« Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse »

4 décembre, 2008

Non à l’emprisonnement pour cause d’esclavage: le cas de O/ Marcou

Classé sous Non classé — adamasow @ 4:39

D’abord je m’associe pleinement à la souffrance de ce couple Mnt/ Nagi et O / Marcou qui se trouve spolié de leurs droits fondamentaux, de leur liberté de choix et pure de leur complément religieux à savoir le mariage. Encore une fois, le tribalisme a fait son grand retour en dépit des approches textuelles incriminant l’esclavage et des pratiques analogues. Encore une fois la loi est restée timide du fait de la passivité des juges et de l’indifférence des dirigeants qui annulent un mariage exempt de tous vices pour trouver une autre justification à leur dérive qui ne résiste pas à l’analyse à savoir une différence ethnique. Visiblement le code du statut personnel a été enterré par ses rédacteurs. Cette affaire O/ Marcou vient encore accréditer la thèse selon laquelle notre justice agit sous la dictée infernale de l’exécutif. Une autre Mauritanie sous-jacente mais réelle existe. Le début du respect de la souffrance de ces victimes commence d’abord par la reconnaissance de cette existence.

Les harratines souffrent et continuerons de souffrir tant qu’eux-mêmes ne s’engagent pas de façon active avec le concours des pouvoirs pour éradiquer ce fléau que la sociabilité réfute avec rigueur. Ce ne sont pas des nominations maquillées derrière un esprit conservateur de quelques fonctionnaires dont la représentativité au niveau national est vraiment atomique qui viendront dissiper une réalité plus que centenaire. Pour que la Mauritanie acquière une respectabilité au niveau sous régionale et internationale il faut qu’elle s’attèle à mettre fin à certaines pratiques tristement répétitives dans ce pays.

La Mauritanie peut-elle être indifférente aux profondes mutations d’un monde qui a presque atteint son paroxysme de développement ? Les discours académiques sont là mais les pratiques d’un autre âge persistent. C’est tout le danger contenu dans l’idéologie. Il est vrai qu’à chaque fois dans la fureur des événements des justes ce sont levés. Autrement dit que des volontés saines luttent sans lâche contre ces traitements pratiqués par des individus dénués de toute éthique et de considération pour la personne humaine. Le cas de O/ Marcou illustre parfaitement cette envie de « briser à pointillés les chaines d’esclavages » mais de s’entêter à toute dérogation à son corolaire de conséquences. La justice doit être faite à ce couple qui s’est uni sur la base d’un consensus et sur un croisement des sentiments loin de leurs marchandages comme il est fréquent dans notre société à forte couleur matérialiste. Elle doit être rendue d’autant plus qu’en Mauritanie elle l’est au nom d’Allah et non pas à celui du peuple comme dans certains pays.

Il est vrai qu’il faut accepter les résultats divins des épreuves de la vie. De même il est aussi vrai de laisser les hommes et les femmes vivre leur intimités sans l’intrusion d’une force extérieure. C’est une erreur grandiose qu’est entrain de commettre le procureur avec la complicité de l’oncle de Mnt/ Nagi. Nous voulons un appareil judiciaire compétent soucieux de redonner à la population un nouveau souffle d’espoir mais pas une justice qui prend des décisions hâtives sans aucun respect des maximes de la procédure adéquate. Il faut mettre fin à ces pratiques.

Il est sans doute révoltant qu’une hypothétique culpabilité d’un individu trouve sa « référence » dans une union saine avec son semblable dont la seule différence avec lui est la couleur de la peau. O/ Marcou doit bénéficier du soutient des consciences saines et non pas l’apport de certaines personnalités qui tiennent un double discours et qui s’éclipsent devant leurs engagements. Les différents régimes qui ce sont succédés n’ont cessé de clamer la fin de l’esclavage et de ses dérivés alors que le concret est distancié par rapport à leur déclarations. Mais voila que l’histoire s’est réécrite de façon insidieuse trempant tout le pays dans l’encre de l’incivilité.

Les étudiants mauritaniens de Perpignan à l’épreuve de la democratie

Classé sous Non classé — adamasow @ 4:36

Pendant que le HCE (Haut Conseil d’Etat) poursuit son sevrage démocratique au peuple mauritanien, l’opposé se passe à l’autre bout du monde. En effet, l’heure était à  l’expérience à petit échelle dans les rangs des étudiants mauritaniens  à Perpignan qui ont procédés hier (30 novembre) à l’élection du nouveau bureau de leur Association  (AMEP). Esprit démocratique oblige, le bureau sortant a inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée générale des questions diverses dont l’épicentre était  celle du bilan dans son acception générale et particulièrement financier qui, il faut le reconnaitre est positif encore une fois de plus loin du galvaudage des ressources qui est le crédo en Mauritanie.

Abstraction faite de quelques dysfonctionnements qui sont inhérentes à toute organisation, l’ensemble du travail annuel du bureau sortant a frôlé les limites de l’excellence. C’est là d’ailleurs que réside la justification toute fondée de la réélection à la majorité absolue de certains membres du bureau sortant dont le travail a été vivement apprécié au bonheur de toute la communauté mauritanienne de perpignan. Grosso-modo la maxime de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » a encore triomphé.

Les participants ont affirmé leur souhait d’éviter les « doublons » précédents. Après près de Trois heures de concertation et de dialectique idéelle, l’esprit de l’union a repris le dessus. Ces mêmes participants ont encore réitéré leurs volontés d’apporter un soutien sans faille pour l’épanouissement de L’AMEP (Association Mauritanienne des Etudiants de Perpignan). Elle  est une structure qui permet à ses membres de s’exprimer librement, de se connaitre d’avantage, d’organiser des manifestations culturelles et sportives. Autrement dit de vivre la Mauritanie en dehors d’elle.

C’est ainsi qu’après les débats houleux, les participants ont entamé la seconde ligne de la rencontre en l’occurrence l’élection d’un nouveau bureau qui a été investi des mêmes prérogatives et attributs que le précedent et par conséquent l’AMEP a eu à sa tête un nouveau Président autour duquel gravite une hiérarchie pyramidale précise. Le nouveau bureau a tenu des engagements forts qui représentent une pierre angulaire de son mandat. La fin de cette assemblée a été marquée par un sursaut de conscience qui a conduit à l’accord de tous pour un idéal commun qu’est celui de porter en avant les valeurs de notre pays afin de s’associer à l’esprit cosmopolite qui caractérise l’occident. 

27 novembre, 2008

Aux frondeurs de l’AJD/MR

Classé sous Non classé — adamasow @ 19:58

Voici ma vision des choses et ma perception de la politique.

Je pense que si l’heure de l’action sonne celle de la passivité doit être à la léthargie. Je pense aussi qu’au moment où la Mauritanie a besoin des voix progressistes, il n’est pas tout à fait opportun de se lancer dans des querelles stériles qui consistent en une usurpation d’un parti politique en l’occurrence l’AJD/MR à des fins de reconnaissance personnelle qui sont des méthodes anarchistes d’un autre âge. Ce que l’union des forces vives n’a pu accomplir c’est pas la débandade des idées qui le pourra. Mais ce que défend notre parti politique c’est des idées rénovatrices téléguidées par un souci de montée de la Mauritanie dans l’ascenseur des Etats démocratiques et modernes. Tout le peuple y est invité sans aucune politique sélective et discriminatoire.

Il faut cesser cette émission des idées néfastes en vue d’une d’stabilisation de notre mouvement dont le but principal, contrairement au votre est l’épanouissement du peuple mauritanien dans toute sa diversité. Si les déclarations intempestives pouvaient mener à l’impasse notre parti, on ne serait pas là aujourd’hui. Notre parcours est la symbiose des idées pures fortement ancrées dans un esprit démocratique qui priment sur toutes les réussites et privilèges personnels. Vos déclarations ne sont autres que le reflet de votre envie macabre de réduire notre parti aux oubliettes de l’histoire. Si tel est votre destin, il est vain. Nous, on a voulu être des acteurs utiles de l’histoire de ce pays et non pas de simples spectateurs.

Le désengagement au sein d’un parti politique n’est pas interdit et par conséquent si vous voulez vous démarquer de notre ligne politique aucun écueil ne vous en empêchera. Mais quand on décide de se marginaliser d’une quelconque organisation une condition sine qua none s’impose en l’occurrence celle d’assumer sa responsabilité dans un esprit « faire Play » et de respect dont vous faites abstraction jusque là. Vous pouvez quitter ce parti si vous le voulez. Faire de la politique n’est pas très difficile mais par contre ce qui manque à certaines personnes qui prétendent défendre certaines valeurs c’est le militantisme et la constance du combat au service d’une cause juste et noble. Visiblement vous souffrez de cette carence. A y regarder de près, force est de constater que votre discours est très paradoxale aux yeux du peuple mauritanien en ce sens que vous dites êtres des frondeurs et ironie du sort vous vous exprimez au nom d’un parti dont vous voulez réduire en cendre. Est-ce la l’envie d’un départ ou la recherche d’une certaine différence ? La réponse est certes négative.

Ibrahima Sarr est un homme convaincu de la justesse de la cause pour laquelle il a accepté d’en être le leader donc ce ne sont pas des discours théoriques sans aucune portée didactique et ni enseignement politique qui pourront le dissuader ses militants et lui. Nous souhaitons l’union mais cependant nous ne pouvons intégré au sein de notre formation politique des opportunistes qui voient en la politique et la défense des droits de l’homme une latente ambition de réussite personnelle avant le bonheur du peuple mauritanien et de sa libération sous la férule des régimes dictatoriaux qui font des droits civiques et de la démocratie un mouchoir de poche.

L’homme au courant OBAMANIEN est loin d’écouter vos déclarations qui sont celles d’une troupe théâtrale qui vit dans la confusion des idées et des principes. Il ne vous ait pas interdit de porter des diatribes aiguës à notre parti. Nous acceptons des critiques car elles sont le préalable à toute avancée. Mais ce qu’on vous demande, c’est de le faire au nom de votre « guérilla » et pas à celui de notre bureau politique. La politique ne s’approprie pas elle se construit et se défend. L’AJD/MR est un parti qui, pour son émergence au sein de la vie politique mauritanienne n’a pas besoin des militants configuristes. Alors il est temps d’arrêter Mr ballas toi et ta troupe votre jeu obscurantiste. Vive Ibrahima Sarr « ane wonni momti guonddi ». Vive l’AJD/MR. Vive la Mauritanie.

8 mai, 2008

la Mauritanie, reformes ou enracinement

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 6:12

sidioca.jpgActualité morose, climat d’incertitude et d’insécurité, le bilan annuel du régime Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi est très mitigé. En effet, après le départ du CMJD et l’arrivée de Sidioca à la tête du pays, les Mauritaniens avaient les bras ouverts pour accueillir un espoir « messianique » et une revalorisation de leurs conditions de vie. Mais à l’instant aucune lisibilité dans leurs avenirs n’est encore constatée et moins un revirement de stratégie de gestion de l’époque Taya n’est encore adoptée. Les espoirs se mettent ainsi à même que la terre laissant des esprits perplexes. Une politique politicienne au service des aisés et au détriment des nécessiteux. Une honte.

Un compromis sur fond de compromissions. Les promesses électorales sont restées dans les fonds des tiroirs nous laissant ainsi dans une myopie politique dont les préludes commencent à se faire sentir. Ce régime ne s’emploi pas activement à la concrétisation des aspirations du peuple et encore moins à l’apport de perspectives nobles qui lui permettront d’améliorer son quotidien, sa longue soif de la démocratie. La légitimité d’un pouvoir ne se mesure pas uniquement au caractère démocratique des élections mais il est aussi tributaire de la primauté de la nation et de la mise en place d’un mécanisme de bonne gouvernance qui favorise une gestion saine et non sélective des deniers publics.

SIDIOCA est politiquement vierge faut-il encore le rappeler. Le pouvoir se retrouve dans des mains souillés qui méritent un bain de purification. Les mauritaniens souffrent et continuent de souffrir de cette inertie institutionnelle qui nous rappelle les souvenirs macabres, du galvaudage du fruit du travail des contribuables sous la férule sombre de ould Taya. Vers quelle trajectoire se dirige la Mauritanie ? Nous sommes face à un bégayement du régime. La rupture n’est pas encore consommée avec les veilles et honteuses habitudes. Le futur est difficile à évoquer dans un pays où la corruption et la personnalisation du pouvoir agissent en symbiose pour entrainer une décadence continue de l’Etat et par conséquent à la souffrance de la majorité de la population.

En voulant honorer un rendez vous avec l’histoire, notre Président a précipité les choses. Nous pourrions même dire qu’il l’a manqué. Il ne suffit pas ramener les déportés autrefois arrachés à leur terre natale par une politique de denégritude mais d’activer des mesures d’accompagnements et de réhabilitations de nos compatriotes dans leurs droits et dans leurs citoyenneté. Ces derniers sont entassés dans des camps de fortune aux périphériques de la capitale. A l’état actuelle ils sont plus refugiés qu’ils ne l’étaient pendant 18 ans. Une triste réalité. Une situation sous les obturations de la constance. Manque de volonté politique ou un engagement pris à la hâte sans préparations requises ? Certainement les deux.

Le gouvernement de Sidioca jusque là n’a pas manqué de dérives. L’on se souvient de la « fraiche » décoration de l’un des bourreaux des événements de 1989. C’était au moment où le processus du retour de nos compatriotes était engagé. Il avait choisi de rehausser le tortionnaire en l’occurrence Deddahi rendu tristement célèbre par son rôle dans les mouroirs de Jreida et autres camps, et pire de l’élever au rang du héros de la nation. Une reconversion provocatrice. Une insulte à la mémoire des victimes de 1989 et de leurs familles. Le moment choisi n’est pas désintéressé. Des criminelles qui bénéficient d’un régime de faveur au moment où la bataille pour la justice sociale s’engage.

Sidioca engage des reformes ostentatoires mais ne réforme pas. En réalité se sont juste des changements « physiques » et formalistes mais pas de mutations substantielles. On a eu vent de la démission du gouvernement, avec l’arrivé a sa tête d’un nouveau Premier ministre dont le passé est douteux. Très précoce pour y porter des jugements certes, mais l’homme en question est d’un autre âge. Nous demandons que le gangstérisme étatique soit désormais mis à l’écart et que les mauritaniens dans leur diversité puissent voir en leurs pays un Etat démocratique et non pas un état de fait.

1 mai, 2008

Hommage à Aimé Césaire ( 1913-2008)

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:42

cesair.jpg

Homme de lettres et homme politique, défenseur des droits de l’homme en général et de l’identité de l’homme noir en particulier, néologiste du concept grandiose de la Négritude, Le fils de l’inspecteur des impôts martiniquais, Aimé CESAIRE nous a quitté pour sa demeure définitive. Ce jeudi noir 17 avril 2008 marquant par son événement certes, comme celui du jeudi 29 mai 1930 de la crise économique, mais différent de celui ci par son impact émotionnel et la perte d’une très grande personnalité dont le combat a été ressenti par tout dans le monde tant la cause était noble. C’est au moment où l’Afrique et le monde noir sont en carence de voix progressistes, d’inertie de justice sociale et d’hommes capables de porter sur leurs épaules l’avenir de ce peuple, autrefois opprimé et qui continuent de subir les séquelles de cette page sombre de l’histoire de l’humanité,que nous avons perdu l’une des grandes icones et figure de proue du combat pour la reconnaissance et l’affirmation d’une identité chère au bien être de tout individu et voire de tout un peuple. Notre CESAIRE est venu ainsi compléter la triste longue liste macabre de révolutionnaires qui étaient réuni autour d’idées et de pensées ayant contribuées de façon effective à l’éradication du racisme, du colonialisme vecteur de l’assimilation, de l’aliénation et au triomphe de la liberté et des droits humains.

Cette date en l’occurrence le 17 avril 2008 restera une tâche indélébile dans nos consciences, un triste anniversaire pour l’Afrique et l’humanité toute entière. «Oui nègres nous sommes et nous le serons » ainsi ce combatif acharné, artisan indispensable de la lutte émancipatrice de l’homme noir n’avait jamais cessé de rappeler son origine africaine et sa fierté de l’assumer sans complexe et sans aucun diminutif. Radical dans sa conviction, convaincue de la justesse de sa cause, il n’a jamais arrêté de combattre nonobstant le poids de l’âge et l’absence de ses frères de plumes, Senghor et Damas avec lesquels ils constituaient le trio de « l’étudiant noir ». Quelques années auparavant il disait « lors que j’ai appris le décès de Senghor, j’ai pleuré comme un enfant ». Aucun mortel ne peut résister à l’œuvre du temps, au caractère « acide » des années qui grignotent petit à petit notre vie. Aujourd’hui c’est nous, l’Afrique et le monde entier qui pleurent cet homme dont les qualités humaines et intellectuelles ont rayonnés et continueront d’illuminer le monde.

Une page de l’histoire s’est tristement tournée, laissant derrière elle une œuvre immense, un trésor, un échafaudage, une référence dont la teneur est inestimable. Un héritage pas comme les autres puis que ne finissant pas, celui du fruit du combat de tant d’années dont des écueils ont voulu couper le trajet. Mais ton objectif a été atteint. Il reste maintenant à nous, tes héritiers de suivre les enseignements et les directives de votre mouvement. On dit que Socrate a fait écrire par ses disciples, mais nous (noirs) sommes aujourd’hui rassemblé las dans ce bas monde jeunes et vieux disciples de votre action. Car notre liberté d’aujourd’hui est le produit de votre oppression d’hier. Malgré les attaques incessantes et les mesures dissuasives, il a pu avec courage et détermination mettre à la page le concept de négritude notre seule “breuvage” aujourd’hui qui englobe l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir et le refus de leurs piétinement.

Césaire, aujourd’hui vous êtes parti, mais ta pensée restera à jamais gravée dans nos mémoires ou du moins dans celle de tout homme noir conscient et animé par un esprit de rejet de cette férule inhumaine et ignoble que l’homme blanc nous à imposé à un moment de l’histoire et qui continue encore de manifester des préludes annonçant une récidive. durant ta vie un horizon s’était tracé, mais avec ta disparition un vide s’est crée tant un substitut est difficile à trouver, tant ton combat n’est pas aisé . Aujourd’hui pas moins qu’hier ce combattant contre les régimes éthnocidaires mérite que le monde entier s’incline devant sa mémoire.

La Martinique pleure un fils, l’Afrique un père et le l’humanité un guide. Le monde est régi par cette dialectique, la vie et la mort, l’amertume et l’enthousiasme. En un mot, un brassage de contraires qui laissent l’individu soit dans une atmosphère joviale ou de tristesse. Aujourd’hui l’Africain, le nègre est dans la seconde situation. Un homme à qui nous ne saluerons jamais assez la mémoire.

AIME CESAIRE, un esprit, un combat, toute une vie au service d’un peuple. Reposes en paix

L’Afrique sera à jamais inconsolable.

l’Afrique et l’Europe, vers la rupture

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:29

Les relations entre le vieux continent qu’est l’Europe et l’Afrique qui, est la principale source de matières premières débouchent apparemment sur le nouveau concept que j’appel le « terrorisme économique » maquillé par une volonté simulée d’ouverture et d’échanges que génère la mondialisation. L’Europe a toujours voulu faire de l’Afrique la cobaille de nouvelles expérimentations néfastes et périlleuses qui mèneraient à la léthargie son économie et par conséquent à son absence constante sur le marché planétaire. Une stratégie pour empêcher les citoyens de ce continent de monter dans «l’ascenseur social».

Ainsi, sous un vocabulaire à la fois soutenu et macabre par ses effets, l’Europe a mi sur la table, les A.P.E (accords de partenariat économique) qui consiste à supprimer les taxes douanières sur les produits européens entrant en Afrique et vis-versa. Ostensiblement le projet semble être à la fois équitable et preuve de volonté d’accompagner l’Afrique dans le processus du développement durable devenu aujourd’hui le mot de passe mondial. C’est la vision peut être de l’africain père de famille ou du moins le premier reflexe que l’on aurait avant de se lancer dans des investigations explicatives du dit projet. Nous savons que la quasi-totalité des pays africains ont comme source de budgets les taxes douanières et leur suppression sur tels ou tels entrée ne resterait jamais sans conséquence. En plus compte tenu de l’état des entreprises africaines qui définissent notre économie nous ne pouvions pas faire face à une concurrence « sauvage » des entreprises européennes qui seront attirées par ladite suppression et qui ont presque atteint le paroxysme du perfectionnement alors que les nôtres sont en chemin. Tout de même ceci n’exclut pas la compétitivité des entreprises africaines.

La mondialisation intensive des échanges, la peur du réveil en cours du géant chinois conjugués aux fluctuations du marché mondial sont peut être l’élément déclencheur de cette idée qui, rien qu’à l’entendre témoigne d’une absence désormais confirmée d’une politique européenne réelle et participative au développement de l’Afrique. L’Afrique ne veut plus être un simple témoin de l’histoire mais plutôt une actrice de son époque, statut que l’Europe veut nous retirer par le biais de ses propositions digne d’un retour à impérialisme et à son corolaire de dépendance. Accepter le principe des APE c’est remettre en cause tout le processus d’indépendance économique que visent actuellement les pays du sud face à ceux du nord.

 

Malheureusement encore certains chefs d’Etats africains au lieu d’illuminer les consciences de leurs citoyens n’ont pas manifestés une réelle volonté de s’opposer de façon claire et précise aux décisions du « père céleste » qui par peur de perte d’un certain prestige et d’une mainmise sur le continent se hasarde à fouiller dans l’inconscient. La crainte de soi ne doit pas justifier l’agression de l’autre. A y regarder de près, force est de constater que certains chefs dont le sénégalais Wade ont fait preuve de bravoure et d’une réelle volonté d’entraver les ambitions déstabilisatrices de l’Europe. L’Afrique à l’instar de tous autre continent aspire certes au développement mais pas celui engagé en concomitance avec la destruction. A un certain moment de l’histoire il faut savoir prendre son destin en main et faire face aux éventualités qui viennent souvent sans aucun prélude. De part cette proposition en l’occurrence les APE, l’Afrique doit savoir qu’aujourd’hui que pour susciter une attention particulière et avoir une respectabilité à l’échelle internationale, disposer librement de sa voix soit pour approuver ou pour contester est une condition ciné qua none à toute intégration.

La bataille économique en Afrique a eu un perdant, c’est l’Europe et elle doit se résigner ou apporter plus de crédibilité afin de retrouver sa place tant convoitée que la Chine est entrain de conquérir.


29 avril, 2008

l’enseignement supérieur en Mauritanie, capacité ne rime pas avec accès

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 22:09

etudiants1.gifAu moment où toutes les nations du monde cherchent à développer la recherche et la créativité humaine en repoussant la limite de la Science et de la technologie pour un avenir qui ne résumerait pas à un aléa, voilà que la Mauritanie a choisi à travers ses institutions concernées, la voie d’une destruction systématique de la plupart des jeunes étudiants du pays et plus particulièrement ceux qui étudient à l’étranger. C’est un triste constat qui donne des frissons surtout quand on côtoie d’autres nationalités. Tant que le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut n’est pas de rigueur cette impasse institutionnelle va subsister. Que peut faire un État de plus important pour sa jeunesse que de l’épauler dans sa perspective de quête de connaissance ?. Visiblement dans ce pays on ne s’y attèle pas. On parle plutôt du terrorisme, le phénomène actuellement à la page en Mauritanie. Le plus grave des terrorismes est celui qui remettrait en cause la légitimité des droits des fils d’un pays au profit des ambitions personnelles. Sans aucune goutte de sang versée certes mais les préjudices sont considérables et par ricochet peuvent entraver le cursus universitaire d’un étudiant.

Les bourses sont attribuées malheureusement en fonction des liens de consanguinité, de sensibilité politique au détriment du mérite. Grosso modo des institutions allergiques à la capacité intellectuelle. On nie l’accès aux étudiants nonobstant leurs capacités. Une vraie entorse à l’innovation. L’instrumentalisation des icônes de l’Etat à des fins politiques corroboré au désintéressement de tous les régimes qui se sont succédé à l’enseignement supérieur et à l’éducation nationale sont la principale cause de ce phénomène néfaste.

Les autorités mauritaniennes doivent savoir et garder à l’esprit qu’aucun développement n’est possible sans la contribution de la jeunesse. Mais pour que la jeunesse joue pleinement son rôle les adultes doivent assumer leurs devoirs et avoir le sens de la responsabilité. Cette carence n’a jamais fait l’objet de sérieux débats d’autant plus que les candidats à l’investiture suprême s’en méfiaient. Ce qui explique le manque d’engagement de nos dirigeants pour pallier à cette monumentale erreur qui consiste à reléguer au second plan la future élite du pays. Ce qui est déplorable surtout, c’est cette situation cataclysmique qui consiste à donner des bourses à des étudiants qui ne rapportent aucun diplôme au pays, pure qui y sont même restés et qui bizarrement perçoivent des  »royalties ». Ce n’est pas facile pour quelqu’un qui ignore les réalités de ce pays d’y croire. Est ce cela le signe d’une démocratie réussie ou du mandat légitime d’un président élu malgré que ce phénomène soit d’un temps? C’est aux mauritaniens conscients d’y répondre.

Il faut que ce pouvoir arrête de faire semblant et qu’il s’attèle aux véritables problèmes que rencontrent les jeunes en général et les étudiants en particulier. Ironie du sort l’administration se cache souvent derrière un motif qui ne resiste pas à l’analyse celui du manque de moyens. Laisser moi rire. Quelle horreur. Où sont donc passé les pétrodollars, les recettes du poisson, du fer, du cuivre, de l’or…? Sans aucun doute dans la « caverne d’Ali baba » ou le sésame est « ma famille, ma tribu”. Tant qu’on continue de payer des fonctionnaires fictifs et d’autres sans qualification requise cette situation ne va que prendre de l’ampleur et par conséquent porter atteinte à des droits légitimes en l’occurrence le droit à la bourse pour chaque étudiant répondant au critères qui jusque là encore sont inconnus. Pour maquiller toute injustice le Ministère de l’Enseignement supérieur se cache derrière cette espèce de mouvement de rigueur et de sérieux allant même jusqu’à demander aux étudiants étrangers d’envoyer les originaux de leurs dossiers. Si seulement l’envoie des originaux pourraient entraver ce manque de transparence une issue serait donc trouvée. Ce que la présence physique ne pas pu contrecarrer un courrier postal ne le pourra jamais certainement.

Ce phénomène qui n’a que trop durer doit sans condition s’arrêter. Un pays qui se réclame de la religion musulmane ne perpétue jamais de telles injustices. L’Etat mauritanien doit savoir que la démocratie n’est pas un model à copier sur les États mais une réalité à atteindre. un pays doté d’institution vide de vocation est simulaire à une terre fertile vide de plantation.

15 avril, 2008

Le terrorisme en Mauritanie, le baptême du feu

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:52

LE TERRORISME EN MAURITANIE, LE BAPTEME DU FEULe terrorisme, ce concept très à la page depuis quelques decénies était jusque là méconnu en Mauritanie. mais voila que le laxisme des autorités mauritaniennes qui confondent la défense de la nation tout entière et la protection d’une tribu ou d’une familière particulière attire par conséquent la convoitise des « mauvais esprits ». les prémices des récentes attaques ce sont manifestés depuis longtemps et surtout au moment où le pays est passé à la vitesse supérieure en matière de trafique de drogue. qui dit trafique de drogue dit trafique d’armes et par conséquent des éliminations systématiques et sommaires des innocents au nom d’une réligion qui n’a jamais cautionné de telles attrocités. Dans un pays où les dirigeants conjuguent corruption et maladresse , les maux ne peuvent être qu’au rendez-vous.

La Mauritanie a besoin d’être reformé par le biais d’une politique juste et équitable. Mais certains de nos compatriotes n’ont trouver de solutions  que la voie du terrorisme qui est dépourvu de toute attribution formative et constructive d’avenir. A l’opposé il ne fait qu’enfoncer le pays dans une situation de désespoir.

Les juges mauritaniens qui font abstraction de toutes les procédures d’instructions sont en train aujourd’hui de former à point tillés des criminelles qui seront des multirecidivistes. comment acquiter des personnes dont la culpabilité ne fait aucun doute? la peur doit -elle regner constamment chez les juges à tel point que les poursuites reflètent une certaine complaisance ou ressemblent à un sketch de théatre.? les malfaiteurs sont connus. il faut une prise de conscience generale et cela du plus niveau de l’Etat jusqu’au citoyen ordinaire. des sanctions exemplaires et disuasives doivent être appliquées. en matière de terrorisme une sanction doit se verifier à l’ampleur,  à la barbarie de l’acte et n’est jamais sevère. un point nécessaire aussi est à souligner, la plupart des mosqués de la capitale ressemblent par la faute des imames à des hémicycles parlementaires et plus encore où la religion se confond en un laps de temps avec la politique et la haine de l’autre. les sanctions doivent aller au delà des origines éthniques, raciales mais aussi des sensibilités politiques.

les derniers événements qui sécouent le pays ne sont que le produit de la délinquance étatique qui ne ne met pas en oeuvre de moyens imoportants pour dissuader cette bande désorganisée qui éssayent de déstabiliser la Mauritanie et de vehiculer une mauvaise image de notre pays.

 

La haine n’est pas construtive d’avenir.

L’esclavage, une pratique coutumière en Mauritanie

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:45

L'ESCLAVAGE en MAURITANIE,  UNE PRATIQUE COUTUMIERE L’adoption par le parlement de la loi incriminant l’esclavage et des pratiques analogues n’a fait l’objet d’aucun suivi des autorités ad hoc. Ce qui est déplorable. l’esclavage subsite toujours dans ce pays surtout au le sahel sans oublier la région du sud, le Guidimakha. Il est vrai que ce phénomène est tellement ancré dans la culture des mauritaniens et surtout maures, qui traitent d’esclave tous ceux qui leurs different.  Aucune légitimité culturelle ne justifie la maltraitance d’une personne. il doit tout de même être combattu.

il n’est pas interdit de servir  mais il est formellemnt interdit de ne pas laisser à une personne la disposition de son corps, de ses enfants et du fruit de son travail et surtout de l’accés universelle , sans sectarisme à l’education , à la santé. Nous voyons aujourd’hui des hommes et des femmes haratines dans le sahel qui ont perdu la notion de sensibilité parentale car ayant été arraché à leurs parents biologiques au plus bas âge. Ensuite ils sont victimes des tortures, d’abus sexuels et de toute autres formes de dénigrement de la dignité humaine. Chez les maures l’esclavage repose sur un échafaudage religieux. Alors que l’islam s’oppose à toute détention physique d’un(e) musulman par son semblable musulman. L’esclavage du temps avait une vocation spirituelle. Autrement dit  si l’esclave devenait musulman il était affranchi. Méconnaissance des préceptes du coran ou entetement à conserver une tradition pirement montée de toute pièce  loin des enseignements du coran?

Dans dans le milieu negro-africain, l’esclavage se présente sous une forme régression sociale. autrement dit le ou la supposé esclave n’a pas droit à certaines prérogatives. ces personnes sont considerées comme étant une souillure et par conséquent elles se retrouvent confinées entre elles. Sauf à titre exceptionnel un mariage ne peut être admis entre les deux couches sociales en l’occurence , noble et esclave. Dans le cas échéant le récalcitrant se voit marginalisé par la société. Chez les soninkés , une éthnie majoritaire au sud c’est le calvaire total quant on est dit « esclave ». Dans Ce milieu  par exemple on passe à l’interdiction de prise de parole publique au déménagement forcé de la victime du village. Le phenomène prend une autre dimension singulière. On assiste alors à une séparation de cimetières entres les nobles et les esclaves, de mosqués.

L’avènement de l’école  moderne et du phénomène de l’immigration ont conduit de façon latente certes et souvent déclarée les esclaves à s’auto affranchir. Ayant vécu en dehors de ce cercle, ils comprennent désormais que le maitre autrefois mystérieux est un être faillible.  Généralement,  les jeunes combattent ce phénomène soit par mariage « mixte » ou tout autres moyens sont soumis à des sanctions sevères de la part de la communauté noble allant d’un simple isolement temporaire à une exclusion totale. Qui peut prendre de tels risques dans ces conditions?

Pour la mémoire des victimes de 89, juger TAYA est un impératif

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:42

TAYA BIENTOT LA FIN INCHAALLAHDepuis le 03août 2005 à la suite du putsh organisé par son ancien collaborateur, Ely Ould Mohamed Vall et son bras droit pendant 20 longues années que les mauritaniens ont vecus dans la terreur et dans l’exclusion( la majorité de la population), Ould Taya fait actuellement la fiesta dans la riche monarchie du golfe en l’occurrence le Qatar. cet ancien sanguinaire qui faisait des droits de l’homme et les libertés un mouchoir de poche, ne se voit pas inquiété par la justice non pas de son pays d’origine ce qui serait une pure utopie d’ailleurs car dans cet immense désert ( La Mauritanie) l’appartenance tribale des maures est une source d’immunité juridique. mais par contre je constate la passivité des organisations internationales qui ne posent jamais de question à ce sujet.

 

Ce qui est déplorable. Nul ne peut ignorer les dérives totalitaires de ce petit bout d’homme qui avait instrumentaliser les évènements de 89 qui ont opposés le pays au Sénégal pour décimer sa propre population. Des exactions sommaires, des disparitions , des viols,des femmes enceintes éventrées et toutes autres formes d’atrocité. En réalité c’était un rasage ethnique qui avait pour macabre objectif l’élimination systématique des noirs.Des milliers de veuves et leurs orphelins dont la plupart sont des anciennes épouses des hommes de corps et des hauts fonctionnaires sont dans l’espérance de voir le bourreau enfin dans la main d’une justice compétente et digne de ce nom. Imaginez le choc moral de perdre ses parents et son époux(se) et pire de voir les criminels en liberté. Le fait que la communauté internationale ferme les yeux sur ce fait n’est pas acceptable. la culpabilité de Taya fait -elle l’objet d’un doute? on répondrait certes par la négative. Taya mérite la plus sévère des sanctions. Car la souffrance de tout un peuple nécessite une punition exemplaire.

 

Des hommes comme Taya en liberté décredibilise la compétence des institutions judiciaires internationales. Le Qatar doit vraiment prendre en considération et faire abstraction de certains règles protocolaires mais aussi respecter le passé du peuple mauritaniens en général et plus particulièrement les négro- africains qui ont tellement souffert du manque d’humanisme de ce dictateur qui a essayé à tout moment de maquiller ses atrocités. Je demande solennellement à la communauté internationale de faire préssion pour livrer Taya à la cour de justice de Belgique qui a reçu la plainte commune des mauritaniens. Il est temps que les mauritaniens voient ce gars qui a pendant 20 ans personnalisé le pouvoir qui pour lui était providentiel au profit de ses propres intérêts et de celui de son clan au détriment de la population (noire qui est majoritaire dans ce pays ) dans le box des accusés comme ses anciens potes Charles Taylor l’ancien Pst du Liberia et pourquoi pas Hisen Habré l’ancien du Tchad.

 

On peut certes pendant un certain temps tromper une partie du peuple mais on ne peut cependant tromper tout le peuple tout le temps. Et si Taya un jour est traduit devant la justice croyez moi beaucoup de ceux qui sont entrain de faire la fête à Nouakchott le seront auss

123

Cap sur l'avenir, le blog |
La Françafrique a du coeur |
les illusions perdues |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ENDYMION
| le bien être de candresse e...
| les pensées doubles de Caleb