« Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse »

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1 mai, 2008

Hommage à Aimé Césaire ( 1913-2008)

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:42

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Homme de lettres et homme politique, défenseur des droits de l’homme en général et de l’identité de l’homme noir en particulier, néologiste du concept grandiose de la Négritude, Le fils de l’inspecteur des impôts martiniquais, Aimé CESAIRE nous a quitté pour sa demeure définitive. Ce jeudi noir 17 avril 2008 marquant par son événement certes, comme celui du jeudi 29 mai 1930 de la crise économique, mais différent de celui ci par son impact émotionnel et la perte d’une très grande personnalité dont le combat a été ressenti par tout dans le monde tant la cause était noble. C’est au moment où l’Afrique et le monde noir sont en carence de voix progressistes, d’inertie de justice sociale et d’hommes capables de porter sur leurs épaules l’avenir de ce peuple, autrefois opprimé et qui continuent de subir les séquelles de cette page sombre de l’histoire de l’humanité,que nous avons perdu l’une des grandes icones et figure de proue du combat pour la reconnaissance et l’affirmation d’une identité chère au bien être de tout individu et voire de tout un peuple. Notre CESAIRE est venu ainsi compléter la triste longue liste macabre de révolutionnaires qui étaient réuni autour d’idées et de pensées ayant contribuées de façon effective à l’éradication du racisme, du colonialisme vecteur de l’assimilation, de l’aliénation et au triomphe de la liberté et des droits humains.

Cette date en l’occurrence le 17 avril 2008 restera une tâche indélébile dans nos consciences, un triste anniversaire pour l’Afrique et l’humanité toute entière. «Oui nègres nous sommes et nous le serons » ainsi ce combatif acharné, artisan indispensable de la lutte émancipatrice de l’homme noir n’avait jamais cessé de rappeler son origine africaine et sa fierté de l’assumer sans complexe et sans aucun diminutif. Radical dans sa conviction, convaincue de la justesse de sa cause, il n’a jamais arrêté de combattre nonobstant le poids de l’âge et l’absence de ses frères de plumes, Senghor et Damas avec lesquels ils constituaient le trio de « l’étudiant noir ». Quelques années auparavant il disait « lors que j’ai appris le décès de Senghor, j’ai pleuré comme un enfant ». Aucun mortel ne peut résister à l’œuvre du temps, au caractère « acide » des années qui grignotent petit à petit notre vie. Aujourd’hui c’est nous, l’Afrique et le monde entier qui pleurent cet homme dont les qualités humaines et intellectuelles ont rayonnés et continueront d’illuminer le monde.

Une page de l’histoire s’est tristement tournée, laissant derrière elle une œuvre immense, un trésor, un échafaudage, une référence dont la teneur est inestimable. Un héritage pas comme les autres puis que ne finissant pas, celui du fruit du combat de tant d’années dont des écueils ont voulu couper le trajet. Mais ton objectif a été atteint. Il reste maintenant à nous, tes héritiers de suivre les enseignements et les directives de votre mouvement. On dit que Socrate a fait écrire par ses disciples, mais nous (noirs) sommes aujourd’hui rassemblé las dans ce bas monde jeunes et vieux disciples de votre action. Car notre liberté d’aujourd’hui est le produit de votre oppression d’hier. Malgré les attaques incessantes et les mesures dissuasives, il a pu avec courage et détermination mettre à la page le concept de négritude notre seule “breuvage” aujourd’hui qui englobe l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir et le refus de leurs piétinement.

Césaire, aujourd’hui vous êtes parti, mais ta pensée restera à jamais gravée dans nos mémoires ou du moins dans celle de tout homme noir conscient et animé par un esprit de rejet de cette férule inhumaine et ignoble que l’homme blanc nous à imposé à un moment de l’histoire et qui continue encore de manifester des préludes annonçant une récidive. durant ta vie un horizon s’était tracé, mais avec ta disparition un vide s’est crée tant un substitut est difficile à trouver, tant ton combat n’est pas aisé . Aujourd’hui pas moins qu’hier ce combattant contre les régimes éthnocidaires mérite que le monde entier s’incline devant sa mémoire.

La Martinique pleure un fils, l’Afrique un père et le l’humanité un guide. Le monde est régi par cette dialectique, la vie et la mort, l’amertume et l’enthousiasme. En un mot, un brassage de contraires qui laissent l’individu soit dans une atmosphère joviale ou de tristesse. Aujourd’hui l’Africain, le nègre est dans la seconde situation. Un homme à qui nous ne saluerons jamais assez la mémoire.

AIME CESAIRE, un esprit, un combat, toute une vie au service d’un peuple. Reposes en paix

L’Afrique sera à jamais inconsolable.

15 avril, 2008

Justice en Mauritanie: l’affaire de sidi ould sidna, évasion ou libération simulée?

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 1:54

Les autorités mauritaniennes ont encore tapés à la porte de la négligence, de la complaisance pour en finir à celle du clientélisme. Après la décoration suspecte du tortionnaire Deddahi rendu tristement célèbre par ses activités ignobles et inhumaines dans les prisons mouroirs du régime ethnocidaire et sanguinaire d’Ould Taya, aujourd’hui encore le comble vient de s’accomplir dans l’histoire de la justice mauritanienne comme d’ailleurs il est de coutume dans ce pays, des libérations simulées de criminels maquillées en des évasions accidentelles. Ainsi on a eu vent de l’affaire de Sidi Ould Sidna. Quelle honte, surtout au moment où le régime de SIDIOCA s’affiche comme la figure de proue de la lutte pour l’instauration d’une justice indépendante qui cesserait d’agir sous la dictée infernale de l’exécutif. A l’instant aucun changement notoire n’est encore apporté. En réalité le gouvernement ne fait que confirmer son statut de configuriste et non pas son engagement réel au service des droits de l’homme et de la justice sociale.

L’affaire Ould Sidna, l’un des assassins des touristes français atteste le laxisme et la permissivité qui sont toujours présent dans le fonctionnement des institutions de ce pays. Au principe de la séparation des pouvoirs qui est une maxime démocratique, le gouvernement y a substitué la confusion des compétences. La grande question qui se pose est la suivante : comment un criminel de ce type pourrait –il s’échapper dans la cour suprême de Nouakchott qui est « bourrée » de flics ? Et la seconde interrogation témoigne encore de la carence intellectuelle dont souffrent nos forces de l’ordre et certains de nos juges qui prennent l’audace de confier la garde d’un accusé dont la culpabilité ne fait aucun doute à un greffier qui, lui aussi considère cet acte comme un prestige. Dans quel pays vivons-nous ? Cette affaire n’est pas claire. Si Ould Sidna a pu fuir de la cour suprême c’est parce qu’il savait à priori qu’il n’allait pas être inquiété et qu’une complicité latente était au rendez-vous.

 

Les étudiants noirs qu’on empilait souvent suite à des manifestations ne sont que des individus pourtant soucieux du progrès de la nation et de leurs conditions d’études n’ont jamais réussi à s’évader puis qu’étant soumis à un système de contrôle et de surveillance digne de prisonniers de guerre. Alors ces derniers ont –ils une témébilité plus avérée qu’un tueur au nom d’une religion dont l’échafaudage est la paix ?- la réponse est certes négative- le gouvernement doit sans condition arrêter ces manœuvres frauduleuses et redonner au peuple mauritanien un espoir.

 

Tant que les procès ne cesseront pas d’être des règlements de comptes entre tribus ou des arrangements tributaires des sensibilités politiques ou consanguines mais aussi tant qu’une corruption qui ne dit pas son nom persiste ; les prisonniers vont continuer de « s’évader ». En tout état de cause, les instances tant politiques que judiciaires doivent faire face à leurs responsabilités respectives et arrêter de cautionner une justice complaisante qui ne mènerait qu’à l’impasse. Un ministre des affaires étrangères qui, par la force de son esprit divinatoire se permet de culpabiliser le juge d’instruction en charge de l’affaire tout en se disculpent. Même si la responsabilité dudit juge ne peut pas être écartée, l’exécutif doit laisser une marge de manœuvre au judiciaire. Tant qu’on ne cesserait pas d’emprisonner des innocents et de blanchir les coupables, le cas d’Ould Sidna ne sera qu’un échantillon parmi tant d’autres.

 

Le moment est venue de mettre les coupables devant les faits mais aussi de mettre fin à l’instrumentalisation systématique qui n’a que trop durée de la justice à des fins politiciennes. Ladite évasion de Ould Sidna est un sujet qui doit être traité avec une transparence absolue et l’appareil judiciaire doit apporter des preuves concrètes et tangibles qui donneront crédit à la thèse officielle très controversée de l’évasion qu’aucun esprit sain n’est en mesure d’accepter à premier coup auditif. Le doute ne que peut que persister vu que les barrons du trafic de stupéfiants, de la drogue vivent à l’aise dans ce pays sans être inquiétés par les autorités ad hoc, la possible libération concertée de Ould Sidna n’est pas une hypothèse cataclysmique soit –elle à exclure.

 

Il semble encore que le gouvernement veut revenir à sa routine autrement dit rester dans l’attente du concours « messianique » des USA qui, à chaque fois qu’il est question de terrorisme dans ce pays interviennent pour apporter leur soutient au gouvernement mauritanien au nom de la lutte contre l’axe du mal. La Mauritanie doit cesser de se reposer sur une aide institutionnelle des pays étrangers. En matière d’urgence, le retard de l’action est similaire à une volonté malintentionnée.

Le peuple a le droit de savoir et le gouvernement se doit le devoir de s’expliquer.

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