« Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse »

18 avril, 2009

la débandade idéologique, l’AJD/MR déçoit

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 3:15

Pendant cette dernière semaine, l’actualité politique en Mauritanie a pour épicentre, la candidature à la magistrature suprême de Ould Abdel Aziz, qui entend se présenter « conformément » aux aspirations du peuple mauritanien dit-il. En tout état de cause, ce qui ne fait pas l’objet d’un doute, c’est qu’il est candidat.  A cet effet, une question s’impose, est-il un candidat prétendant ou un candidat déjà président ? La palme de la franchise, consisterait à dire qu’Aziz n’a pas organisé ces élections pour qu’elles lui échappent. Elles seront tout simplement une réécriture insidieuse de l’histoire de la Mauritanie contemporaine. 

Le délitement progressif des conditions de vie de la population est malheureusement relégué au second plan. A y regarder de près, force est de constater que,  le Général  démissionnaire, une fois au pouvoir, risque de résister  à l’œuvre du temps, beaucoup plus que Ould Taya. D’abord ceci s’explique facilement, par son âge qui lui permet de régner à tout jamais. Ensuite, rien qu’à la lecture de ses propos, il apparait comme  un admirateur zélé du pouvoir et un personnage qui rechigne toute dialectique idéelle. Enfin, tous les ingrédients réunis pour faire de lui un dictateur redoutable en gestation. 

Les partis politiques sont très divisés sur la question, quant à la participation au suffrage universel, qui présage déjà une mascarade. En d’autres termes, ces élections ne seront qu’à l’aune  du personnage et de sa conception moyenâgeuse de l’Etat moderne. Certains partis politiques tels que l’AJD/MR qui, se trouvait, au moment du coup d’Etat du 06 août dans une « myopie » politique, voire aux abords même de l’irresponsabilité, est entrain de légitimer aujourd’hui, par sa candidature, le coup de force survenu le 06 août. Etrange conception d’une démocratie participative, que cette formation politique a toujours prônée. Bref, en Mauritanie, le sens de l’objectivité cède devant celui de la subjectivité et du culte de la personnalité. 

Ibrahima Sarr, qui s’est toujours considéré comme le levain d’une cohésion sociale et de la lutte pour le triomphe de la démocratie dans ce pays, vient de rompre avec l’histoire, son rendez-vous tant attendu. La cristallisation idéologique et les valeurs morales de ce parti viennent de voler en éclat pour se retrouver dans une sorte d’oscillation décisionnelle. Pour plus de respectabilité, l’AJD/MR doit cesser ces baragouins, qui trempent ses militants dans « l’encre » de  l’incivilité.   

Un homme politique, ne peut en aucun cas invoquer la neutralité face à une situation qui prévaut dans son pays et surtout quand il s’agit de dénoncer une prise de pouvoir non constitutionnelle. Si expliquer n’est pas justifier, prendre acte n’est pas aussi synonyme de condamner. L’honnêteté de la personne humaine se mesure à la limpidité de ces propos. 

Cette lancinante posture politique, ne serait pas celle, qui conduira Sarr aux portes du palais, mais plutôt le vent du pouvoir soufflera à son opposé. On sait déjà que sa candidature  n’aura qu’une influence « atomique » sur le cours de ces élections. Elle est d’autant plus scandaleuse d’ailleurs, qu’elle servira d’échafaudage à la légitimité politique, que veut se forger l’ex- Président du Haut Conseil d’Etat. En politique si le charisme fait defaut, l’échec se profile à l’horizon. La participation de l’AJD/ MR meublera les esprits, non pas par ses eventuels resultats, mais plutot par le doute qu’elle sème dans l’esprit des militants quant au bon choix de cette sensibilité politique. 

 Encore une fois de plus, l’impartialité choquante, que s’est imposée le parti, durant toute la transition sous la houlette de Ould Abdel Aziz, contraste aujourd’hui avec le choix entrepris. En réalité, cette simple candidature vaut aujourd’hui approbation du coup d’Etat. Les convictions ideologiques d’un parti  devraient determiner ses choix politiques, mais ce ne sont pas, en vertu de la convenance, ses choix politiques qui devraient determiner ses convictions ideologiques. En politique, c’est le fond qui determine la procedure. 

L’attitude actuelle de l’AJD/MR  donne crédit non seulement à la thèse de  l’existence de certains partis, qui ne sont d’opposition que par leurs statuts, mais aussi configuristes et complaisants par leurs manieres douteuses d’agir. Ceci, ne servira pas de ciment à un encrage de la culture democratique dans ce pays. Tout au contraire, elle reflète la carence et l’inertie d’un contrepouvoir. Ces partis en question ignorent qu’à l’orée de ce IIIème millenaire, ceux qui tiennent des discours et des décisions ont une responsabilité. 

         Par cette decision (la participation au suffrage universel), l’AJD/MR est entrain de renoncer à pointillés à ses valeurs, qui, jadis, avaient convaincu beaucoup de mauritaniens, toutes races confondues et contribué de façon effective à la percée politique de cette formation et de son nouveau leader fraichement désigné. Malheureusement, on tend vers une éclipse ideologique, qui débouchera sur une dénégation des militants. Ainsi, par cette participation, notre chère AJD /MR, a contribué à lier notre destin à celui des militaires. Nous ne voulons pas d’un parti politique qui ressemble à une pastèque, c’est à dire verte à l’extérieur, mais rouge dans sa vérité profonde. 

5 avril, 2009

Taya dans le box des accusés? Est-il interdit de rêver?

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 23:15

 

On peut certes tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. La vie des Hommes est régit par l’ordre de la dialectique,  partagée entre des aventures enthousiastes et d’autres relevant de l’amertume. Il est vrai qu’il faut accepter les résultats divins des épreuves de la vie. C’est là, que résident toutes les vertus de la foi. Ces vertus ne sont pas faut-il le rappeler exclusives de toute responsabilité humaine.

Si l’on a tendance à affirmer que rien ne peut résister à l’œuvre du temps et au « caractère acide » des années, il faut tout de même reconnaitre que certains événements resteront une tache indélébile dans la mémoire de toute l’humanité et encore plus dans celle de ceux qui l’ont subi. Ainsi, à titre de piqûre de rappel, les négro-mauritaniens avaient subi une politique sélective orchestrée par Ould Taya dont la finalité n’était autre qu’une épuration ethnique. Au lieu d’un régime démocratique, Taya et sa troupe y substituèrent un pouvoir ethnocidaire et oligarchique. Pendant vingt et un ans, ils dirigèrent le pays d’une main de fer cachée dans une moufle de velours.

Entre la fausse image que la Mauritanie reflétait aux yeux de la communauté internationale et le quotidien d’une frange de la population, un sinistre se profilait à l’horizon. En réalité, le régime de ce bourreau était entrain de redessiner la carte de la Mauritanie à la pointe du fusil. Les événements de 1989 furent ainsi instrumentalisés pour mettre en place un mécanisme d’exactions sommaires et systématiques de négro-mauritaniens dont la prétendue culpabilité reposait sur le premier signe ostentatoire de l’être humain, en l’occurrence la couleur de la peau. Un compromis sur fond de compromission. La denégritude était devenue le mot d’ordre corroborée à une façon inepte de la gouvernance

Un banal incident entre agriculteurs sénégalais et éleveurs mauritaniens sur la rive du fleuve, a conduit malheureusement à « l’institutionnalisation » de la torture par le biais de  la création de prisons mouroirs tristement célèbres à savoir  celles de Oualata, de Jreida ou encore d’Inal. Ces « camps de concentration » version mauritanienne étaient le forum macabre et le carrefour de traitements afflictifs et infamants. C’est là, que périrent la quasi-totalité des cadres, officiers et sous officiers négro-mauritaniens, laissant derrière eux, des veuves et des orphelins dont la vie ne présage aucune lisibilité de leur avenir. Pour affaiblir cette communauté, le régime lui ôta son élite.

Certaines victimes de cette délinquance étatique n’ont jamais été vu (corps), ce qui conduit encore à l’impossibilité d’un deuil. Le régime sanguinaire d’Ould Taya était au paroxysme de l’immoralité, conjuguant maladresse et haine raciale. Les massacres étaient organisés de façon « clinique », de telle sorte qu’aucune trace des victimes n’était perceptible, encore moins visible. De 1989 à 1991, la troupe théâtrale de ce petit bout d’homme était hermétique et indifférente face aux exigences du monde moderne.

Il faut aussi reconnaitre que souvent dans la fureur des événements, des justes se sont levés. Les rares voies qui se sont opposées à cette politique furent elles aussi emprisonnées et tuées sans aucune autre forme de procès. L’Etat n’était plus une entité institutionnelle, mais une incarnation personnalisée. Taya ne voulait pas comprendre que la démocratie oblige qu’on soit  que des locataires des lieux du pouvoir.

L’idéologie raciste se croyait alors invincible. Si l’on admet que c’est le temps qui permet la longévité, il est aussi à la source d’un arrêt. Autrement dit, la notion de temporalité influe sur l’action de l’Homme. C’est aussi la conception religieuse d’un pouvoir humain qui est éphémère. Le seul appelé à régner pour l’éternité est le pouvoir divin. Le 03 août 2005 atteste ainsi parfaitement cette maxime. Le régime de Taya proprement dit venait de prendre congés du palais. C’est au tour d’un autre régime d’accéder au pouvoir. La dictature s’est –elle éclipser ? C’est la grande interrogation qui s’ouvre toujours à travers le rejet d’une solution probable. Je me contenterai de parler d’une myopie politique plutôt que d’une réelle mutation.

Le départ de Taya a sonné certes comme une lueur d’espoir surtout pour les veuves et les orphelins de 1989, mais il ne dissipe pas pour autant les chagrins. Dans ce pays, où l’on affirme avec fierté et sans recul que le droit est de source religieuse (Coran), il n’en demeure pas moins que l’on peut constater des dysfonctionnements graves qui vont à l’encontre de l’enseignement coranique. La vie de Taya et de ses complices en liberté donne crédit à  cette triste thèse. Si tel est le destin de notre « Etat de droit », il est vain. Le sens de l’objectivité m’obligera à dire qu’en Mauritanie, nous vivons une débandade idéologique  et non un enracinement dans les valeurs Coraniques.

Le coran délégitime t-il la punition des coupables ? Aucune croyance ne favorise un tel laxisme poussé à l’outrance. Par ailleurs, on entend aujourd’hui parler de la question du passif humanitaire et le Général Ould Abdel Aziz, semble t-il veut « guérir » cette plaie béante à travers un discours qui fleurte souvent avec l’hypocrisie.  Pour toute avancée dans la gestion de ce problème, une condition sine qua none s’impose, celle de la reconnaissance par l’Etat de sa responsabilité, qui est le préalable à toute réconciliation nationale.

Ensuite, pour que la Mauritanie acquière plus de respectabilité au niveau international, il faut que les tortionnaires et les commanditaires soient tirés par devant les tribunaux. Certains diront que c’est un rêve. Oui. Un rêve qui, une fois devenu réalité, servira à essuyer les larmes d’une population meurtrie. Au lieu de s’atteler à ces épineuses questions, les dirigeants parlent plutôt de réparation. Existe-t-il un autre moyen plus probant de réparer un dommage tel que les assassinats de 89, qui surplomberait la poursuite des tortionnaires ? C’est regrettable que la compensation financière prenne le dessus sur une reconnaissance morale.

La réparation ne se limite pas seulement à des indemnisations forfaitaires, ni à des discours académiques. S’il est réjouissant d’entendre certes des propos prononcés avec une assise impeccable et une syntaxe soutenue, il l’est aussi de voir la justice rendue. Nous savons qu’une éventuelle inculpation de Mr Taya entrainerait avec elle des visages connues, mais en matière de justice, le tribalisme et la couleur politique ne font pas le poids. Rendue au nom d’Allah, contrairement dans certains pays où elle l’est au nom du peuple, la justice ne peut en aucun cas faire l’objet d’aménagement et de marchandage en vue de soustraire les coupables à leurs dettes en vers la société.

Les conséquences néfastes des massacres de 1989 impliquent un mariage entre la répression et la réconciliation. L’ex Président  Ely Ould Mohamed Vall affirmait sans sursaut de conscience et ni posture pédagogique que  les événements de 1989 relevaient du passé et poursuit-il, la Mauritanie devrait se consacrer à son avenir. Il agrémentait ses phrases de gutturales à lui faire vomir. Mais il ignorait qu’un passé subi à souvent le sens d’un présent actif.

 Le Président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah lui, faisait une lecture diagonale et scandaleuse des événements. C’est-à-dire qu’au même moment où le retour des refugiés s’opérait, comble de l’ironie et de la provocation, Deddahi dont le passé est plus que douteux et « volcanique » était élevé au rang du héros de la nation par une décoration du Président. Taisez –vous, c’est la Mauritanie d’en haut qui agit. L’engagement politique et moral riment-ils avec de la provocation  et le non respect de la mémoire des victimes?

Enfin, le coupable, Taya (même si l’on reconnait que cette conclusion n’est pas en adéquation avec les règles de la procédure en la matière et de la présomption d’innocence) se refugie aujourd’hui sous l’ombre de  monarchie du Qatar. La vie ne cessera jamais de l’enseigner qu’en déportant des citoyens de leurs  pays, on peut à son tour être refugié un jour. Ceci n’est rien d’autre qu’une justice sociale.

Cet article n’est  pas un réquisitoire contre « les maures blancs », ce que certains lecteurs penseront, il est le fruit d’une analyse que tout compatriote se doit le devoir de mener. Malheureusement dans ce pays, nos questions sont souvent nos propres réponses.

 

 

28 mars, 2009

LES MARGINAUX DE L ETAT : LES ETUDIANTS MAURITANIENS A L’ ETRANGER

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 3:08

Au moment où la Mauritanie a besoin d’avantages d’intellectuelles capables de faire avancer ce pays qui est à la léthargie, le gouvernement ne fournit aucun effort pour assister les étudiants mauritaniens à l’étranger. Ceci est d’autant plus scandaleux, qu’à l’orée du 3ème  millénaire où toutes les nations cherchent à émerger en repoussant les limites de la Science et de la créativité humaine,  la Mauritanie elle, a choisi l’autre face de la convenance, c’est-à-dire le refus du progrès.

Ces étudiants qui pourtant envisagent de retourner au pays malgré les risques de chômage de longue durée. Nonobstant ce fait réel, ils aspirent tout de même à y retourner et peut être y construire une vie professionnelle, mieux celle qui serait à la hauteur de leurs formations.

A y regarder de près, force est de constater que la majorité des étudiants mauritaniens  à l’étranger et plus particulièrement en France sont venus par leurs propres moyens sans aucune aide de l’état. Une fois en France, ils sont confrontés à différents problèmes notamment ceux du logement, de la nourriture, du transport etc.  A ce lot de situations cataclysmiques s’ajoutent des démarches administratives non assistées. Seul face à toutes ces entraves, « le brave étudiant » se bat et parvient à valider son année avec un esprit fortement tourmenté par les événements vécu.

Abstraction faite des difficultés citées, le mois de décembre suscite un espoir « messianique » chez quelques étudiants. En effet, il est le moment tant attendu, en l’occurrence celui du dépôt des demandes de bourses d’Etat. Alors que, certains sont déjà dans ce que l’on appel une sorte de « mauritano-pessimisme ». Autrement dit, ces derniers se remettent à une triste réalité, qui est le crédo dans ce pays, à savoir celle d’un refus sans examen de dossier au préalable et ni motif par ailleurs. Le Ministère de l’enseignement supérieur peut-il  énumérer les motifs, vu que les critères d’octroi sont quasi-inexistants ? Est-ce là, le prélude d’une volonté des dirigeants qui veulent faire monter la Mauritanie dans l’ascenseur du développement? La réponse est certes négative.

Il convient de rappeler que cette question de bourse d’Etat fait couler beaucoup de salives dans ce pays. Elle est la publicité vivante du clientélisme conjugué au favoritisme et à ses corolaires de conséquences. Les « critères » d’attributions ne sont autres ou du moins dans leurs majorités, que ceux basés sur des sensibilités politiques et des considérations raciales. Par définition, est boursier en Mauritanie, celui ou celle dont les parents (ici entendu dans son acception générale, amis, cousins..) occupent ou occupaient des postes de responsabilités. C’est ainsi qu’est définit le boursier dans le « Larousse mauritanien ». Visiblement ce dictionnaire ne connait point de nouvelles éditions.

 Il ne s’agit pas d’octroyer la bourse à tous les étudiants mauritaniens ce qui relèverait d’ailleurs d’une force imaginative mais de se fonder sur des critères objectifs loin des chuchotements de  dernière minute qui meublent les bureaux Nouakchottois. C’est-à-dire plus de transparence dans la gestion et la sélection des dossiers.

Par ailleurs, je vous raconte une anecdote, un étudiant inscrit en deuxième année de thèse s’est vu attribuer dans son reçu de dépôt, une nouvelle date de naissance, une nouvelle formation et un grade d’étude de niveau 1, le même que celui d’un étudiant inscrit en master 1 (maîtrise) . On sait d’ores et déjà que cet étudiant  ne bénéficiera pas d’une bourse. Ceci relève t-il de l’inadvertance humaine ou c’est plutôt un acte téléguidé de loin ? C’est aussi l’épineuse question que soulève, la compétence de nos agents administratifs.

C’est ainsi qu’entre une carence de ressources humaines et un déni de volonté de responsables mauritaniens, se situe, le pauvre étudiant mauritanien à l’étranger. En somme, il est pris par un  étau qui fait de l’humanisme et de l’assistance à autrui, un mouchoir de poche.

20 mars, 2009

khadafi, un drôle de mediateur

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:21

Le peuple mauritanien vient encore de subir un coup de matraque de la junte au pouvoir avec la complicité affichée du guide Libyen Kadhafi. L’histoire s’est encore réécrite de façon insidieuse certes, mais elle l’a tout de même été. En d’autres termes encore une fois les autorités mauritaniennes rechignent à toute avancée démocratique dans ce pays tristement célèbre par ses entraves à la démocratie répétitives et instantanées. Alors c’est l’heure de l’enchantement comme disait l’écrivain russe Vladimir Nabakov avec cette course à des concepts magiques. Au coup d’Etat on y substitue la rectification en passant par les Etats généraux etc. Visiblement le pays ne manque pas de poètes.  Pour sortir de cette impasse, un personnage très controversé s’érige en figure de proue pour la réconciliation entre les camps protagonistes. 

Kadhafi est-il un médiateur digne de ce nom ou plutôt un leader dont les propos ne résistent pas à l’analyse et qui par-dessus le marché veut asseoir sa légitimité et sa notoriété au détriment des revendications du peuple, à savoir la démocratie et l’Etat de droit ? Cette « peopolisation » des négociations pourrait t-elle aboutir sur une sortie de crise ? Sans aucun doute l’on sait que celui qui dresse des diatribes aiguës contre la démocratie ne luttera point pour son enracinement. Alors où se trouvent les vertus de notre médiateur? 

Je pense que sa volupté du langage et cette crédibilité forcée dont il bénéficie à chacune de ses visites trouvent sa source dans les pétrodollars. L’appât du gain l’a emporté sur le sens de la responsabilité. A y regarder de près, force est de constater que certaines  sensibilités politiques mauritaniennes n’ont aucun sens du patriotisme et font primer les intérêts personnels au moment où le pays a besoin de voix progressistes pour s’arracher de cette myopie politique et de cette léthargie économique. Il faut comprendre que remettre en cause les aptitudes du guide Libyen n’est pas synonyme de la déculpabilisation des politiciens mauritaniens qui se lancent dans une sorte de débandade idéologique qui n’a rien de constructive.  Je pense qu’une « mauritanisation » du conflit s’impose. Quel que soit les qualités d’un médiateur il y’aura toujours des failles dont l’ignorance peut être fatale. Ces failles ne peuvent être découvertes que par des mauritaniens qui vivent les réalités socio-économiques de ce pays. L’image miroitée que cette junte veut donner à la communauté internationale contraste avec le quotidien de ce peuple qui aspire à marier le souffle de la démocratie avec celui du développement et de l’émergence. 

Mais à la lecture des événements, cette aspiration risque d’être un simple souvenir qui meublera les esprits. Toute éventuelle candidature du général, considéré par certains comme un espoir messianique, accréditerait encore plus la thèse selon laquelle la Mauritanie est vouée aux pouvoirs militaires. A l’instant précis nous ne sommes que dans la suite logique de cette opinion. C’est malheureusement en Mauritanie que certains parlent du Général en des termes dépourvu de toutes critiques. Il n’est pas certes le seul comptable de la crise actuelle mais sa participation y a été pour quelque chose. Au lieu de s’atteler aux véritables problèmes qui gangrènent le pays, il se met dans une phase de précampagne au mépris de la souffrance du peuple et de ses conséquences néfastes.  Pour sortir de cette crise, la junte doit faire preuve de flexibilité et de sens de l’engagement, car c’est l’avenir de ce peuple qui est en jeu. Aucun mauritanien ne veut revivre les années de braise d’Ould Taya.   

8 mai, 2008

la Mauritanie, reformes ou enracinement

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 6:12

sidioca.jpgActualité morose, climat d’incertitude et d’insécurité, le bilan annuel du régime Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi est très mitigé. En effet, après le départ du CMJD et l’arrivée de Sidioca à la tête du pays, les Mauritaniens avaient les bras ouverts pour accueillir un espoir « messianique » et une revalorisation de leurs conditions de vie. Mais à l’instant aucune lisibilité dans leurs avenirs n’est encore constatée et moins un revirement de stratégie de gestion de l’époque Taya n’est encore adoptée. Les espoirs se mettent ainsi à même que la terre laissant des esprits perplexes. Une politique politicienne au service des aisés et au détriment des nécessiteux. Une honte.

Un compromis sur fond de compromissions. Les promesses électorales sont restées dans les fonds des tiroirs nous laissant ainsi dans une myopie politique dont les préludes commencent à se faire sentir. Ce régime ne s’emploi pas activement à la concrétisation des aspirations du peuple et encore moins à l’apport de perspectives nobles qui lui permettront d’améliorer son quotidien, sa longue soif de la démocratie. La légitimité d’un pouvoir ne se mesure pas uniquement au caractère démocratique des élections mais il est aussi tributaire de la primauté de la nation et de la mise en place d’un mécanisme de bonne gouvernance qui favorise une gestion saine et non sélective des deniers publics.

SIDIOCA est politiquement vierge faut-il encore le rappeler. Le pouvoir se retrouve dans des mains souillés qui méritent un bain de purification. Les mauritaniens souffrent et continuent de souffrir de cette inertie institutionnelle qui nous rappelle les souvenirs macabres, du galvaudage du fruit du travail des contribuables sous la férule sombre de ould Taya. Vers quelle trajectoire se dirige la Mauritanie ? Nous sommes face à un bégayement du régime. La rupture n’est pas encore consommée avec les veilles et honteuses habitudes. Le futur est difficile à évoquer dans un pays où la corruption et la personnalisation du pouvoir agissent en symbiose pour entrainer une décadence continue de l’Etat et par conséquent à la souffrance de la majorité de la population.

En voulant honorer un rendez vous avec l’histoire, notre Président a précipité les choses. Nous pourrions même dire qu’il l’a manqué. Il ne suffit pas ramener les déportés autrefois arrachés à leur terre natale par une politique de denégritude mais d’activer des mesures d’accompagnements et de réhabilitations de nos compatriotes dans leurs droits et dans leurs citoyenneté. Ces derniers sont entassés dans des camps de fortune aux périphériques de la capitale. A l’état actuelle ils sont plus refugiés qu’ils ne l’étaient pendant 18 ans. Une triste réalité. Une situation sous les obturations de la constance. Manque de volonté politique ou un engagement pris à la hâte sans préparations requises ? Certainement les deux.

Le gouvernement de Sidioca jusque là n’a pas manqué de dérives. L’on se souvient de la « fraiche » décoration de l’un des bourreaux des événements de 1989. C’était au moment où le processus du retour de nos compatriotes était engagé. Il avait choisi de rehausser le tortionnaire en l’occurrence Deddahi rendu tristement célèbre par son rôle dans les mouroirs de Jreida et autres camps, et pire de l’élever au rang du héros de la nation. Une reconversion provocatrice. Une insulte à la mémoire des victimes de 1989 et de leurs familles. Le moment choisi n’est pas désintéressé. Des criminelles qui bénéficient d’un régime de faveur au moment où la bataille pour la justice sociale s’engage.

Sidioca engage des reformes ostentatoires mais ne réforme pas. En réalité se sont juste des changements « physiques » et formalistes mais pas de mutations substantielles. On a eu vent de la démission du gouvernement, avec l’arrivé a sa tête d’un nouveau Premier ministre dont le passé est douteux. Très précoce pour y porter des jugements certes, mais l’homme en question est d’un autre âge. Nous demandons que le gangstérisme étatique soit désormais mis à l’écart et que les mauritaniens dans leur diversité puissent voir en leurs pays un Etat démocratique et non pas un état de fait.

1 mai, 2008

Hommage à Aimé Césaire ( 1913-2008)

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:42

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Homme de lettres et homme politique, défenseur des droits de l’homme en général et de l’identité de l’homme noir en particulier, néologiste du concept grandiose de la Négritude, Le fils de l’inspecteur des impôts martiniquais, Aimé CESAIRE nous a quitté pour sa demeure définitive. Ce jeudi noir 17 avril 2008 marquant par son événement certes, comme celui du jeudi 29 mai 1930 de la crise économique, mais différent de celui ci par son impact émotionnel et la perte d’une très grande personnalité dont le combat a été ressenti par tout dans le monde tant la cause était noble. C’est au moment où l’Afrique et le monde noir sont en carence de voix progressistes, d’inertie de justice sociale et d’hommes capables de porter sur leurs épaules l’avenir de ce peuple, autrefois opprimé et qui continuent de subir les séquelles de cette page sombre de l’histoire de l’humanité,que nous avons perdu l’une des grandes icones et figure de proue du combat pour la reconnaissance et l’affirmation d’une identité chère au bien être de tout individu et voire de tout un peuple. Notre CESAIRE est venu ainsi compléter la triste longue liste macabre de révolutionnaires qui étaient réuni autour d’idées et de pensées ayant contribuées de façon effective à l’éradication du racisme, du colonialisme vecteur de l’assimilation, de l’aliénation et au triomphe de la liberté et des droits humains.

Cette date en l’occurrence le 17 avril 2008 restera une tâche indélébile dans nos consciences, un triste anniversaire pour l’Afrique et l’humanité toute entière. «Oui nègres nous sommes et nous le serons » ainsi ce combatif acharné, artisan indispensable de la lutte émancipatrice de l’homme noir n’avait jamais cessé de rappeler son origine africaine et sa fierté de l’assumer sans complexe et sans aucun diminutif. Radical dans sa conviction, convaincue de la justesse de sa cause, il n’a jamais arrêté de combattre nonobstant le poids de l’âge et l’absence de ses frères de plumes, Senghor et Damas avec lesquels ils constituaient le trio de « l’étudiant noir ». Quelques années auparavant il disait « lors que j’ai appris le décès de Senghor, j’ai pleuré comme un enfant ». Aucun mortel ne peut résister à l’œuvre du temps, au caractère « acide » des années qui grignotent petit à petit notre vie. Aujourd’hui c’est nous, l’Afrique et le monde entier qui pleurent cet homme dont les qualités humaines et intellectuelles ont rayonnés et continueront d’illuminer le monde.

Une page de l’histoire s’est tristement tournée, laissant derrière elle une œuvre immense, un trésor, un échafaudage, une référence dont la teneur est inestimable. Un héritage pas comme les autres puis que ne finissant pas, celui du fruit du combat de tant d’années dont des écueils ont voulu couper le trajet. Mais ton objectif a été atteint. Il reste maintenant à nous, tes héritiers de suivre les enseignements et les directives de votre mouvement. On dit que Socrate a fait écrire par ses disciples, mais nous (noirs) sommes aujourd’hui rassemblé las dans ce bas monde jeunes et vieux disciples de votre action. Car notre liberté d’aujourd’hui est le produit de votre oppression d’hier. Malgré les attaques incessantes et les mesures dissuasives, il a pu avec courage et détermination mettre à la page le concept de négritude notre seule “breuvage” aujourd’hui qui englobe l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir et le refus de leurs piétinement.

Césaire, aujourd’hui vous êtes parti, mais ta pensée restera à jamais gravée dans nos mémoires ou du moins dans celle de tout homme noir conscient et animé par un esprit de rejet de cette férule inhumaine et ignoble que l’homme blanc nous à imposé à un moment de l’histoire et qui continue encore de manifester des préludes annonçant une récidive. durant ta vie un horizon s’était tracé, mais avec ta disparition un vide s’est crée tant un substitut est difficile à trouver, tant ton combat n’est pas aisé . Aujourd’hui pas moins qu’hier ce combattant contre les régimes éthnocidaires mérite que le monde entier s’incline devant sa mémoire.

La Martinique pleure un fils, l’Afrique un père et le l’humanité un guide. Le monde est régi par cette dialectique, la vie et la mort, l’amertume et l’enthousiasme. En un mot, un brassage de contraires qui laissent l’individu soit dans une atmosphère joviale ou de tristesse. Aujourd’hui l’Africain, le nègre est dans la seconde situation. Un homme à qui nous ne saluerons jamais assez la mémoire.

AIME CESAIRE, un esprit, un combat, toute une vie au service d’un peuple. Reposes en paix

L’Afrique sera à jamais inconsolable.

l’Afrique et l’Europe, vers la rupture

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:29

Les relations entre le vieux continent qu’est l’Europe et l’Afrique qui, est la principale source de matières premières débouchent apparemment sur le nouveau concept que j’appel le « terrorisme économique » maquillé par une volonté simulée d’ouverture et d’échanges que génère la mondialisation. L’Europe a toujours voulu faire de l’Afrique la cobaille de nouvelles expérimentations néfastes et périlleuses qui mèneraient à la léthargie son économie et par conséquent à son absence constante sur le marché planétaire. Une stratégie pour empêcher les citoyens de ce continent de monter dans «l’ascenseur social».

Ainsi, sous un vocabulaire à la fois soutenu et macabre par ses effets, l’Europe a mi sur la table, les A.P.E (accords de partenariat économique) qui consiste à supprimer les taxes douanières sur les produits européens entrant en Afrique et vis-versa. Ostensiblement le projet semble être à la fois équitable et preuve de volonté d’accompagner l’Afrique dans le processus du développement durable devenu aujourd’hui le mot de passe mondial. C’est la vision peut être de l’africain père de famille ou du moins le premier reflexe que l’on aurait avant de se lancer dans des investigations explicatives du dit projet. Nous savons que la quasi-totalité des pays africains ont comme source de budgets les taxes douanières et leur suppression sur tels ou tels entrée ne resterait jamais sans conséquence. En plus compte tenu de l’état des entreprises africaines qui définissent notre économie nous ne pouvions pas faire face à une concurrence « sauvage » des entreprises européennes qui seront attirées par ladite suppression et qui ont presque atteint le paroxysme du perfectionnement alors que les nôtres sont en chemin. Tout de même ceci n’exclut pas la compétitivité des entreprises africaines.

La mondialisation intensive des échanges, la peur du réveil en cours du géant chinois conjugués aux fluctuations du marché mondial sont peut être l’élément déclencheur de cette idée qui, rien qu’à l’entendre témoigne d’une absence désormais confirmée d’une politique européenne réelle et participative au développement de l’Afrique. L’Afrique ne veut plus être un simple témoin de l’histoire mais plutôt une actrice de son époque, statut que l’Europe veut nous retirer par le biais de ses propositions digne d’un retour à impérialisme et à son corolaire de dépendance. Accepter le principe des APE c’est remettre en cause tout le processus d’indépendance économique que visent actuellement les pays du sud face à ceux du nord.

 

Malheureusement encore certains chefs d’Etats africains au lieu d’illuminer les consciences de leurs citoyens n’ont pas manifestés une réelle volonté de s’opposer de façon claire et précise aux décisions du « père céleste » qui par peur de perte d’un certain prestige et d’une mainmise sur le continent se hasarde à fouiller dans l’inconscient. La crainte de soi ne doit pas justifier l’agression de l’autre. A y regarder de près, force est de constater que certains chefs dont le sénégalais Wade ont fait preuve de bravoure et d’une réelle volonté d’entraver les ambitions déstabilisatrices de l’Europe. L’Afrique à l’instar de tous autre continent aspire certes au développement mais pas celui engagé en concomitance avec la destruction. A un certain moment de l’histoire il faut savoir prendre son destin en main et faire face aux éventualités qui viennent souvent sans aucun prélude. De part cette proposition en l’occurrence les APE, l’Afrique doit savoir qu’aujourd’hui que pour susciter une attention particulière et avoir une respectabilité à l’échelle internationale, disposer librement de sa voix soit pour approuver ou pour contester est une condition ciné qua none à toute intégration.

La bataille économique en Afrique a eu un perdant, c’est l’Europe et elle doit se résigner ou apporter plus de crédibilité afin de retrouver sa place tant convoitée que la Chine est entrain de conquérir.


29 avril, 2008

l’enseignement supérieur en Mauritanie, capacité ne rime pas avec accès

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 22:09

etudiants1.gifAu moment où toutes les nations du monde cherchent à développer la recherche et la créativité humaine en repoussant la limite de la Science et de la technologie pour un avenir qui ne résumerait pas à un aléa, voilà que la Mauritanie a choisi à travers ses institutions concernées, la voie d’une destruction systématique de la plupart des jeunes étudiants du pays et plus particulièrement ceux qui étudient à l’étranger. C’est un triste constat qui donne des frissons surtout quand on côtoie d’autres nationalités. Tant que le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut n’est pas de rigueur cette impasse institutionnelle va subsister. Que peut faire un État de plus important pour sa jeunesse que de l’épauler dans sa perspective de quête de connaissance ?. Visiblement dans ce pays on ne s’y attèle pas. On parle plutôt du terrorisme, le phénomène actuellement à la page en Mauritanie. Le plus grave des terrorismes est celui qui remettrait en cause la légitimité des droits des fils d’un pays au profit des ambitions personnelles. Sans aucune goutte de sang versée certes mais les préjudices sont considérables et par ricochet peuvent entraver le cursus universitaire d’un étudiant.

Les bourses sont attribuées malheureusement en fonction des liens de consanguinité, de sensibilité politique au détriment du mérite. Grosso modo des institutions allergiques à la capacité intellectuelle. On nie l’accès aux étudiants nonobstant leurs capacités. Une vraie entorse à l’innovation. L’instrumentalisation des icônes de l’Etat à des fins politiques corroboré au désintéressement de tous les régimes qui se sont succédé à l’enseignement supérieur et à l’éducation nationale sont la principale cause de ce phénomène néfaste.

Les autorités mauritaniennes doivent savoir et garder à l’esprit qu’aucun développement n’est possible sans la contribution de la jeunesse. Mais pour que la jeunesse joue pleinement son rôle les adultes doivent assumer leurs devoirs et avoir le sens de la responsabilité. Cette carence n’a jamais fait l’objet de sérieux débats d’autant plus que les candidats à l’investiture suprême s’en méfiaient. Ce qui explique le manque d’engagement de nos dirigeants pour pallier à cette monumentale erreur qui consiste à reléguer au second plan la future élite du pays. Ce qui est déplorable surtout, c’est cette situation cataclysmique qui consiste à donner des bourses à des étudiants qui ne rapportent aucun diplôme au pays, pure qui y sont même restés et qui bizarrement perçoivent des  »royalties ». Ce n’est pas facile pour quelqu’un qui ignore les réalités de ce pays d’y croire. Est ce cela le signe d’une démocratie réussie ou du mandat légitime d’un président élu malgré que ce phénomène soit d’un temps? C’est aux mauritaniens conscients d’y répondre.

Il faut que ce pouvoir arrête de faire semblant et qu’il s’attèle aux véritables problèmes que rencontrent les jeunes en général et les étudiants en particulier. Ironie du sort l’administration se cache souvent derrière un motif qui ne resiste pas à l’analyse celui du manque de moyens. Laisser moi rire. Quelle horreur. Où sont donc passé les pétrodollars, les recettes du poisson, du fer, du cuivre, de l’or…? Sans aucun doute dans la « caverne d’Ali baba » ou le sésame est « ma famille, ma tribu”. Tant qu’on continue de payer des fonctionnaires fictifs et d’autres sans qualification requise cette situation ne va que prendre de l’ampleur et par conséquent porter atteinte à des droits légitimes en l’occurrence le droit à la bourse pour chaque étudiant répondant au critères qui jusque là encore sont inconnus. Pour maquiller toute injustice le Ministère de l’Enseignement supérieur se cache derrière cette espèce de mouvement de rigueur et de sérieux allant même jusqu’à demander aux étudiants étrangers d’envoyer les originaux de leurs dossiers. Si seulement l’envoie des originaux pourraient entraver ce manque de transparence une issue serait donc trouvée. Ce que la présence physique ne pas pu contrecarrer un courrier postal ne le pourra jamais certainement.

Ce phénomène qui n’a que trop durer doit sans condition s’arrêter. Un pays qui se réclame de la religion musulmane ne perpétue jamais de telles injustices. L’Etat mauritanien doit savoir que la démocratie n’est pas un model à copier sur les États mais une réalité à atteindre. un pays doté d’institution vide de vocation est simulaire à une terre fertile vide de plantation.

15 avril, 2008

Le terrorisme en Mauritanie, le baptême du feu

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:52

LE TERRORISME EN MAURITANIE, LE BAPTEME DU FEULe terrorisme, ce concept très à la page depuis quelques decénies était jusque là méconnu en Mauritanie. mais voila que le laxisme des autorités mauritaniennes qui confondent la défense de la nation tout entière et la protection d’une tribu ou d’une familière particulière attire par conséquent la convoitise des « mauvais esprits ». les prémices des récentes attaques ce sont manifestés depuis longtemps et surtout au moment où le pays est passé à la vitesse supérieure en matière de trafique de drogue. qui dit trafique de drogue dit trafique d’armes et par conséquent des éliminations systématiques et sommaires des innocents au nom d’une réligion qui n’a jamais cautionné de telles attrocités. Dans un pays où les dirigeants conjuguent corruption et maladresse , les maux ne peuvent être qu’au rendez-vous.

La Mauritanie a besoin d’être reformé par le biais d’une politique juste et équitable. Mais certains de nos compatriotes n’ont trouver de solutions  que la voie du terrorisme qui est dépourvu de toute attribution formative et constructive d’avenir. A l’opposé il ne fait qu’enfoncer le pays dans une situation de désespoir.

Les juges mauritaniens qui font abstraction de toutes les procédures d’instructions sont en train aujourd’hui de former à point tillés des criminelles qui seront des multirecidivistes. comment acquiter des personnes dont la culpabilité ne fait aucun doute? la peur doit -elle regner constamment chez les juges à tel point que les poursuites reflètent une certaine complaisance ou ressemblent à un sketch de théatre.? les malfaiteurs sont connus. il faut une prise de conscience generale et cela du plus niveau de l’Etat jusqu’au citoyen ordinaire. des sanctions exemplaires et disuasives doivent être appliquées. en matière de terrorisme une sanction doit se verifier à l’ampleur,  à la barbarie de l’acte et n’est jamais sevère. un point nécessaire aussi est à souligner, la plupart des mosqués de la capitale ressemblent par la faute des imames à des hémicycles parlementaires et plus encore où la religion se confond en un laps de temps avec la politique et la haine de l’autre. les sanctions doivent aller au delà des origines éthniques, raciales mais aussi des sensibilités politiques.

les derniers événements qui sécouent le pays ne sont que le produit de la délinquance étatique qui ne ne met pas en oeuvre de moyens imoportants pour dissuader cette bande désorganisée qui éssayent de déstabiliser la Mauritanie et de vehiculer une mauvaise image de notre pays.

 

La haine n’est pas construtive d’avenir.

L’esclavage, une pratique coutumière en Mauritanie

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 2:45

L'ESCLAVAGE en MAURITANIE,  UNE PRATIQUE COUTUMIERE L’adoption par le parlement de la loi incriminant l’esclavage et des pratiques analogues n’a fait l’objet d’aucun suivi des autorités ad hoc. Ce qui est déplorable. l’esclavage subsite toujours dans ce pays surtout au le sahel sans oublier la région du sud, le Guidimakha. Il est vrai que ce phénomène est tellement ancré dans la culture des mauritaniens et surtout maures, qui traitent d’esclave tous ceux qui leurs different.  Aucune légitimité culturelle ne justifie la maltraitance d’une personne. il doit tout de même être combattu.

il n’est pas interdit de servir  mais il est formellemnt interdit de ne pas laisser à une personne la disposition de son corps, de ses enfants et du fruit de son travail et surtout de l’accés universelle , sans sectarisme à l’education , à la santé. Nous voyons aujourd’hui des hommes et des femmes haratines dans le sahel qui ont perdu la notion de sensibilité parentale car ayant été arraché à leurs parents biologiques au plus bas âge. Ensuite ils sont victimes des tortures, d’abus sexuels et de toute autres formes de dénigrement de la dignité humaine. Chez les maures l’esclavage repose sur un échafaudage religieux. Alors que l’islam s’oppose à toute détention physique d’un(e) musulman par son semblable musulman. L’esclavage du temps avait une vocation spirituelle. Autrement dit  si l’esclave devenait musulman il était affranchi. Méconnaissance des préceptes du coran ou entetement à conserver une tradition pirement montée de toute pièce  loin des enseignements du coran?

Dans dans le milieu negro-africain, l’esclavage se présente sous une forme régression sociale. autrement dit le ou la supposé esclave n’a pas droit à certaines prérogatives. ces personnes sont considerées comme étant une souillure et par conséquent elles se retrouvent confinées entre elles. Sauf à titre exceptionnel un mariage ne peut être admis entre les deux couches sociales en l’occurence , noble et esclave. Dans le cas échéant le récalcitrant se voit marginalisé par la société. Chez les soninkés , une éthnie majoritaire au sud c’est le calvaire total quant on est dit « esclave ». Dans Ce milieu  par exemple on passe à l’interdiction de prise de parole publique au déménagement forcé de la victime du village. Le phenomène prend une autre dimension singulière. On assiste alors à une séparation de cimetières entres les nobles et les esclaves, de mosqués.

L’avènement de l’école  moderne et du phénomène de l’immigration ont conduit de façon latente certes et souvent déclarée les esclaves à s’auto affranchir. Ayant vécu en dehors de ce cercle, ils comprennent désormais que le maitre autrefois mystérieux est un être faillible.  Généralement,  les jeunes combattent ce phénomène soit par mariage « mixte » ou tout autres moyens sont soumis à des sanctions sevères de la part de la communauté noble allant d’un simple isolement temporaire à une exclusion totale. Qui peut prendre de tels risques dans ces conditions?

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