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29 avril, 2008

l’enseignement supérieur en Mauritanie, capacité ne rime pas avec accès

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 22:09

etudiants1.gifAu moment où toutes les nations du monde cherchent à développer la recherche et la créativité humaine en repoussant la limite de la Science et de la technologie pour un avenir qui ne résumerait pas à un aléa, voilà que la Mauritanie a choisi à travers ses institutions concernées, la voie d’une destruction systématique de la plupart des jeunes étudiants du pays et plus particulièrement ceux qui étudient à l’étranger. C’est un triste constat qui donne des frissons surtout quand on côtoie d’autres nationalités. Tant que le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut n’est pas de rigueur cette impasse institutionnelle va subsister. Que peut faire un État de plus important pour sa jeunesse que de l’épauler dans sa perspective de quête de connaissance ?. Visiblement dans ce pays on ne s’y attèle pas. On parle plutôt du terrorisme, le phénomène actuellement à la page en Mauritanie. Le plus grave des terrorismes est celui qui remettrait en cause la légitimité des droits des fils d’un pays au profit des ambitions personnelles. Sans aucune goutte de sang versée certes mais les préjudices sont considérables et par ricochet peuvent entraver le cursus universitaire d’un étudiant.

Les bourses sont attribuées malheureusement en fonction des liens de consanguinité, de sensibilité politique au détriment du mérite. Grosso modo des institutions allergiques à la capacité intellectuelle. On nie l’accès aux étudiants nonobstant leurs capacités. Une vraie entorse à l’innovation. L’instrumentalisation des icônes de l’Etat à des fins politiques corroboré au désintéressement de tous les régimes qui se sont succédé à l’enseignement supérieur et à l’éducation nationale sont la principale cause de ce phénomène néfaste.

Les autorités mauritaniennes doivent savoir et garder à l’esprit qu’aucun développement n’est possible sans la contribution de la jeunesse. Mais pour que la jeunesse joue pleinement son rôle les adultes doivent assumer leurs devoirs et avoir le sens de la responsabilité. Cette carence n’a jamais fait l’objet de sérieux débats d’autant plus que les candidats à l’investiture suprême s’en méfiaient. Ce qui explique le manque d’engagement de nos dirigeants pour pallier à cette monumentale erreur qui consiste à reléguer au second plan la future élite du pays. Ce qui est déplorable surtout, c’est cette situation cataclysmique qui consiste à donner des bourses à des étudiants qui ne rapportent aucun diplôme au pays, pure qui y sont même restés et qui bizarrement perçoivent des  »royalties ». Ce n’est pas facile pour quelqu’un qui ignore les réalités de ce pays d’y croire. Est ce cela le signe d’une démocratie réussie ou du mandat légitime d’un président élu malgré que ce phénomène soit d’un temps? C’est aux mauritaniens conscients d’y répondre.

Il faut que ce pouvoir arrête de faire semblant et qu’il s’attèle aux véritables problèmes que rencontrent les jeunes en général et les étudiants en particulier. Ironie du sort l’administration se cache souvent derrière un motif qui ne resiste pas à l’analyse celui du manque de moyens. Laisser moi rire. Quelle horreur. Où sont donc passé les pétrodollars, les recettes du poisson, du fer, du cuivre, de l’or…? Sans aucun doute dans la « caverne d’Ali baba » ou le sésame est « ma famille, ma tribu”. Tant qu’on continue de payer des fonctionnaires fictifs et d’autres sans qualification requise cette situation ne va que prendre de l’ampleur et par conséquent porter atteinte à des droits légitimes en l’occurrence le droit à la bourse pour chaque étudiant répondant au critères qui jusque là encore sont inconnus. Pour maquiller toute injustice le Ministère de l’Enseignement supérieur se cache derrière cette espèce de mouvement de rigueur et de sérieux allant même jusqu’à demander aux étudiants étrangers d’envoyer les originaux de leurs dossiers. Si seulement l’envoie des originaux pourraient entraver ce manque de transparence une issue serait donc trouvée. Ce que la présence physique ne pas pu contrecarrer un courrier postal ne le pourra jamais certainement.

Ce phénomène qui n’a que trop durer doit sans condition s’arrêter. Un pays qui se réclame de la religion musulmane ne perpétue jamais de telles injustices. L’Etat mauritanien doit savoir que la démocratie n’est pas un model à copier sur les États mais une réalité à atteindre. un pays doté d’institution vide de vocation est simulaire à une terre fertile vide de plantation.

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