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28 décembre, 2009

REGULARISER, LA FRANCE DOIT

Classé sous Non classé — adamasow @ 0:50

Jamais la France n’a aussi fuit ses valeurs fondatrices, jamais la République n’a été vidé de son sens, Jamais la Démocratie n’avait connu de telles dérives spectaculaires, bref, jamais la dignité de la personne humaine n’a été aussi niée. Alors l’on s’interroge sur la véracité des propos des dirigeants français qui ne cessent de s’ériger en donneur de leçons pour disent-ils éclairer la lanterne publique sur la nécessité impérieuse du respect des Droits de l’Homme. L’honnêteté des hommes politiques doit se mesurer à la nitescence de leurs propos. Entre les actes et les faits, un grand fossé les sépare. C’est un triste constat pas d’un homme politique d’opposition, mais d’un étudiant qui est sensible aux difficultés sociales de ses frères africains «sans papiers».

Cette main d’œuvre importante est aujourd’hui utilisée, travaillant dans des conditions qui relèvent d’un autre âge puis que sans droit. Est ce l’histoire qui bégaye ou c’est plutôt le régime de Sarkozy qui ne dit rien?. La régularisation s’impose aujourd’hui. C’est une dette que la France doit à l’Afrique après l’avoir si longtemps pillé et continue encore dans sa perspective de déstabilisation économique en maquillant les vols par des aides au développement. Toujours le peuple africain a été sous estimé et encore aujourd’hui on assiste à une réécriture insidieuse de l’histoire.

«La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde» nous a t-on dit. Pour répondre à cette attaque infamante, il suffit juste de convoquer l’histoire. À l’époque où cette nation était au bord du gouffre, elle était parti chercher à pas géants les grands parents de ceux qu’elle rejette aujourd’hui. Évidement, on ne justifierai pas la régularisation des «sans papiers» par le passé colonialiste de la France. Mais si certains veulent le rejeter aux calendes grecques, moi je pense qu’il mérite d’être soulevé pour l’histoire et par devoir de mémoire. Ceci est d’autant plus important qu’il exprime la particularité des rapports entre la France et l’Afrique.

Cette question des «sans papiers» dérange au plus haut niveau de l’État. Mais si la France veut acquérir plus de respectabilité, elle doit accepter le fait de l’immigration et du brassage culturel qui en découle. Ces deux facteurs sont indissociable à moins que le génie d’un peuple puisse le faire. La France a toujours émue des confusions là où la raison humaine triompherai sans exercice. La laïcité, par exemple, a été confondue avec l’absence du fait religieux. Cette cascade de confusion est inacceptable dans un Etat de droit. De telles brimades loin de flétrir les «sans papiers», les obligent à aller de l’avant.

Ces hommes et ces femmes braves, courageux, qui au prix de leurs efforts défient les bouleversements de la société occidentale mérite mieux que d’être stigmatisé. Certains travaillent dans des grandes entreprises et payent l’impôt, la sécurité sociale qui iront renflouer les caisses de l’État. En sommes des citoyens respectueux des lois de la République qui ne cherchent qu’à être reconnu. Cette reconnaissance doit être double, d’abord elle doit être humaine, puis administrative c’est à dire la régularisation.

Certains ont passés toute leur jeunesse ici en travaillant. Mais d’un quai de Gare au commissariat leurs vies peuvent basculer. Les arrestations et les conditions de rétention sont connu de tous. Les «sans papiers» sont aujourd’hui perçu comme des extrémistes étrangers qui sentent le soufre. Pour consoler les africains et occulter la maltraitance de leurs compatriotes, le néologisme est au rendez-vous avec le fameux concept de « l’immigration choisie » très cher à Nicolas Sarkozy.

Régulariser ne signifie pas nier la question des frontières, ni le droit souverain de la France à accueillir qui elle veut, mais donner l’opportunité à ces hommes et femmes de se soustraire sous la férule de la clandestinité et de ne pas avoir la tachycardie au seul passage d’une voiture de Police.

Le Ministre de l’Intérieur détourne sciemment le débat et fait diversion. À la question des des «sans papiers», il y substitue un débat sur l’Identité Nationale. Un débat ordonné sur ordre du Président de la République, lui même issu de l’immigration. L’identité n’a de valeurs que si elle s’exprime dans une diversité. C’est cette dernière que la France accepte en refusant, elle nie ceux qui la compose et préfèrent se recomposer en les niant. Les «sans papiers» soufrent d’une exclusion sociale , d’une marginalisation nonobstant leurs apports avérés dans des secteurs variés qui représentent l’échafaudage de l’économie française.

Le message du Gouvernement est très claire. Il résume en substance l’envie, l’ivresse de voir dans la précarité des étrangers. Ils ne sont pas un électorat donc sans «rentabilité politique». Or, la rentabilité politique ne rime toujours pas avec l’humanisme. Ce gouvernement devrait avoir honte. l’absence d’une rétribution ne devrait pas justifier une absence de considération. La France est entrain d’imposer des devoirs aux «sans papiers» à qui on nie des droits.

Dans cette fureur des événements, des justes se sont levés pour entraver l’ambition macabre du Président et de son équipe. On peut aujourd’hui constater la noble mission qu’est entrain d’accomplir avec courage et sans recul, les Associations et les Syndicats convaincu de la justesse de leur causse. Les «sans papiers» sur un ton juste, sans brin d’agressivité et la force de l’argumentaire ne demandent qu’à être acceptés, reconnus et régularisés afin de travailler dignement et d’aspirer à une montée dans l’ascenseur sociale qui leur a été longtemps exclue.

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