RETOUR DE REFUGIESLa volonté de faire revenir les fils de la Mauritanie qui ont été à un certain moment de l’histoire contraint de quitter leurs propres patries fut affichée par le président de la République Sidioca dès ses premiers pas au palais. Même si nous savons que cette noble décision s’est opérée suite à la pression de l’alliance populaire progressiste (APP) dont le président est à la tête de l’assemblée Nationale mauritanienne. Nonobstant les mauvaises langues et une opposition latente et même souvent déclarée de certains mauritaniens dont l’ancien « messie » Ely ould Mohamed Vall qui sont contre le retour de leurs compatriotes, le président a tout de même pris une décision qui mérite aujourd’hui d’être salué.

Puisque ddans cette partie du monde, les dirigeants n’ont qu’une vision éphemère des bonnes œuvres et non pas de leurs continuité , le Président n’a pas manqué de confirmer ce lamentable constat en ordonnant au Ministre de l’Intérieur Yall Zakaria de décorer le Sharon mauritanien, le commissaire Deddahi dont la notoriété sanguinaire et macabre dépasse nos frontières. En plus c’est le moment où la vague des refugiés retrouvent leurs terres que Maouya O: Sid’Ahmed Taya parait –il voudrait lui aussi revenir. Simple coïncidence ou calcul politique ? En tout cas le choix des moments que sont ceux de la décoration du Boucher Dedahi et de l’éventuel retour de l’ex- dictateur n’est pas un choix désintéressé. Une insulte à la mémoire des victimes des événements de 89 qui continuent encore bien que mal de pleurer leurs morts tant il est difficile de voir leurs bourreaux vivrent dans une aisance absolue.

 

C’est vraiment une pitoyable stratégie de vouloir contribuer à la réconciliation nationale tout en légitimant des actions néfastes. Elle ne signifie pas forcement l’exécution sommaire des coupables mais la reconnaissance de leurs responsabilités dans cette tache indélébile qui, aujourd’hui s’impose. La justice mauritanienne malheureusement encore reste sous la dictée de l’exécutif qui cherche par tous les moyens à protéger certains favoris du régime, dont le tueur Deddahi qui est aujourd’hui reconverti en héros de la nation. L’une des conditions ciné qua none de la réconciliation nationale est la prise de conscience des dirigeants de ce pays que la souffrance d’une majeure du peuple mérite une attention particulière et non pas la perpétuation d’une politique sélective qui condamnerait une partie de la population dans une espèce de canalisation qui mène à l’impasse.

Le retour des réfugiés qui est actuellement en cours, mais les premiers constats seront un triste anniversaire pour ces derniers. Ainsi sur la route de Rosso des milliers de mauritaniens qui, rien que par leurs geste témoignent de leurs amours immense pour la nation s’entassent dans des camps de fortune. Un retour est certes nécessaire pour apaiser les esprits mais un suivi l’est aussi. Autrement dit qu’au retour organisé de nos compatriotes doit correspondre un suivi approprié et non pas un abandon. Ce qui est déplorable c’est l’attitude du HCR qui est un partenaire stratégique dans l’organisation de ce retour et qui se soucie peu de cette atmosphère cataclysmique qui règne en Mauritanie. Cette partie du peuple (les refugiés) a besoin de solutions concrètes et non pas de discours académiques.

 

Le Président de la République n’a rien trouvé de légitime autres que de dépenser des millions d’ouguiyas pour un diner de galas à l’occasion de la venue de Mahmoud Abass président de l’autorité palestinienne qui , lui se bat pour la survie de sa population, alors que le nôtre est indifférent à ses citoyens qui sont en train de périr à point tillés quelque part dans le désert( route de Rosso.)Le peuple mauritanien doit se lever et lutter contre cet état de fait qui n’est autre que le fruit d’une politique dévastatrice du gouvernement. Il doit se débarrasser de ce « vieux tissu noir » qui consiste en l’amour absolu d’une tranquillité qui à mon avis est une lâcheté latente. La léthargie de notre peuple n’a que trop durer. La respectabilité de notre peuple est tributaire du respect et de l’entraide que nous conjuguons entre nous même et non pas ce déchirement et cette indifférence ostensible aux souffrances de nos compatriotes.

 

Je salue par la aussi le geste hautement symbolique du Parti AJD/MR par la voie de son Président Ibrahima Saar qui s’est lancé sans ménager aucun effort dans la collecte de fonds. Qu’importe la directive qu’on peut donner à son action l’essentiel réside d’abord dans son œuvre et non pas dans son interprétation. Les refugiés sont nos frères et sœurs aucune raison ne peut donner crédit à un quelconque désintéressement à leurs causes

Justice en Mauritanie: l’affaire de sidi ould sidna, évasion ou libération simulée?

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 1:54

Les autorités mauritaniennes ont encore tapés à la porte de la négligence, de la complaisance pour en finir à celle du clientélisme. Après la décoration suspecte du tortionnaire Deddahi rendu tristement célèbre par ses activités ignobles et inhumaines dans les prisons mouroirs du régime ethnocidaire et sanguinaire d’Ould Taya, aujourd’hui encore le comble vient de s’accomplir dans l’histoire de la justice mauritanienne comme d’ailleurs il est de coutume dans ce pays, des libérations simulées de criminels maquillées en des évasions accidentelles. Ainsi on a eu vent de l’affaire de Sidi Ould Sidna. Quelle honte, surtout au moment où le régime de SIDIOCA s’affiche comme la figure de proue de la lutte pour l’instauration d’une justice indépendante qui cesserait d’agir sous la dictée infernale de l’exécutif. A l’instant aucun changement notoire n’est encore apporté. En réalité le gouvernement ne fait que confirmer son statut de configuriste et non pas son engagement réel au service des droits de l’homme et de la justice sociale.

L’affaire Ould Sidna, l’un des assassins des touristes français atteste le laxisme et la permissivité qui sont toujours présent dans le fonctionnement des institutions de ce pays. Au principe de la séparation des pouvoirs qui est une maxime démocratique, le gouvernement y a substitué la confusion des compétences. La grande question qui se pose est la suivante : comment un criminel de ce type pourrait –il s’échapper dans la cour suprême de Nouakchott qui est « bourrée » de flics ? Et la seconde interrogation témoigne encore de la carence intellectuelle dont souffrent nos forces de l’ordre et certains de nos juges qui prennent l’audace de confier la garde d’un accusé dont la culpabilité ne fait aucun doute à un greffier qui, lui aussi considère cet acte comme un prestige. Dans quel pays vivons-nous ? Cette affaire n’est pas claire. Si Ould Sidna a pu fuir de la cour suprême c’est parce qu’il savait à priori qu’il n’allait pas être inquiété et qu’une complicité latente était au rendez-vous.

 

Les étudiants noirs qu’on empilait souvent suite à des manifestations ne sont que des individus pourtant soucieux du progrès de la nation et de leurs conditions d’études n’ont jamais réussi à s’évader puis qu’étant soumis à un système de contrôle et de surveillance digne de prisonniers de guerre. Alors ces derniers ont –ils une témébilité plus avérée qu’un tueur au nom d’une religion dont l’échafaudage est la paix ?- la réponse est certes négative- le gouvernement doit sans condition arrêter ces manœuvres frauduleuses et redonner au peuple mauritanien un espoir.

 

Tant que les procès ne cesseront pas d’être des règlements de comptes entre tribus ou des arrangements tributaires des sensibilités politiques ou consanguines mais aussi tant qu’une corruption qui ne dit pas son nom persiste ; les prisonniers vont continuer de « s’évader ». En tout état de cause, les instances tant politiques que judiciaires doivent faire face à leurs responsabilités respectives et arrêter de cautionner une justice complaisante qui ne mènerait qu’à l’impasse. Un ministre des affaires étrangères qui, par la force de son esprit divinatoire se permet de culpabiliser le juge d’instruction en charge de l’affaire tout en se disculpent. Même si la responsabilité dudit juge ne peut pas être écartée, l’exécutif doit laisser une marge de manœuvre au judiciaire. Tant qu’on ne cesserait pas d’emprisonner des innocents et de blanchir les coupables, le cas d’Ould Sidna ne sera qu’un échantillon parmi tant d’autres.

 

Le moment est venue de mettre les coupables devant les faits mais aussi de mettre fin à l’instrumentalisation systématique qui n’a que trop durée de la justice à des fins politiciennes. Ladite évasion de Ould Sidna est un sujet qui doit être traité avec une transparence absolue et l’appareil judiciaire doit apporter des preuves concrètes et tangibles qui donneront crédit à la thèse officielle très controversée de l’évasion qu’aucun esprit sain n’est en mesure d’accepter à premier coup auditif. Le doute ne que peut que persister vu que les barrons du trafic de stupéfiants, de la drogue vivent à l’aise dans ce pays sans être inquiétés par les autorités ad hoc, la possible libération concertée de Ould Sidna n’est pas une hypothèse cataclysmique soit –elle à exclure.

 

Il semble encore que le gouvernement veut revenir à sa routine autrement dit rester dans l’attente du concours « messianique » des USA qui, à chaque fois qu’il est question de terrorisme dans ce pays interviennent pour apporter leur soutient au gouvernement mauritanien au nom de la lutte contre l’axe du mal. La Mauritanie doit cesser de se reposer sur une aide institutionnelle des pays étrangers. En matière d’urgence, le retard de l’action est similaire à une volonté malintentionnée.

Le peuple a le droit de savoir et le gouvernement se doit le devoir de s’expliquer.

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