« Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse »

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19 décembre, 2010

A CEUX QUE J’AIME

Classé sous Non classé — adamasow @ 21:41

C’est avec une émotion grandiose que je me suis penché sur le clavier de mon ordinateur pour coucher sur ces quelques lignes sommes toutes réduites mais dont la teneur dépasse largement la simple passion de l’écriture pour exprimer ma profonde gratitude et mon affection à tous ceux et celles qui me manifestent leurs amitiés, leurs amours. Des souvenirs qui me meublent l’esprit et c’est la raison pour laquelle, je me prescris le devoir d’en dire le peu de l’immense que je retiens.

J’ai la chance d’avoir des gens sur qui je peux compter à chaque fois que des palpitations existentielles de la vie éclaboussent mon équilibre d’être humain. Ainsi, chaque fois dans la fureur des événements des événements des justes ce sont levés. Qu’Allah le tout puissant les récompense. La complexité de la nature humaine est un mystère que seul le tout puissant est capable de décortiquer. Mais paradoxalement c’est dans cette complexité que peuvent surgir les belles qualités de l’Homme.

A quoi sert d’être méchant puis qu’un jour nous rejoindrons tous l’au-delà. Le royaume céleste là où l’instant est riche de l’unité de tous les équinoxes ; là où l’instant est déjà toute l’éternité en soi, là où l’âme est elle-même et toutes les âmes réunies. Ce monde dont Spinoza disait qu’il réunit l’essence et l’existence dans une expression unique du sens. C’est ce monde qui est l’absolu, il est l’Un sans division ni mouvement.

L’amitié est un processus à long terme qui nécessite un sacrifice de soi au profit de l’autre et inversement. Il ne peut être l’endroit clos, imperméable aux sentiments de son semblable, à ses humeurs mais aussi à sens envies. Il faut être un troubadour du concept, poète de la vie, philosophe de l’existence joyeuse et comprendre le sens de l’amitié comme communauté éminemment humaine, à savoir qu’elle est le fait des Hommes et de leur volonté. C’est à ce titre qu’elle ne pourrait être statique et vouée à un modèle unique de vie, à une imposition du dehors, à l’application d’un dogme.

Il faut aussi comprendre que toute revendication d’un modèle pur d’homme, de femme et de société est un aveu de dictature, une confession de tyrannie, un cri de haine de tout ce qui n’est pas soi. C’est tout le danger contenu dans l’idéologie et c’est cela qu’il conviendrait d’éviter.

La vie nous enseigne qu’elle est elle-même une mise à l’épreuve. C’est dans ces épreuves que l’on reconnait les vrais amis (es), mais aussi les figurants. Ces derniers sont des « amis(es) de circonstances emportés par la passion des moments, les choix de leurs intérêts, bref, les calculateurs.  C’est avec ces personnes que l’on découvre l’autre facette de la nature humaine, celle que l’on n’a pas envie de voir. Mais elle existe et il faut s’y résigner.

En ce monde très matérialiste, la notion d’amour et d’amitié est flou. Sans nier leurs existences bien réelles, elles poussent tout de même à une réflexion. Mais le danger est latent, potentiel ou avéré. Autrement dit, qu’à chaque fois que l’on essaye de voir les soubassements de nos relations sentimentales ou amicales, on risque d’être déçu. Ces dites déceptions conduisent à une introspection, à une remise en cause de soi même. Or, toute remise en cause pose la condition sine qua none d’une table rase du passé et une quête de nouvelles réponses. Si les solutions ne sont pas au paroxysme des questionnements, c’est là que commence la longue et triste descente aux enfers.

Il faut aussi garder à l’esprit que depuis que l’Homme a voulu matérialiser le slogan cartésien, c’est-à-dire devenir maitre et possesseur de la nature, il a souvent tendance à oublier son statut d’être humain. Toute oublie entraine une perte de valeur, un appauvrissement spirituel. Les impulsions du cœur peuvent raccourcir les limites de la distance. Les gens que l’on n’aime on ne les oublient jamais.

16 décembre, 2010

COTE D’IVOIRE: UN PAYS, DEUX PRESIDENTS

Classé sous Non classé — adamasow @ 5:28

Une réécriture insidieuse de l’histoire vient de se reproduire malheureusement en Cote d’Ivoire. A titre de piqûre de rappel, Robert Guéî avait refusé de quitter le pouvoir suite à la victoire de Laurent Bagbo. La suite a été tragique. Et comme si cette page sombre de l’histoire ne suffisait pas, voilà que Mr le pseudo démocrate veut s’accrocher au pouvoir au mépris du choix de la lanterne publique.  Alors on peut légitimement s’interroger sur l’avenir de ce continent. A quand le développement, si le choix des armes se substitue à celui des urnes. Historien de formation, ironie du sort, Bagbo est entrain de rentrer dans l’histoire de façon sordide et manquer ainsi à une sortie glorieuse qui redonnerait à la Cote d’Ivoire un nouveau de souffle. La démocratie exige que l’on soit locataire des lieux du pouvoir. Or, Bagbo veut en être le propriétaire. Il oublie que la possession ne vaut pas toujours titre et par conséquent pas la propriété. Feu Houpheît disait que « l’histoire est un témoignage donc repose sur la vérité ». L’histoire d’une nation pose la condition que la vérité soit prise en compte. Le Conseil constitutionnel ivoirien n’a fait qu’inverser la tendance et les résultats du scrutin. On nous a raconté que les requêtes de Bagbo étaient de suite recevables. Les pseudos enquêtes dudit Conseil redonnèrent la victoire à Bagbo en prenant un contrepied profondément méditée de CENI. Un semblant de souveraineté au mépris des grands principes de souveraineté, signes distinctifs des grandes nations.   On peut certes tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. Un sursaut républicain est entrain de changer le cours de l’histoire et des événements dans ce pays. A chaque fois que dans le ciel brumeux de l’humanité qu’une lumière se lève, il faut s’en servir pour éclairer les cavernes et les grottes. Sans pour autant prendre partie pour un tel candidat ou L’autre Président ( la prise de position de position est ici républicaine), il faut de tout de même avouer que Ouattara et Sorro ont réussi à faire des prouesses politiques qui resteront à tout jamais dans les annales politiques de l’histoire ivoirienne. Le premier en prêtant serment par courrier, l’autre en rendant sa démission à celui qui a été légitimement élu. Au-delà du choix stratégique, Le Président élu Ouattara a reconduit le Premier ministre démissionnaire. Dans ces moments d’instabilité politique, le concours des voix relève presque de l’évidence.  L’attitude de Bagbo relève d’un autre âge. Si elle perdure, elle servira de mauvaise leçon comme l’a été précédemment les « monarchies républicaines » au Togo suivie du Gabon. D’autres ambitions latentes existent notamment au Sénégal, Egypte où ces chefs d’Etats respectifs manœuvrent dans le silence des passions. Ce qui se passe en Cote d’Ivoire est seulement incroyable. Un pays, deux présidents, deux Gouvernements, enfin tous les ingrédients qui sont le prélude à une éventuelle confrontation. Comment gouverner ce pays ? c’est l’équation que l’on devrait résoudre. 

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