« Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse »

14 avril, 2008

Soyez les bienvenues!

Classé sous MOTS DE BIENVENUE — adamasow @ 16:50

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Je m’associe pleinement au souhait de cordiale bienvenue au remerciements chaleureux et fraternels qui vous est  adressez en votre nom à tous. J’ai crée ce Blog dans un esprit à la fois patriotique et humaniste , celui de la lutte pour le progrés tous domaine confondus de la Mauritanie, mais aussi pour l’instauration d’une démocratie participative au service de la nation et non pas la culture d’une oligarchie que les mauritaniens ont été contraints de vivre à certaine époque. Le régime éthnocidaire et sanguinaire de Ould TAYA qui dirigea le pays d’une main de fer cachée dans un gans de velours pendant 20 longues années, représente une tache indélibile et une page sombre de l’histoire de la Mauritanie comtemporaine. Vingt longues années sous la férule d’un homme qui manque d’humanisme, du sens de la responsabilité et plus qui faisait des droits de l’homme et des libertés un mouchoir de poche.

La Mauritanie était devenue alors l’épicentre de l’instabilité politique, les coups d’Etats devinrent le mot de passe à toute transitions. le dernier date du 03 août 2005 ouvrant ainsi la brèche au pouvoir civil dont les dirigeants ne sont que des reconverti de l’ancien régime Taya, le boucher des événements de 1989. En obligeant certains mauritaniens notamment des négros africains a quitter leur patrie, l’histoire s’est reéecrite en faisant de lui un refugié au Qatar certes avec plus d’aisance mais tous subissent le même choc psychologique en l’ occurence celui d’être arracher à son pays sous le bruit des canons. A un moment les acteurs de l’histoire en redeviennent de simples spectateurs. Ainsi va le monde.

Le peuple a tant attendu de pouvoirs réellement démocratique mais toujours il s’est retrouvé otage d’un gouvernement qui donne crédit à une gestion sélective et clanique des ressources du pays. Nous peuple mauritaniens dans notre unisson réclamons une démocratie. Mais helas il n’en ait rien encore. Pour le progrès de la Mauritanie, sa respectabilité et de son ascension sur les marches de l’échelle internationale, toutes les forces vives de la nation doivent apportés leurs concours massifs afin de contribuer de façon effective à l’émergence de ce pays qui est entrain de se diriger vers l’impasse . l’heure de l’action a sonné.

l’achat de consciences, les représsions, les intimidations, l’embastillement de nos dirigeants maquillés derrière la lutte contre le vol de deniers publics, de telles brimades loin de nous flétrir, va nous obliger à aller de l’avant.

                                                                           MERCI.

 

BIENVENUE

19 décembre, 2010

A CEUX QUE J’AIME

Classé sous Non classé — adamasow @ 21:41

C’est avec une émotion grandiose que je me suis penché sur le clavier de mon ordinateur pour coucher sur ces quelques lignes sommes toutes réduites mais dont la teneur dépasse largement la simple passion de l’écriture pour exprimer ma profonde gratitude et mon affection à tous ceux et celles qui me manifestent leurs amitiés, leurs amours. Des souvenirs qui me meublent l’esprit et c’est la raison pour laquelle, je me prescris le devoir d’en dire le peu de l’immense que je retiens.

J’ai la chance d’avoir des gens sur qui je peux compter à chaque fois que des palpitations existentielles de la vie éclaboussent mon équilibre d’être humain. Ainsi, chaque fois dans la fureur des événements des événements des justes ce sont levés. Qu’Allah le tout puissant les récompense. La complexité de la nature humaine est un mystère que seul le tout puissant est capable de décortiquer. Mais paradoxalement c’est dans cette complexité que peuvent surgir les belles qualités de l’Homme.

A quoi sert d’être méchant puis qu’un jour nous rejoindrons tous l’au-delà. Le royaume céleste là où l’instant est riche de l’unité de tous les équinoxes ; là où l’instant est déjà toute l’éternité en soi, là où l’âme est elle-même et toutes les âmes réunies. Ce monde dont Spinoza disait qu’il réunit l’essence et l’existence dans une expression unique du sens. C’est ce monde qui est l’absolu, il est l’Un sans division ni mouvement.

L’amitié est un processus à long terme qui nécessite un sacrifice de soi au profit de l’autre et inversement. Il ne peut être l’endroit clos, imperméable aux sentiments de son semblable, à ses humeurs mais aussi à sens envies. Il faut être un troubadour du concept, poète de la vie, philosophe de l’existence joyeuse et comprendre le sens de l’amitié comme communauté éminemment humaine, à savoir qu’elle est le fait des Hommes et de leur volonté. C’est à ce titre qu’elle ne pourrait être statique et vouée à un modèle unique de vie, à une imposition du dehors, à l’application d’un dogme.

Il faut aussi comprendre que toute revendication d’un modèle pur d’homme, de femme et de société est un aveu de dictature, une confession de tyrannie, un cri de haine de tout ce qui n’est pas soi. C’est tout le danger contenu dans l’idéologie et c’est cela qu’il conviendrait d’éviter.

La vie nous enseigne qu’elle est elle-même une mise à l’épreuve. C’est dans ces épreuves que l’on reconnait les vrais amis (es), mais aussi les figurants. Ces derniers sont des « amis(es) de circonstances emportés par la passion des moments, les choix de leurs intérêts, bref, les calculateurs.  C’est avec ces personnes que l’on découvre l’autre facette de la nature humaine, celle que l’on n’a pas envie de voir. Mais elle existe et il faut s’y résigner.

En ce monde très matérialiste, la notion d’amour et d’amitié est flou. Sans nier leurs existences bien réelles, elles poussent tout de même à une réflexion. Mais le danger est latent, potentiel ou avéré. Autrement dit, qu’à chaque fois que l’on essaye de voir les soubassements de nos relations sentimentales ou amicales, on risque d’être déçu. Ces dites déceptions conduisent à une introspection, à une remise en cause de soi même. Or, toute remise en cause pose la condition sine qua none d’une table rase du passé et une quête de nouvelles réponses. Si les solutions ne sont pas au paroxysme des questionnements, c’est là que commence la longue et triste descente aux enfers.

Il faut aussi garder à l’esprit que depuis que l’Homme a voulu matérialiser le slogan cartésien, c’est-à-dire devenir maitre et possesseur de la nature, il a souvent tendance à oublier son statut d’être humain. Toute oublie entraine une perte de valeur, un appauvrissement spirituel. Les impulsions du cœur peuvent raccourcir les limites de la distance. Les gens que l’on n’aime on ne les oublient jamais.

16 décembre, 2010

COTE D’IVOIRE: UN PAYS, DEUX PRESIDENTS

Classé sous Non classé — adamasow @ 5:28

Une réécriture insidieuse de l’histoire vient de se reproduire malheureusement en Cote d’Ivoire. A titre de piqûre de rappel, Robert Guéî avait refusé de quitter le pouvoir suite à la victoire de Laurent Bagbo. La suite a été tragique. Et comme si cette page sombre de l’histoire ne suffisait pas, voilà que Mr le pseudo démocrate veut s’accrocher au pouvoir au mépris du choix de la lanterne publique.  Alors on peut légitimement s’interroger sur l’avenir de ce continent. A quand le développement, si le choix des armes se substitue à celui des urnes. Historien de formation, ironie du sort, Bagbo est entrain de rentrer dans l’histoire de façon sordide et manquer ainsi à une sortie glorieuse qui redonnerait à la Cote d’Ivoire un nouveau de souffle. La démocratie exige que l’on soit locataire des lieux du pouvoir. Or, Bagbo veut en être le propriétaire. Il oublie que la possession ne vaut pas toujours titre et par conséquent pas la propriété. Feu Houpheît disait que « l’histoire est un témoignage donc repose sur la vérité ». L’histoire d’une nation pose la condition que la vérité soit prise en compte. Le Conseil constitutionnel ivoirien n’a fait qu’inverser la tendance et les résultats du scrutin. On nous a raconté que les requêtes de Bagbo étaient de suite recevables. Les pseudos enquêtes dudit Conseil redonnèrent la victoire à Bagbo en prenant un contrepied profondément méditée de CENI. Un semblant de souveraineté au mépris des grands principes de souveraineté, signes distinctifs des grandes nations.   On peut certes tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. Un sursaut républicain est entrain de changer le cours de l’histoire et des événements dans ce pays. A chaque fois que dans le ciel brumeux de l’humanité qu’une lumière se lève, il faut s’en servir pour éclairer les cavernes et les grottes. Sans pour autant prendre partie pour un tel candidat ou L’autre Président ( la prise de position de position est ici républicaine), il faut de tout de même avouer que Ouattara et Sorro ont réussi à faire des prouesses politiques qui resteront à tout jamais dans les annales politiques de l’histoire ivoirienne. Le premier en prêtant serment par courrier, l’autre en rendant sa démission à celui qui a été légitimement élu. Au-delà du choix stratégique, Le Président élu Ouattara a reconduit le Premier ministre démissionnaire. Dans ces moments d’instabilité politique, le concours des voix relève presque de l’évidence.  L’attitude de Bagbo relève d’un autre âge. Si elle perdure, elle servira de mauvaise leçon comme l’a été précédemment les « monarchies républicaines » au Togo suivie du Gabon. D’autres ambitions latentes existent notamment au Sénégal, Egypte où ces chefs d’Etats respectifs manœuvrent dans le silence des passions. Ce qui se passe en Cote d’Ivoire est seulement incroyable. Un pays, deux présidents, deux Gouvernements, enfin tous les ingrédients qui sont le prélude à une éventuelle confrontation. Comment gouverner ce pays ? c’est l’équation que l’on devrait résoudre. 

9 juillet, 2010

UN CINQUANTENAIRE, MAL SAIN

Classé sous Non classé — adamasow @ 16:37

A l’occasion de la célébration du cinquantenaire des indépendances des pays africains ne faut-il pas s’interroger sur l’avenir de ce continent, berceau de l’humanité. Un anniversaire qui se fêtera sans doute sous le double signe de l’enthousiasme de la ‘’la libération’’ et de l’amertume du sous développement qui confine l’économie africaine sous la férule des indices boursiers des anciennes puissances coloniales et de leurs volontés. Si Ahmadou KOUROUMA devrait rééditer son roman, le soleil des indépendances, il serait sans doute tenter de le publier sous le titre de l’ombre des dépendancesLa palme de la franchise reviendrait sans doute à Kateb Yacine qui s’exprimait en ces termes dépourvus de toute ambigüité « le colonisateur étant parti, nous n’avons plus le droit de chercher nos maux en dehors de nous-mêmes ». Longtemps, les dirigeants africains ont cédés à une sorte d’hallucination collective qui consiste à voir en la France et en les anciennes puissances coloniales un espoir messianique ou une issu de l’impasse dans laquelle l’Afrique se trouve. Un leurre. Le mot est aussi pesant que la nature douteuse des relations de la tant décriée France-Afrique. Riche en sous sol mais pauvre en bonne gouvernance, le continent africain se fait entendre plus par l’ampleur des ses conflits que par ses richesses que certains experts n’hésitent pas à qualifier de catastrophes géologiques tant par leurs énormités. Un destin fatal ou une incapacité des hommes du pouvoir à porter sur leurs épaules l’avenir de ce grand peuple ? La réponse ne nécessite pas une analyse approfondie à la lecture des événements. Le patriotisme faisant défaut, le progrès ne peut se faire qu’à pointillés. Le cinquantenaire restera sans doute comme tant d’autres événements une tâche indélébile dans la conscience collective. Un bilan néfaste accentué par la crise financière mondiale qui nous a repris dans notre propre crise assez particulière. Cinquante ans déjà comme si de rien n’était. La notion de temporalité est toujours déterminante sur l’action de l’homme. S’il est indéniablement admis que rien ne peut résister à l’œuvre du temps, il est aussi retenu que le progrès est avant tout une envie, un projet. Or, on constate aujourd’hui avec résignation une carence de projet de société qui est le préalable à tout développement. 

Le système juridique et judiciaire est à la léthargie. Certains pays comme la Mauritanie ont voulu marqué de façon hypocrite et très peu réfléchie une certaine originalité par rapport au système juridique français en adoptant l’Islam comme source du droit. A première vue, ceci est la preuve tangible d’attachement aux valeurs profondes de l’Islam. En pratique il n’est en aucun. Un agrégat de symboles qui cachent de dures réalités. Le tripatouillage des deniers publics pourtant banni par l’islam est érigé en crédo. La notion du baît-el mal perd toute sa quintessence.

Une justice qui fonctionne sous la dictée de l’exécutif. A la séparation des pouvoirs, ils y ont substitué la confusion de pouvoirs laissant dans la confusion les justiciables pauvres. Une arabisation poussée à l’outrance jusque dans les couloirs des tribunaux. L’on sait que toute duperie s’opère plus facilement par une différence linguistique. Qui ne comprend une langue donnée aurait peu de chances à réclamer ses droits auprès des autorités qui en usent et en abuse. L’envie de se refonder une virginité identitaire arabe fortement niée dans le monde arabe a fait réapparaitre des méthodes peu glorieuses qui convoquent les années de terreur du ‘’feu vivant ‘’ Ould Taya. Un cinquantenaire qui marquera les esprits. Les larmes des veuves et des orphelins des exactions de la tragédie de 1989 mouilleront le tapis ‘’rouge d’honneur’’, mais rouge de sang sur lequel les dirigeants marcheront pour rejoindre leurs places peu méritées. Triste. Comme un coucher de soleil, ils les oublieront. Depuis un demi-siècle, la notion de mauritaneîté a été réduite à une simple association de mot d’ould khaima kébira que l’on peut littéralement traduire par fils d’une grande famille. L’explication traduit un mépris profond par certains des autres couches sociales composant la société mauritanienne. Mépris qui a conduit au cataclysme humanitaire orchestré par les baathistes dont Taya était le leader incontesté. L’histoire retiendra sa longévité macabre au pouvoir. Elle retiendra aussi qu’il le quitta chassé. Un cinquantenaire mal saint. La Mauritanie d’en bas souffre des comportements qui relèvent d’un autre âge. Age qui relève d’une autre ère. La classe politique mauritanienne au-delà des sensibilités des uns et des autres doit œuvrer pour le progrès de la nation, seule force capable de réunir les hommes. La lanterne publique doit être mieux informée. La personnalisation du pouvoir doit céder à son institutionnalisation pour que nous puissions célébrer dignement les prochains anniversaires d’indépendance. Les dirigeants africains doivent faire appel à un grand sens d’humanité et d’humilité signes distinctifs des grands hommes. Ce que l’on peut dire c’est qu’avec un bilan aussi chaotique, la retenue quant aux coûts des festivités s’impose d’elle-même 

11 avril, 2010

NOUS AUTRES, NOUS PARLONS AUSSI.

Classé sous Non classé — adamasow @ 17:19

Nous autres, nous parlons aussi. 

A l’aube de ce troisième millénaire où toutes les nations cherchent à repousser les limites de la Science et du savoir, la Mauritanie par la voie inaudible de son premier ministre stagiaire à décider de semer la confusion au sein du peuple mauritanien censé être « …un peuple musulman, arabe et africain… »Tel qu’il est stipulé dans la profession de foi de la constitution du 20 juillet 1991. 

Une déclaration qui vient confirmer l’opacité de ce système imperméable aux palpitations existentielles et au soulèvement de la vie. Les propos du PM ont déclenchés une émotion grandiose d’autant plus qu’ils convoquent sans aucun détour et habillage de pensée, les années de braise du ‘’feu vivant’’ Ould Taya. 

Le Président Aziz avait pourtant promis la réconciliation nationale et la cohésion sociale. Etrange. Oui. Dans tous les pays où elle a été entamé et mis en avant, la réconciliation nationale exclu même dans son esprit des déclarations de suprématie d’une ethnie, d’une race et encore moins d’une langue par rapport aux autres. Une perte repaire accentuée par la volonté de certaines baathistes nostalgiques de redonner à leur ethnies une nouvelle virginité identitaire fortement niée dans le monde arabe, puisque sans fondement historique a conduit aux propos dépourvu de tout patriotisme déclarés par le PM. 

Ce sujet est extrêmement sensible qu’il mérite d’employer des méthodes cliniques à l’égard des défenseurs de l’arabisation massive en Mauritanie. Ceci est d’autant plus méritoire qu’on ne cesse de nous arguer le transcendantal pour justifier des politiques sectaires et sectariste. Est-ce les enseignements de la toute puissance parole divine qui donnent du crédit à ces manœuvres ? La réponse est certes négative.  Il ne s’agit pas de remettre en cause la teneur divine de la langue arabe, celle des grands poètes comme Antar ben Chéddade ou de Oumar El Khaîs…figures emblématiques de cette riche littérature, par contre ce qui est inacceptable, c’est son instrumentalisation à des fins discriminatoires. 

A chaque fois qu’une question de langue est soulevée dans un pays, elle implique une culture et forcément une ethnie. La précipitation est à éviter dans ces cas. Un devoir de responsabilité s’impose. La revalorisation de la langue arabe plus qu’elle ne l’est actuellement dans l’administration témoigne avec force, la considération graduée que le PM se fait des différentes langues du pays, symbole de son brassage culturel. L’officialisation de la langue arabe à l’art 6 de la constitution ne veut pas dire jeter aux calendes grecques les autres nationales. Nous savons pertinemment que l’arabisation massive dans l’enseignement est une politique ciblée destiné à faire des enfants négro-africains ‘’les bouts de bois de dieu ‘’ d’un compteur du taux d’analphabétisme que le gouvernement s’empresserait de publier. 

Le choix d’une langue officielle est en principe le fruit d’un compromis, d’un consensus, par conséquent, cette langue n’est pas forcément celle de la majorité. Elle est adoptée en fonction de son utilité dans la gestion des affaires du pays. Ce choix peut aussi résulter de son importance au sein des organisations internationales, sans pour autant oublier le passé coloniale et les institutions héritées de ce système. Or, aujourd’hui, aucun de ses critères n’a pu être démontré par le PM, peu connaisseur du dossier, mais partisan zélé d’une certaine mauritanie, que la Mauritanie ne veut pas attendre.                                                             

  Si l’on s’en tient aux dispositions de l’art 29 al 1 de la constitution relatives à la prestation de serment dont nous retenons ici la substance « Je jure par Allah l’Unique…de sauvegarder l’indépendance et la souveraineté du pays, l’unité de la patrie et l’intégrité du territoire national. », nous constatons que l’exécutif censé assurer l’unité de cette patrie a failli à ses devoirs. A y regarder de près, force est de reconnaitre que le PM et la Ministre de la culture qui, elle, dépassée par les débats n’a fait que surenchérir les propos de ce premier ministre adepte d’une lecture diagonale de la constitution. La Ministre de la culture peu habituée aux rouages de la politique et non consciente de la responsabilité de ceux qui tiennent des discours dérape. Elle n’a rien compris. Dommage qu’une ministre de la culture fait de la question des langues un mouchoir de poche. 

Ce qui d’emblée saute aux yeux, c’est cette volonté de dissocier la patrie en mettant en place une grille idéologique référentielle d’une certaine horreur. L’horreur de la discordance. Le président de la république à une lourde responsabilité, il vogue vers le rendez-vous qu’il a avec lui-même et avec l’histoire. Son silence actuel peut être interprété comme complicité latente voire même une tacite reconduction de la politique ségrégationniste d’Ould Taya qui avait conduit à une comptabilité macabre. Aziz doit savoir qu’il n’a pas été choisi par la majorité des mauritaniens pour « présider à leurs sommeils » pour citer Charles De Gaulle, mais sur la base d’un projet au service de la nation. 

On ne cessera jamais de contester la légitimité de ce débat si cher au premier ministre, puisque porteur d’une vision rébarbative de ce qu’il ose appeler avec une assise impeccable, reforme.  La forme de la déclaration résume son fond. Ces propos sont une diversion au moment ou le peuple mauritanien dans sa majorité souffre du chômage, de déni de justice et de manque de citoyenneté. L’économie est à la léthargie. Au lieu de s’atteler à ces fléaux, il y substitue un discours d’arabisation peu ambitieux. Il aurait pu éviter déclarer ses ‘’psaumes’’ qui laissent présager un futur incertain pour le peuple mauritanien et plus particulièrement négro-africain. Alors premier ministre ou premier sinistre politique de l’ère azizienne ? Entre ces deux expressions, choisissons le plus juste- c’est sans doute la seconde% 

 

HOMMAGE A BIJOUX BA, UNE VIE, UN ESPRIT.

Classé sous Non classé — adamasow @ 17:15

C’est à Chatillon- Montrouge dans l’appartement d’un ami ou bruits et vacarmes animaient la conversation que m’est venu à l’esprit  l’idée de rendre hommage à une personne qui n’est plus  parmi nous mais présente aujourd’hui dans nos esprits : Bijoux Ba. Que le Bon Dieu l’accueil dans son saint paradis. Il est certes difficile de vivre tout en gardant la lucidité après avoir perdu un être cher. Mais il faut accepter les résultats divins des épreuves de la vie et s’incliner devant la volonté du tout puissant. C’est là aussi tout le fondement et la teneur divine de nos convictions religieuses de croyants en la sainteté de la vie et parallèlement à l’évidence de la mort. 

Ayant eu vent de son décès, j’ai préféré ignorer  la force du « khadr» et refuser ce qui venait de se produire. Dieu nous pardonne dans ces moments difficiles où nous dévions légèrement les enseignements coraniques à savoir de ne pas douter une seconde de la disparition d’un être vivant. Ce serait remettre en cause l’un des fondements de la vie, paradoxalement la mort. A l’évidence, je ne doutais pas de l’authenticité des nouvelles, mais toute imagination du scénario m’était insupportable. 

La nouvelle se répandit. La tristesse se lisait dans les visages, elle était perceptible dans les regards. Il fallait l’admettre. Notre Bijoux venait de nous quitter à tout jamais. Une journée qui, rapidement prenait l’allure d’une éternité. Avec sa disparition, c’est tout un projet de vie qui vole en éclat. Triste. 

Les coups de files téléphoniques qui se croisaient comme si chacun voulait avoir la certitude de l’autre, expliquaient à eux seuls la charge émotionnelle ressentie. On voulait l’admettre sans le comprendre. Le comprendre, mais difficilement l’admettre. Ainsi est faite, la vie des Hommes. C’est l’épreuve de la dialectique. L’interconnexion entre l’enthousiasme et de l’amertume. Ce bas monde n’est qu’un résumé de l’immensité de l’au-delà, du tout miraculeux qui nous attend. Que la suite soit la meilleure. Amine. Prions pour elle à cet effet. 

Partie à la fleure de l’âge, elle incarnait ce sursaut de conscience, cette envie de défier les bouleversements sociaux et de se confronter à son propre destin. Elle aimait ses amis et comprenait que toute entreprise amicale ne saurait subir le poids de la temporalité et encore moins le saut des humeurs. Elle défendait ses idées sur un ton juste, sans brin d’agressivité et la force de l’argumentaire. Toujours souriante. Oui. C’était presque hier, je me souviens encore de cette journée passée ensemble à Antony en compagnie de mon ami et frère Tige. Un moment inoubliable qui ne laissait présager aucune suite macabre. C’est ça aussi le mystère de la vie qui fait surgir l’inexplicable pour tant connu de tous. 

Ce visage expansif d’humanité au regard pénétrant, cette aisance dans le maniement du verbe  définissaient les contours du monde pour en changer les cours sinueux de l’histoire. La jeunesse mauritanienne a été abattue.  Jeune  mais consciente, elle incarnait cette jeunesse mauritanienne du 21eme  siècle porteuse de projet. 

Personnalité fine et complexe, elle ne faisait pas parti de cette jeunesse en perte de repère, mais s’inscrivait dans la suite logique d’une éducation réussie. La robe ample et amidonnée, elle était la synthèse réussie de la tradition et de la modernité. Oui. Ta disparition a été un choc d’une très grande émotion qui ne saurait se résumer à ces quelques lignes qui sont une péripétie somme toute réduite de l’affliction qu’on a subit. 

Nous gardons dans la même pensée intime notre chère maman qui, naturellement  a enduré cette souffrance qui découle de l’instinct maternelle fort et irremplaçable. La disparition de Bijoux restera une tache indélébile dans nos mémoires. Une épreuve de la vie qui résume toute sa transcendance à la raison humaine. 

28 décembre, 2009

REGULARISER, LA FRANCE DOIT

Classé sous Non classé — adamasow @ 0:50

Jamais la France n’a aussi fuit ses valeurs fondatrices, jamais la République n’a été vidé de son sens, Jamais la Démocratie n’avait connu de telles dérives spectaculaires, bref, jamais la dignité de la personne humaine n’a été aussi niée. Alors l’on s’interroge sur la véracité des propos des dirigeants français qui ne cessent de s’ériger en donneur de leçons pour disent-ils éclairer la lanterne publique sur la nécessité impérieuse du respect des Droits de l’Homme. L’honnêteté des hommes politiques doit se mesurer à la nitescence de leurs propos. Entre les actes et les faits, un grand fossé les sépare. C’est un triste constat pas d’un homme politique d’opposition, mais d’un étudiant qui est sensible aux difficultés sociales de ses frères africains «sans papiers».

Cette main d’œuvre importante est aujourd’hui utilisée, travaillant dans des conditions qui relèvent d’un autre âge puis que sans droit. Est ce l’histoire qui bégaye ou c’est plutôt le régime de Sarkozy qui ne dit rien?. La régularisation s’impose aujourd’hui. C’est une dette que la France doit à l’Afrique après l’avoir si longtemps pillé et continue encore dans sa perspective de déstabilisation économique en maquillant les vols par des aides au développement. Toujours le peuple africain a été sous estimé et encore aujourd’hui on assiste à une réécriture insidieuse de l’histoire.

«La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde» nous a t-on dit. Pour répondre à cette attaque infamante, il suffit juste de convoquer l’histoire. À l’époque où cette nation était au bord du gouffre, elle était parti chercher à pas géants les grands parents de ceux qu’elle rejette aujourd’hui. Évidement, on ne justifierai pas la régularisation des «sans papiers» par le passé colonialiste de la France. Mais si certains veulent le rejeter aux calendes grecques, moi je pense qu’il mérite d’être soulevé pour l’histoire et par devoir de mémoire. Ceci est d’autant plus important qu’il exprime la particularité des rapports entre la France et l’Afrique.

Cette question des «sans papiers» dérange au plus haut niveau de l’État. Mais si la France veut acquérir plus de respectabilité, elle doit accepter le fait de l’immigration et du brassage culturel qui en découle. Ces deux facteurs sont indissociable à moins que le génie d’un peuple puisse le faire. La France a toujours émue des confusions là où la raison humaine triompherai sans exercice. La laïcité, par exemple, a été confondue avec l’absence du fait religieux. Cette cascade de confusion est inacceptable dans un Etat de droit. De telles brimades loin de flétrir les «sans papiers», les obligent à aller de l’avant.

Ces hommes et ces femmes braves, courageux, qui au prix de leurs efforts défient les bouleversements de la société occidentale mérite mieux que d’être stigmatisé. Certains travaillent dans des grandes entreprises et payent l’impôt, la sécurité sociale qui iront renflouer les caisses de l’État. En sommes des citoyens respectueux des lois de la République qui ne cherchent qu’à être reconnu. Cette reconnaissance doit être double, d’abord elle doit être humaine, puis administrative c’est à dire la régularisation.

Certains ont passés toute leur jeunesse ici en travaillant. Mais d’un quai de Gare au commissariat leurs vies peuvent basculer. Les arrestations et les conditions de rétention sont connu de tous. Les «sans papiers» sont aujourd’hui perçu comme des extrémistes étrangers qui sentent le soufre. Pour consoler les africains et occulter la maltraitance de leurs compatriotes, le néologisme est au rendez-vous avec le fameux concept de « l’immigration choisie » très cher à Nicolas Sarkozy.

Régulariser ne signifie pas nier la question des frontières, ni le droit souverain de la France à accueillir qui elle veut, mais donner l’opportunité à ces hommes et femmes de se soustraire sous la férule de la clandestinité et de ne pas avoir la tachycardie au seul passage d’une voiture de Police.

Le Ministre de l’Intérieur détourne sciemment le débat et fait diversion. À la question des des «sans papiers», il y substitue un débat sur l’Identité Nationale. Un débat ordonné sur ordre du Président de la République, lui même issu de l’immigration. L’identité n’a de valeurs que si elle s’exprime dans une diversité. C’est cette dernière que la France accepte en refusant, elle nie ceux qui la compose et préfèrent se recomposer en les niant. Les «sans papiers» soufrent d’une exclusion sociale , d’une marginalisation nonobstant leurs apports avérés dans des secteurs variés qui représentent l’échafaudage de l’économie française.

Le message du Gouvernement est très claire. Il résume en substance l’envie, l’ivresse de voir dans la précarité des étrangers. Ils ne sont pas un électorat donc sans «rentabilité politique». Or, la rentabilité politique ne rime toujours pas avec l’humanisme. Ce gouvernement devrait avoir honte. l’absence d’une rétribution ne devrait pas justifier une absence de considération. La France est entrain d’imposer des devoirs aux «sans papiers» à qui on nie des droits.

Dans cette fureur des événements, des justes se sont levés pour entraver l’ambition macabre du Président et de son équipe. On peut aujourd’hui constater la noble mission qu’est entrain d’accomplir avec courage et sans recul, les Associations et les Syndicats convaincu de la justesse de leur causse. Les «sans papiers» sur un ton juste, sans brin d’agressivité et la force de l’argumentaire ne demandent qu’à être acceptés, reconnus et régularisés afin de travailler dignement et d’aspirer à une montée dans l’ascenseur sociale qui leur a été longtemps exclue.

18 avril, 2009

la débandade idéologique, l’AJD/MR déçoit

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 3:15

Pendant cette dernière semaine, l’actualité politique en Mauritanie a pour épicentre, la candidature à la magistrature suprême de Ould Abdel Aziz, qui entend se présenter « conformément » aux aspirations du peuple mauritanien dit-il. En tout état de cause, ce qui ne fait pas l’objet d’un doute, c’est qu’il est candidat.  A cet effet, une question s’impose, est-il un candidat prétendant ou un candidat déjà président ? La palme de la franchise, consisterait à dire qu’Aziz n’a pas organisé ces élections pour qu’elles lui échappent. Elles seront tout simplement une réécriture insidieuse de l’histoire de la Mauritanie contemporaine. 

Le délitement progressif des conditions de vie de la population est malheureusement relégué au second plan. A y regarder de près, force est de constater que,  le Général  démissionnaire, une fois au pouvoir, risque de résister  à l’œuvre du temps, beaucoup plus que Ould Taya. D’abord ceci s’explique facilement, par son âge qui lui permet de régner à tout jamais. Ensuite, rien qu’à la lecture de ses propos, il apparait comme  un admirateur zélé du pouvoir et un personnage qui rechigne toute dialectique idéelle. Enfin, tous les ingrédients réunis pour faire de lui un dictateur redoutable en gestation. 

Les partis politiques sont très divisés sur la question, quant à la participation au suffrage universel, qui présage déjà une mascarade. En d’autres termes, ces élections ne seront qu’à l’aune  du personnage et de sa conception moyenâgeuse de l’Etat moderne. Certains partis politiques tels que l’AJD/MR qui, se trouvait, au moment du coup d’Etat du 06 août dans une « myopie » politique, voire aux abords même de l’irresponsabilité, est entrain de légitimer aujourd’hui, par sa candidature, le coup de force survenu le 06 août. Etrange conception d’une démocratie participative, que cette formation politique a toujours prônée. Bref, en Mauritanie, le sens de l’objectivité cède devant celui de la subjectivité et du culte de la personnalité. 

Ibrahima Sarr, qui s’est toujours considéré comme le levain d’une cohésion sociale et de la lutte pour le triomphe de la démocratie dans ce pays, vient de rompre avec l’histoire, son rendez-vous tant attendu. La cristallisation idéologique et les valeurs morales de ce parti viennent de voler en éclat pour se retrouver dans une sorte d’oscillation décisionnelle. Pour plus de respectabilité, l’AJD/MR doit cesser ces baragouins, qui trempent ses militants dans « l’encre » de  l’incivilité.   

Un homme politique, ne peut en aucun cas invoquer la neutralité face à une situation qui prévaut dans son pays et surtout quand il s’agit de dénoncer une prise de pouvoir non constitutionnelle. Si expliquer n’est pas justifier, prendre acte n’est pas aussi synonyme de condamner. L’honnêteté de la personne humaine se mesure à la limpidité de ces propos. 

Cette lancinante posture politique, ne serait pas celle, qui conduira Sarr aux portes du palais, mais plutôt le vent du pouvoir soufflera à son opposé. On sait déjà que sa candidature  n’aura qu’une influence « atomique » sur le cours de ces élections. Elle est d’autant plus scandaleuse d’ailleurs, qu’elle servira d’échafaudage à la légitimité politique, que veut se forger l’ex- Président du Haut Conseil d’Etat. En politique si le charisme fait defaut, l’échec se profile à l’horizon. La participation de l’AJD/ MR meublera les esprits, non pas par ses eventuels resultats, mais plutot par le doute qu’elle sème dans l’esprit des militants quant au bon choix de cette sensibilité politique. 

 Encore une fois de plus, l’impartialité choquante, que s’est imposée le parti, durant toute la transition sous la houlette de Ould Abdel Aziz, contraste aujourd’hui avec le choix entrepris. En réalité, cette simple candidature vaut aujourd’hui approbation du coup d’Etat. Les convictions ideologiques d’un parti  devraient determiner ses choix politiques, mais ce ne sont pas, en vertu de la convenance, ses choix politiques qui devraient determiner ses convictions ideologiques. En politique, c’est le fond qui determine la procedure. 

L’attitude actuelle de l’AJD/MR  donne crédit non seulement à la thèse de  l’existence de certains partis, qui ne sont d’opposition que par leurs statuts, mais aussi configuristes et complaisants par leurs manieres douteuses d’agir. Ceci, ne servira pas de ciment à un encrage de la culture democratique dans ce pays. Tout au contraire, elle reflète la carence et l’inertie d’un contrepouvoir. Ces partis en question ignorent qu’à l’orée de ce IIIème millenaire, ceux qui tiennent des discours et des décisions ont une responsabilité. 

         Par cette decision (la participation au suffrage universel), l’AJD/MR est entrain de renoncer à pointillés à ses valeurs, qui, jadis, avaient convaincu beaucoup de mauritaniens, toutes races confondues et contribué de façon effective à la percée politique de cette formation et de son nouveau leader fraichement désigné. Malheureusement, on tend vers une éclipse ideologique, qui débouchera sur une dénégation des militants. Ainsi, par cette participation, notre chère AJD /MR, a contribué à lier notre destin à celui des militaires. Nous ne voulons pas d’un parti politique qui ressemble à une pastèque, c’est à dire verte à l’extérieur, mais rouge dans sa vérité profonde. 

5 avril, 2009

Taya dans le box des accusés? Est-il interdit de rêver?

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 23:15

 

On peut certes tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. La vie des Hommes est régit par l’ordre de la dialectique,  partagée entre des aventures enthousiastes et d’autres relevant de l’amertume. Il est vrai qu’il faut accepter les résultats divins des épreuves de la vie. C’est là, que résident toutes les vertus de la foi. Ces vertus ne sont pas faut-il le rappeler exclusives de toute responsabilité humaine.

Si l’on a tendance à affirmer que rien ne peut résister à l’œuvre du temps et au « caractère acide » des années, il faut tout de même reconnaitre que certains événements resteront une tache indélébile dans la mémoire de toute l’humanité et encore plus dans celle de ceux qui l’ont subi. Ainsi, à titre de piqûre de rappel, les négro-mauritaniens avaient subi une politique sélective orchestrée par Ould Taya dont la finalité n’était autre qu’une épuration ethnique. Au lieu d’un régime démocratique, Taya et sa troupe y substituèrent un pouvoir ethnocidaire et oligarchique. Pendant vingt et un ans, ils dirigèrent le pays d’une main de fer cachée dans une moufle de velours.

Entre la fausse image que la Mauritanie reflétait aux yeux de la communauté internationale et le quotidien d’une frange de la population, un sinistre se profilait à l’horizon. En réalité, le régime de ce bourreau était entrain de redessiner la carte de la Mauritanie à la pointe du fusil. Les événements de 1989 furent ainsi instrumentalisés pour mettre en place un mécanisme d’exactions sommaires et systématiques de négro-mauritaniens dont la prétendue culpabilité reposait sur le premier signe ostentatoire de l’être humain, en l’occurrence la couleur de la peau. Un compromis sur fond de compromission. La denégritude était devenue le mot d’ordre corroborée à une façon inepte de la gouvernance

Un banal incident entre agriculteurs sénégalais et éleveurs mauritaniens sur la rive du fleuve, a conduit malheureusement à « l’institutionnalisation » de la torture par le biais de  la création de prisons mouroirs tristement célèbres à savoir  celles de Oualata, de Jreida ou encore d’Inal. Ces « camps de concentration » version mauritanienne étaient le forum macabre et le carrefour de traitements afflictifs et infamants. C’est là, que périrent la quasi-totalité des cadres, officiers et sous officiers négro-mauritaniens, laissant derrière eux, des veuves et des orphelins dont la vie ne présage aucune lisibilité de leur avenir. Pour affaiblir cette communauté, le régime lui ôta son élite.

Certaines victimes de cette délinquance étatique n’ont jamais été vu (corps), ce qui conduit encore à l’impossibilité d’un deuil. Le régime sanguinaire d’Ould Taya était au paroxysme de l’immoralité, conjuguant maladresse et haine raciale. Les massacres étaient organisés de façon « clinique », de telle sorte qu’aucune trace des victimes n’était perceptible, encore moins visible. De 1989 à 1991, la troupe théâtrale de ce petit bout d’homme était hermétique et indifférente face aux exigences du monde moderne.

Il faut aussi reconnaitre que souvent dans la fureur des événements, des justes se sont levés. Les rares voies qui se sont opposées à cette politique furent elles aussi emprisonnées et tuées sans aucune autre forme de procès. L’Etat n’était plus une entité institutionnelle, mais une incarnation personnalisée. Taya ne voulait pas comprendre que la démocratie oblige qu’on soit  que des locataires des lieux du pouvoir.

L’idéologie raciste se croyait alors invincible. Si l’on admet que c’est le temps qui permet la longévité, il est aussi à la source d’un arrêt. Autrement dit, la notion de temporalité influe sur l’action de l’Homme. C’est aussi la conception religieuse d’un pouvoir humain qui est éphémère. Le seul appelé à régner pour l’éternité est le pouvoir divin. Le 03 août 2005 atteste ainsi parfaitement cette maxime. Le régime de Taya proprement dit venait de prendre congés du palais. C’est au tour d’un autre régime d’accéder au pouvoir. La dictature s’est –elle éclipser ? C’est la grande interrogation qui s’ouvre toujours à travers le rejet d’une solution probable. Je me contenterai de parler d’une myopie politique plutôt que d’une réelle mutation.

Le départ de Taya a sonné certes comme une lueur d’espoir surtout pour les veuves et les orphelins de 1989, mais il ne dissipe pas pour autant les chagrins. Dans ce pays, où l’on affirme avec fierté et sans recul que le droit est de source religieuse (Coran), il n’en demeure pas moins que l’on peut constater des dysfonctionnements graves qui vont à l’encontre de l’enseignement coranique. La vie de Taya et de ses complices en liberté donne crédit à  cette triste thèse. Si tel est le destin de notre « Etat de droit », il est vain. Le sens de l’objectivité m’obligera à dire qu’en Mauritanie, nous vivons une débandade idéologique  et non un enracinement dans les valeurs Coraniques.

Le coran délégitime t-il la punition des coupables ? Aucune croyance ne favorise un tel laxisme poussé à l’outrance. Par ailleurs, on entend aujourd’hui parler de la question du passif humanitaire et le Général Ould Abdel Aziz, semble t-il veut « guérir » cette plaie béante à travers un discours qui fleurte souvent avec l’hypocrisie.  Pour toute avancée dans la gestion de ce problème, une condition sine qua none s’impose, celle de la reconnaissance par l’Etat de sa responsabilité, qui est le préalable à toute réconciliation nationale.

Ensuite, pour que la Mauritanie acquière plus de respectabilité au niveau international, il faut que les tortionnaires et les commanditaires soient tirés par devant les tribunaux. Certains diront que c’est un rêve. Oui. Un rêve qui, une fois devenu réalité, servira à essuyer les larmes d’une population meurtrie. Au lieu de s’atteler à ces épineuses questions, les dirigeants parlent plutôt de réparation. Existe-t-il un autre moyen plus probant de réparer un dommage tel que les assassinats de 89, qui surplomberait la poursuite des tortionnaires ? C’est regrettable que la compensation financière prenne le dessus sur une reconnaissance morale.

La réparation ne se limite pas seulement à des indemnisations forfaitaires, ni à des discours académiques. S’il est réjouissant d’entendre certes des propos prononcés avec une assise impeccable et une syntaxe soutenue, il l’est aussi de voir la justice rendue. Nous savons qu’une éventuelle inculpation de Mr Taya entrainerait avec elle des visages connues, mais en matière de justice, le tribalisme et la couleur politique ne font pas le poids. Rendue au nom d’Allah, contrairement dans certains pays où elle l’est au nom du peuple, la justice ne peut en aucun cas faire l’objet d’aménagement et de marchandage en vue de soustraire les coupables à leurs dettes en vers la société.

Les conséquences néfastes des massacres de 1989 impliquent un mariage entre la répression et la réconciliation. L’ex Président  Ely Ould Mohamed Vall affirmait sans sursaut de conscience et ni posture pédagogique que  les événements de 1989 relevaient du passé et poursuit-il, la Mauritanie devrait se consacrer à son avenir. Il agrémentait ses phrases de gutturales à lui faire vomir. Mais il ignorait qu’un passé subi à souvent le sens d’un présent actif.

 Le Président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah lui, faisait une lecture diagonale et scandaleuse des événements. C’est-à-dire qu’au même moment où le retour des refugiés s’opérait, comble de l’ironie et de la provocation, Deddahi dont le passé est plus que douteux et « volcanique » était élevé au rang du héros de la nation par une décoration du Président. Taisez –vous, c’est la Mauritanie d’en haut qui agit. L’engagement politique et moral riment-ils avec de la provocation  et le non respect de la mémoire des victimes?

Enfin, le coupable, Taya (même si l’on reconnait que cette conclusion n’est pas en adéquation avec les règles de la procédure en la matière et de la présomption d’innocence) se refugie aujourd’hui sous l’ombre de  monarchie du Qatar. La vie ne cessera jamais de l’enseigner qu’en déportant des citoyens de leurs  pays, on peut à son tour être refugié un jour. Ceci n’est rien d’autre qu’une justice sociale.

Cet article n’est  pas un réquisitoire contre « les maures blancs », ce que certains lecteurs penseront, il est le fruit d’une analyse que tout compatriote se doit le devoir de mener. Malheureusement dans ce pays, nos questions sont souvent nos propres réponses.

 

 

28 mars, 2009

LES MARGINAUX DE L ETAT : LES ETUDIANTS MAURITANIENS A L’ ETRANGER

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 3:08

Au moment où la Mauritanie a besoin d’avantages d’intellectuelles capables de faire avancer ce pays qui est à la léthargie, le gouvernement ne fournit aucun effort pour assister les étudiants mauritaniens à l’étranger. Ceci est d’autant plus scandaleux, qu’à l’orée du 3ème  millénaire où toutes les nations cherchent à émerger en repoussant les limites de la Science et de la créativité humaine,  la Mauritanie elle, a choisi l’autre face de la convenance, c’est-à-dire le refus du progrès.

Ces étudiants qui pourtant envisagent de retourner au pays malgré les risques de chômage de longue durée. Nonobstant ce fait réel, ils aspirent tout de même à y retourner et peut être y construire une vie professionnelle, mieux celle qui serait à la hauteur de leurs formations.

A y regarder de près, force est de constater que la majorité des étudiants mauritaniens  à l’étranger et plus particulièrement en France sont venus par leurs propres moyens sans aucune aide de l’état. Une fois en France, ils sont confrontés à différents problèmes notamment ceux du logement, de la nourriture, du transport etc.  A ce lot de situations cataclysmiques s’ajoutent des démarches administratives non assistées. Seul face à toutes ces entraves, « le brave étudiant » se bat et parvient à valider son année avec un esprit fortement tourmenté par les événements vécu.

Abstraction faite des difficultés citées, le mois de décembre suscite un espoir « messianique » chez quelques étudiants. En effet, il est le moment tant attendu, en l’occurrence celui du dépôt des demandes de bourses d’Etat. Alors que, certains sont déjà dans ce que l’on appel une sorte de « mauritano-pessimisme ». Autrement dit, ces derniers se remettent à une triste réalité, qui est le crédo dans ce pays, à savoir celle d’un refus sans examen de dossier au préalable et ni motif par ailleurs. Le Ministère de l’enseignement supérieur peut-il  énumérer les motifs, vu que les critères d’octroi sont quasi-inexistants ? Est-ce là, le prélude d’une volonté des dirigeants qui veulent faire monter la Mauritanie dans l’ascenseur du développement? La réponse est certes négative.

Il convient de rappeler que cette question de bourse d’Etat fait couler beaucoup de salives dans ce pays. Elle est la publicité vivante du clientélisme conjugué au favoritisme et à ses corolaires de conséquences. Les « critères » d’attributions ne sont autres ou du moins dans leurs majorités, que ceux basés sur des sensibilités politiques et des considérations raciales. Par définition, est boursier en Mauritanie, celui ou celle dont les parents (ici entendu dans son acception générale, amis, cousins..) occupent ou occupaient des postes de responsabilités. C’est ainsi qu’est définit le boursier dans le « Larousse mauritanien ». Visiblement ce dictionnaire ne connait point de nouvelles éditions.

 Il ne s’agit pas d’octroyer la bourse à tous les étudiants mauritaniens ce qui relèverait d’ailleurs d’une force imaginative mais de se fonder sur des critères objectifs loin des chuchotements de  dernière minute qui meublent les bureaux Nouakchottois. C’est-à-dire plus de transparence dans la gestion et la sélection des dossiers.

Par ailleurs, je vous raconte une anecdote, un étudiant inscrit en deuxième année de thèse s’est vu attribuer dans son reçu de dépôt, une nouvelle date de naissance, une nouvelle formation et un grade d’étude de niveau 1, le même que celui d’un étudiant inscrit en master 1 (maîtrise) . On sait d’ores et déjà que cet étudiant  ne bénéficiera pas d’une bourse. Ceci relève t-il de l’inadvertance humaine ou c’est plutôt un acte téléguidé de loin ? C’est aussi l’épineuse question que soulève, la compétence de nos agents administratifs.

C’est ainsi qu’entre une carence de ressources humaines et un déni de volonté de responsables mauritaniens, se situe, le pauvre étudiant mauritanien à l’étranger. En somme, il est pris par un  étau qui fait de l’humanisme et de l’assistance à autrui, un mouchoir de poche.

20 mars, 2009

khadafi, un drôle de mediateur

Classé sous LES ARTICLES — adamasow @ 4:21

Le peuple mauritanien vient encore de subir un coup de matraque de la junte au pouvoir avec la complicité affichée du guide Libyen Kadhafi. L’histoire s’est encore réécrite de façon insidieuse certes, mais elle l’a tout de même été. En d’autres termes encore une fois les autorités mauritaniennes rechignent à toute avancée démocratique dans ce pays tristement célèbre par ses entraves à la démocratie répétitives et instantanées. Alors c’est l’heure de l’enchantement comme disait l’écrivain russe Vladimir Nabakov avec cette course à des concepts magiques. Au coup d’Etat on y substitue la rectification en passant par les Etats généraux etc. Visiblement le pays ne manque pas de poètes.  Pour sortir de cette impasse, un personnage très controversé s’érige en figure de proue pour la réconciliation entre les camps protagonistes. 

Kadhafi est-il un médiateur digne de ce nom ou plutôt un leader dont les propos ne résistent pas à l’analyse et qui par-dessus le marché veut asseoir sa légitimité et sa notoriété au détriment des revendications du peuple, à savoir la démocratie et l’Etat de droit ? Cette « peopolisation » des négociations pourrait t-elle aboutir sur une sortie de crise ? Sans aucun doute l’on sait que celui qui dresse des diatribes aiguës contre la démocratie ne luttera point pour son enracinement. Alors où se trouvent les vertus de notre médiateur? 

Je pense que sa volupté du langage et cette crédibilité forcée dont il bénéficie à chacune de ses visites trouvent sa source dans les pétrodollars. L’appât du gain l’a emporté sur le sens de la responsabilité. A y regarder de près, force est de constater que certaines  sensibilités politiques mauritaniennes n’ont aucun sens du patriotisme et font primer les intérêts personnels au moment où le pays a besoin de voix progressistes pour s’arracher de cette myopie politique et de cette léthargie économique. Il faut comprendre que remettre en cause les aptitudes du guide Libyen n’est pas synonyme de la déculpabilisation des politiciens mauritaniens qui se lancent dans une sorte de débandade idéologique qui n’a rien de constructive.  Je pense qu’une « mauritanisation » du conflit s’impose. Quel que soit les qualités d’un médiateur il y’aura toujours des failles dont l’ignorance peut être fatale. Ces failles ne peuvent être découvertes que par des mauritaniens qui vivent les réalités socio-économiques de ce pays. L’image miroitée que cette junte veut donner à la communauté internationale contraste avec le quotidien de ce peuple qui aspire à marier le souffle de la démocratie avec celui du développement et de l’émergence. 

Mais à la lecture des événements, cette aspiration risque d’être un simple souvenir qui meublera les esprits. Toute éventuelle candidature du général, considéré par certains comme un espoir messianique, accréditerait encore plus la thèse selon laquelle la Mauritanie est vouée aux pouvoirs militaires. A l’instant précis nous ne sommes que dans la suite logique de cette opinion. C’est malheureusement en Mauritanie que certains parlent du Général en des termes dépourvu de toutes critiques. Il n’est pas certes le seul comptable de la crise actuelle mais sa participation y a été pour quelque chose. Au lieu de s’atteler aux véritables problèmes qui gangrènent le pays, il se met dans une phase de précampagne au mépris de la souffrance du peuple et de ses conséquences néfastes.  Pour sortir de cette crise, la junte doit faire preuve de flexibilité et de sens de l’engagement, car c’est l’avenir de ce peuple qui est en jeu. Aucun mauritanien ne veut revivre les années de braise d’Ould Taya.   

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