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16 décembre, 2010

COTE D’IVOIRE: UN PAYS, DEUX PRESIDENTS

Classé sous Non classé — adamasow @ 5:28

Une réécriture insidieuse de l’histoire vient de se reproduire malheureusement en Cote d’Ivoire. A titre de piqûre de rappel, Robert Guéî avait refusé de quitter le pouvoir suite à la victoire de Laurent Bagbo. La suite a été tragique. Et comme si cette page sombre de l’histoire ne suffisait pas, voilà que Mr le pseudo démocrate veut s’accrocher au pouvoir au mépris du choix de la lanterne publique.  Alors on peut légitimement s’interroger sur l’avenir de ce continent. A quand le développement, si le choix des armes se substitue à celui des urnes. Historien de formation, ironie du sort, Bagbo est entrain de rentrer dans l’histoire de façon sordide et manquer ainsi à une sortie glorieuse qui redonnerait à la Cote d’Ivoire un nouveau de souffle. La démocratie exige que l’on soit locataire des lieux du pouvoir. Or, Bagbo veut en être le propriétaire. Il oublie que la possession ne vaut pas toujours titre et par conséquent pas la propriété. Feu Houpheît disait que « l’histoire est un témoignage donc repose sur la vérité ». L’histoire d’une nation pose la condition que la vérité soit prise en compte. Le Conseil constitutionnel ivoirien n’a fait qu’inverser la tendance et les résultats du scrutin. On nous a raconté que les requêtes de Bagbo étaient de suite recevables. Les pseudos enquêtes dudit Conseil redonnèrent la victoire à Bagbo en prenant un contrepied profondément méditée de CENI. Un semblant de souveraineté au mépris des grands principes de souveraineté, signes distinctifs des grandes nations.   On peut certes tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. Un sursaut républicain est entrain de changer le cours de l’histoire et des événements dans ce pays. A chaque fois que dans le ciel brumeux de l’humanité qu’une lumière se lève, il faut s’en servir pour éclairer les cavernes et les grottes. Sans pour autant prendre partie pour un tel candidat ou L’autre Président ( la prise de position de position est ici républicaine), il faut de tout de même avouer que Ouattara et Sorro ont réussi à faire des prouesses politiques qui resteront à tout jamais dans les annales politiques de l’histoire ivoirienne. Le premier en prêtant serment par courrier, l’autre en rendant sa démission à celui qui a été légitimement élu. Au-delà du choix stratégique, Le Président élu Ouattara a reconduit le Premier ministre démissionnaire. Dans ces moments d’instabilité politique, le concours des voix relève presque de l’évidence.  L’attitude de Bagbo relève d’un autre âge. Si elle perdure, elle servira de mauvaise leçon comme l’a été précédemment les « monarchies républicaines » au Togo suivie du Gabon. D’autres ambitions latentes existent notamment au Sénégal, Egypte où ces chefs d’Etats respectifs manœuvrent dans le silence des passions. Ce qui se passe en Cote d’Ivoire est seulement incroyable. Un pays, deux présidents, deux Gouvernements, enfin tous les ingrédients qui sont le prélude à une éventuelle confrontation. Comment gouverner ce pays ? c’est l’équation que l’on devrait résoudre. 

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